Photos de Josiane

lundi 27 février

PROMENADE

Aux arbres

Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
L’étude d’un atome et l’étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! –
J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

Victor Hugo

 

 

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samedi 25 février

LE CHEVAL

Cheval mon ami
 
 Crinière au vent!
   Tu galopes sur le sable
   Majestueux et fier.
   Tu franchis  tous les obstacle , 
   Telle  qu’une flèche, tu poursuis ton chemin.
   Tes sabots martèlent le sol
   Leurs tempos m’emportent
   J’admire ta prestance !
    tu me fixes des yeux
   Tu ne connais pas la peur
   Tu t’élances comme un grand seigneur! 
     Tu connais ton cavalier 
    Tu es prêt pour le combat
    Jadis tu remportais des batailles
    Pur sang magnifique !
   Continu d’être Libre et sauvage !
   ET de galoper dans l’immensité!
   Ta noblesse n’a pas d’égale
 Mon ami, ta dernière course devrait se terminer dans la paix 
 Comme un grand guerrier
 Tu es et seras, pour toujours un ami fidèle.
 

 

 Patricia Dragin.

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vendredi 24 février

LE REPOS

La ferme

A voir la ferme au loin monter avec ses toits,
Monter, avec sa tour et ses meules en dômes
Et ses greniers coiffés de tuiles et de chaumes,
Avec ses pignons blancs coupés par angles droits ;

A voir la ferme au loin monter dans les verdures,
Reluire et s’étaler dans la splendeur des Mais,
Quand l’été la chauffait de ses feux rallumés
Et que les hêtres bruns l’éventaient de ramures :

Si grande semblait-elle, avec ses rangs de fours,
Ses granges, ses hangars, ses étables, ses cours,
Ses poternes de vieux clous noirs bariolées,

Son verger luisant d’herbe et grand comme un chantier,
Sa masse se carrant au bout de trois allées,
Qu’on eût dit le hameau tassé là, tout entier.

Emile VerhaerenLes flamandes

 

 

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lundi 20 février

CANARDS ET RAGONDIN

Les oiseaux

Montez, montez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous le jour sans ombre et l’air, à vous les ailes
Qui font planer les yeux aussi haut que les coeurs !

Des plus parfaits vivants qu’ait formés la nature,
Lequel plus aisément plane sur les forêts,
Voit mieux se dérouler leurs vagues de verdure,
Suit mieux des quatre vents la céleste aventure,
Et regarde sans peur le soleil d’aussi près ?

Lequel sur la falaise a risqué sa demeure
Si haut qu’il vît sous lui les bâtiments bercés ?
Lequel peut fuir la nuit en accompagnant l’heure,
Si prompt qu’à l’occident les roseaux qu’il effleure,
Qnand il touche au levant, ne sont pas redressés ?

Fuyez, fuyez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous le jour, à vous l’espace ! à vous les ailes
Qui promènent les yeux aussi loin que les coeurs !

Vous donnez en jouant des frissons aux charmilles ;
Vos chantres sont des bois le délice et l’honneur ;
Vous êtes, au printemps, bénis dans les familles :
Vous y prenez le pain sur les lèvres des filles ;
Car vous venez du ciel et vous portez bonheur.

Les pâles exilés, quand vos bandes lointaines
Se perdent dans l’azur comme les jours heureux,
Sentent moins l’aiguillon de leurs superbes haines ;
Et les durs criminels chargés de justes chaînes
Peuvent encore aimer, quand vous chantez pour eux.

Chantez, chantez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous la liberté, le ciel ! à vous les ailes
Qui font vibrer les voix aussi haut que les coeurs !

René-François Sully PrudhommeStances et poèmes

 

 

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dimanche 19 février

SE PROMENER

Promenade

Un banc, des coteaux,
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !

Bocages, ramures.
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !

Et quittant la rade,
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
coeur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !

S’allongent les lieues.
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !

Des baies, des épines.
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !

Chemin du retour.
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…

Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…

Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997

 

Des photos prisent en 2015

 

 

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vendredi 17 février

Les fleurs

 

 

 

Comme en ce moment je ne peux pas prendre beaucoup de photos je vous mets des photos qui datent de l'année dernière. J'espère que bientôt je pourrai mieus me déplacer 

 À une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette, 
Aimable et charmant souvenir ? 
Demi-morte et demi-coquette, 
Jusqu'à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée, 
Tu viens de faire un long chemin. 
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main 
Qui sur le buisson t'a coupée ?

N'es-tu qu'une herbe desséchée 
Qui vient achever de mourir ? 
Ou ton sein, prêt à refleurir, 
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur 
De la désolante innocence ; 
Mais de la craintive espérance 
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ? 
Tu peux parler, je suis discret. 
Ta verdure est-elle un secret ? 
Ton parfum est-il un langage ?

S'il en est ainsi, parle bas, 
Mystérieuse messagère ; 
S'il n'en est rien, ne réponds pas ; 
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main, 
Pleine de grâce et de caprice, 
Qui d'un brin de fil souple et fin 
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur, 
Ni Phidias ni Praxitèle 
N'en auraient pu trouver la soeur 
Qu'en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle, 
Franche, dit-on, et plus encor ; 
A qui saurait s'emparer d'elle 
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ; 
Quelque mal pourrