Photos de Josiane

samedi 30 avril

DANS LES MONTAGNES A ITXASSOU

Dans la montagne vierge

 

Les herbes et les fleurs, ne m’abandonne pas,

Leur odeur suit le vent

 

Les chevreaux jouent de leur jeunesse,

Un aigle fait le point dans le ciel sans secrets.

 

Le soleil est vivant, ses pieds sont sur la terre,

Ses couleurs font les joues rougissantes d’amour,

Et la lumière humaine se dilate d’aise.

 

L’homme en grandeur au cœur d’un monde impérissable

Inscrit son ombre au ciel et son feu sur la terre.

 

(Paul Éluard)

 

 

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Je mets mon blog en pause car lundi je pars pour Bordeaux pendant deux semaines.
Je vous dis donc à bientôt.

Avec toute mon amitié

 

Josiane

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lundi 25 avril

AU BORD DE LA NIVE (2)

 L'offrande à la nature

 

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité, 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon cœur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète, 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature. 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour, 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

Anna de Noailles.

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samedi 23 avril

AU BORD DE LA NIVE

Paysage

Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde ;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d'éternité.

II est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre ;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère. 

     Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

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jeudi 21 avril

LA NIVE

 

La petite rivière

 

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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lundi 18 avril

LE POMMIER BOURGEONNE

LE PRINTEMPS

Poète : Auguste Angellier (1848-1911)

Recueil : Le chemin des saisons (1903).

Les bourgeons verts, les bourgeons blancs 
Percent déjà le bout des branches, 
Et, près des ruisseaux, des étangs 
Aux bords parsemés de pervenches, 
Teintent les arbustes tremblants ;

Les bourgeons blancs, les bourgeons roses, 
Sur les buissons, les espaliers, 
Vont se changer en fleurs écloses ; 
Et les oiseaux, dans les halliers, 
Entre eux déjà parlent de roses ;

Les bourgeons verts, les bourgeons gris, 
Reluisant de gomme et de sève 
Recouvrent l'écorce qui crève 
Le long des rameaux amoindris ; 
Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges, 
Sèment l'éveil universel, 
Depuis les cours noires des bouges 

Jusqu'au pur sommet sur lequel, 
Ô neige éclatante, tu bouges ; 
Bourgeons laiteux des marronniers, 
Bourgeons de bronze des vieux chênes, 
Bourgeons mauves des amandiers, 
Bourgeons glauques des jeunes frênes, 
Bourgeons cramoisis des pommiers,

Bourgeons d'ambre pâle du saule, 
Leur frisson se propage et court, 
À travers tout, vers le froid pôle, 
Et grandissant avec le jour 
Qui lentement sort de sa geôle, 
Jette sur le bois, le pré, 
Le mont, le val, les champs , les sables, 
Son immense réseau tout prêt 
À s'ouvrir en fleurs innombrables 
Sur le monde transfiguré.

Auguste Angellier.

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vendredi 15 avril

LE SOLEIL SE COUCHE A SAINT JEAN DE LUZ

A l'heure où le soleil se couche

J'ai regardé par la fenêtre, hier après-midi,
A l'heure où, tous les jours, le soleil se couche,
A ce moment si beau où le jour finit.
Je n'ai pu fermer ni les yeux ni la bouche,
Ni bouger ni parler, tant j'étais éblouie.
Je suis restée là, sans geste et sans voix,
Essayant de vivre autant que je pouvais
Ce moment sublime comme l'éternité.
J'avais déjà vu des couchers de soleil,
Mais celui d'hier m'a ensorcelée.
Je ne saurais décrire cette absolue merveille
Que de ma fenêtre hier j'ai regardée.
Aucun mot ne pourrait, ni aucun pinceau,
Faire revivre l'instant qu'hier j'ai vécu.
Hier, j'ai compris le sens de ces mots :
"O temps ! suspends ton vol", pour l'avoir voulu.
L'étendue du ciel, si haut, si élevé,
Le rendait splendide, vibrant d'intensité,
Plus vif et plus immense que l'immensité,
Et le faisait plus beau qu'il n'a jamais été.
Une couleur rosée, mêlée au bleu du ciel,
Changeait à chaque seconde la couleur du ciel.
Les nuages de coton, mobiles et colorés,
Créaient des images et des formes insensées.
Tous les tons de rose, de vert et de bleu,
Du plus clair au moins clair et jusqu'au plus profond,
Défilaient dans le ciel et devant mes yeux,
Pour aller se fondre jusqu'à l'horizon,
En une seule couleur d'une beauté étrange,
Celle du firmament lorsqu'il est orange.
Brillant de mille feux, l'orange un peu rose,
Faisait pour les arbres un peu dénudés,
Bruns et un peu sombres, un fond qui les éclairait,
Quelques minutes encore avant l'obscurité
Profonde de la nuit, noire, foncée et sombre,
Qui allait succéder aux couleurs et aux ombres...
Eteignant les lumières, s'installait à son tour
La belle obscurité pour régner jusqu'au jour,
Majestueuse et grande, comme une belle fée,
Comme une ombre nouvelle, une autre éternité.

 

Fatma AKROUT

 

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jeudi 14 avril

LE SOLEIL SE COUCHE A SAINT JEAN DE LUZ

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

 

Charles BAUDELAIRE

 

 

 

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Photos prisent hier soir

 

 

 

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mardi 12 avril

LES NUAGES

Le Nuage

I change, but I cannot die.
Shelley, the Cloud

Levez les yeux ! C’est moi qui passe sur vos têtes,
Diaphane et léger, libre dans le ciel pur ;
L’aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes,
Je plonge et nage en plein azur.

Comme un mirage errant, je flotte et je voyage.
Coloré par l’aurore et le soir tour à tour,
Miroir aérien, je reflète au passage
Les sourires changeants du jour.

Le soleil me rencontre au bout de sa carrière
Couché sur l’horizon dont j’enflamme le bord ;
Dans mes flancs transparents le roi de la lumière
Lance en fuyant ses flèches d’or.

Quand la lune, écartant son cortège d’étoiles,
Jette un regard pensif sur le monde endormi,
Devant son front glacé je fais courir mes voiles,
Ou je les soulève à demi.

On croirait voir au loin une flotte qui sombre,
Quand, d’un bond furieux fendant l’air ébranlé,
L’ouragan sur ma proue inaccessible et sombre
S’assied comme un pilote ailé.

Dans les champs de l’éther je livre des batailles ;
La ruine et la mort ne sont pour moi qu’un jeu.
Je me charge de grêle, et porte en mes entrailles
La foudre et ses hydres de feu.

Sur le sol altéré je m’épanche en ondées.
La terre rit ; je tiens sa vie entre mes mains.
C’est moi qui gonfle, au sein des terres fécondées,
L’épi qui nourrit les humains.

Où j’ai passé, soudain tout verdit, tout pullule ;
Le sillon que j’enivre enfante avec ardeur.
Je suis onde et je cours, je suis sève et circule,
Caché dans la source ou la fleur.

Un fleuve me recueille, il m’emporte, et je coule
Comme une veine au coeur des continents profonds.
Sur les longs pays plats ma nappe se déroule,
Ou s’engouffre à travers les monts.

Rien ne m’arrête plus ; dans mon élan rapide
J’obéis au courant, par le désir poussé,
Et je vole à mon but comme un grand trait liquide
Qu’un bras invisible a lancé.

Océan, ô mon père ! Ouvre ton sein, j’arrive !
Tes flots tumultueux m’ont déjà répondu ;
Ils accourent ; mon onde a reculé, craintive,
Devant leur accueil éperdu.

En ton lit mugissant ton amour nous rassemble.
Autour des noirs écueils ou sur le sable fin
Nous allons, confondus, recommencer ensemble
Nos fureurs et nos jeux sans fin.

Mais le soleil, baissant vers toi son oeil splendide,
M’a découvert bientôt dans tes gouffres amers.
Son rayon tout puissant baise mon front limpide :
J’ai repris le chemin des airs !

Ainsi, jamais d’arrêt. L’immortelle matière
Un seul instant encor n’a pu se reposer.
La Nature ne fait, patiente ouvrière,
Que dissoudre et recomposer.

Tout se métamorphose entre ses mains actives ;
Partout le mouvement incessant et divers,
Dans le cercle éternel des formes fugitives,
Agitant l’immense univers.

Nice, 1871

Louise Ackermann, Poésies Philosophiques

 

 

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mercredi 06 avril

LES PETITES FLEURS

Les fleurs

 

Des avalanches d'or du vieil azur, au jour 
Premier et de la neige éternelle des astres 
Jadis tu détachas les grands calices pour 
La terre jeune encore et vierge de désastres,

Le glaïeul fauve, avec les cygnes au col fin, 
Et ce divin laurier des âmes exilées 
Vermeil comme le pur orteil du séraphin 
Que rougit la pudeur des aurores foulées,

L'hyacinthe, le myrte à l'adorable éclair 
Et, pareille à la chair de la femme, la rose 
Cruelle, Hérodiade en fleur du jardin clair, 
Celle qu'un sang farouche et radieux arrose !

Et tu fis la blancheur sanglotante des lys 
Qui roulant sur des mers de soupirs qu'elle effleure 
À travers l'encens bleu des horizons pâlis 
Monte rêveusement vers la lune qui pleure !

Hosannah sur le cistre et dans les encensoirs, 
Notre dame, hosannah du jardin de nos limbes ! 
Et finisse l'écho par les célestes soirs, 
Extase des regards, scintillement des nimbes !

Ô Mère, qui créas en ton sein juste et fort, 
Calices balançant la future fiole, 
De grandes fleurs avec la balsamique Mort 
Pour le poète las que la vie étiole.

Stéphane Mallarmé.

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dimanche 03 avril

AU BORD DE LA MER A GUETHARY

Vogue

Au loin …la mer du nord

Adossée au littoral
la foule défile dans un flot bruyant,
entre remous et repos.

Sous le soleil
renaissent les sourires.
Sur la digue,
se brisent les souvenirs,
rêves apaisants
bercés par l’écume vibrante.

Chahuté par le vent,
Le temps n’est plus alors rien
Figé en une saison
dont le sable est le témoin.

Nadia Ben Slima

 

 

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vendredi 01 avril

ROCHER AU BORD DE MER A GUETHARY

Promenades dans les rochers (II)

DEUXIEME PROMENADE

La mer donne l'écume et la terre le sable. 
L'or se mêle à l'argent dans les plis du flot vert.
J'entends le bruit que fait l'éther infranchissable, 
Bruit immense et lointain, de silence couvert.

Un enfant chante auprès de la mer qui murmure. 
Rien n'est grand, ni petit. Vous avez mis, mon Dieu,
Sur la création et sur la créature
Les mêmes astres d'or et le même ciel bleu.

Notre sort est chétif ; nos visions sont belles. 
L'esprit saisit le corps et l'enlève au grand jour.
L'homme est un point qui vole avec deux grandes ailes,
Dont l'une est la pensée et dont l'autre est l'amour.

Sérénité de tout ! majesté ! force et grâce ! 
La voile rentre au port et les oiseaux aux nids. 
Tout va se reposer, et j'entends dans l'espace 
Palpiter vaguement des baisers infinis.

Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe, 
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !
Et que vous emportez de chansons à la fois !

Qu'importe ! Ici tout berce, et rassure, et caresse.
Plus d'ombre dans le coeur ! plus de soucis amers !
Une ineffable paix monte et descend sans cesse
Du bleu profond de l'âme au bleu profond des mers.

 

VICTOR HUGO

 

 

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jeudi 31 mars

LES FLEURS SONNENT LE PRINTEMPS

Les fleurs

 

Ô terre, vil monceau de boue 
Où germent d'épineuses fleurs, 
Rendons grâce à Dieu, qui secoue 
Sur ton sein ses fraîches couleurs !

Sans ces urnes où goutte à goutte 
Le ciel rend la force à nos pas, 
Tout serait désert, et la route 
Au ciel ne s'achèverait pas.

Nous dirions : — À quoi bon poursuivre 
Ce sentier qui mène au cercueil ? 
Puisqu'on se lasse en vain à vivre, 
Mieux vaut s'arrêter sur le seuil. — 

Mais pour nous cacher les distances, 
Sur le chemin de nos douleurs 
Tu sèmes le sol d'espérances, 
Comme on borde un linceul de fleurs !

Et toi, mon cœur, cœur triste et tendre, 
Où chantaient de si fraîches voix ; 
Toi qui n'es plus qu'un bloc de cendre 
Couvert de charbons noirs et froids,

Ah ! laisse refleurir encore 
Ces lueurs d'arrière-saison ! 
Le soir d'été qui s'évapore 
Laisse une pourpre à l'horizon.

Oui, meurs en brûlant, ô mon âme, 
Sur ton bûcher d'illusions, 
Comme l'astre éteignant sa flamme 
S'ensevelit dans ses rayons !

Alphonse de Lamartine.

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lundi 28 mars

LA MER A GUETHARY

Au bord de la mer

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l’air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l’éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j’irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !

Théophile Gautier, Espana

 

 

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Petit à petit je reviens. Mon ordinateur était en panne et j'ai été obligé d'en acheter un autre. J'ai pris le même et avec le temps il s'est améliorer. 

Maintenant il faut que je recommence certaines choses, que je les remette et faire en même temps des mises à jour.

Bonne fin de journée à tous

 

 

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jeudi 17 mars

LES PLUMEAUX SUR LE BORD DE LA NIVE

A l’intérieur de mon jardin

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes
exposent délicatement
toute leur gloire.

Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.

Chloe Douglas, 1995

 

 

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lundi 14 mars

BORDEAUX LA NUIT

Nuit

Le ciel d'étain au ciel de cuivre 
Succède. La nuit fait un pas. 
Les choses de l'ombre vont vivre. 
Les arbres se parlent tout bas.

Le vent, soufflant des empyrées, 
Fait frissonner dans l'onde, où luit 
Le drap d'or des claires soirées, 
Les sombres moires de la nuit.

Puis la nuit fait un pas encore. 
Tout à l'heure, tout écoutait. 
Maintenant nul bruit n'ose éclore ; 
Tout s'enfuit, se cache et se tait.

Tout ce qui vit, existe ou pense, 
Regarde avec anxiété 
S'avancer ce sombre silence 
Dans cette sombre immensité.

C'est l'heure où toute créature 
Sent distinctement dans les cieux, 
Dans la grande étendue obscure, 
Le grand Être mystérieux !

 

Victor HUGO

 

 

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jeudi 10 mars

L'HERMIONE

Ne pouvant pas faire de photo, je viens de faire une vidéo avec quelques photos prisent à Bordeaux lors du passage de l'Hermione

 

 

 

 

 

 

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mercredi 09 mars

LA TEMPÊTE DU MOIS DE FEVRIER

Comme il pleut toujours je ne peux pas faire de nouvelles photos. Alors avec les photos de la tempête de février j'ai fait une vidéo que voici :

 

 

 

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mardi 08 mars

LE PAYS BASQUE

Comme en ce moment je ne fais pas beaucoup de photos à cause du mauvais temps; je vous mets une ancienne vidéo pour vous faire visite un peu, le Pays Basque

 

 

 

 

 

 

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samedi 05 mars

FAISONS ENTRER LE SOLEIL

 

DES FLEURS 

 

 

 

 

 

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vendredi 04 mars

LES PETITES FLEURS SAUVAGES

Titre : Les fleurs que j'aime.

Poète : Louise Colet (1810-1876)

Recueil : Fleurs du midi (1836).

Fleurs arrosées 
Par les rosées 
Du mois de mai, 
Que je vous aime ! 
Vous que parsème 
L'air embaumé !

Par vos guirlandes, 
Les champs, les landes 
Sont diaprés : 
La marguerite 
Modeste habite 
Au bord des prés.

Le bluet jette 
Sa frêle aigrette 
Dans la moisson ; 
Et sur les roches 
Pendent les cloches 
Du liseron.

Le chèvrefeuille 
Mêle sa feuille 
Au blanc jasmin, 
Et l'églantine 
Plie et s'incline 
Sur le chemin.

Coupe d'opale, 
Sur l'eau s'étale 
Le nénufar ; 
La nonpareille 
Offre à l'abeille 
Son doux nectar.

Sur la verveine 
Le noir phalène 
Vient reposer ; 
La sensitive 
Se meurt, craintive, 
Sous un baiser.

De la pervenche 
La fleur se penche 
Sur le cyprès ; 
L'onde qui glisse 
Voit le narcisse 
Fleurir tout près.

Fleurs virginales, 
A vos rivales, 
Roses et lis, 
Je vous préfère, 
Quand je vais faire 
Dans les taillis 
Une couronne 
Dont j'environne 
Mes blonds cheveux, 
Ou que je donne 
A la Madone 
Avec mes vœux.

Louise Colet.
Je voudrai vous dire à tous que ces photos na sont pas d'aujourd'hui

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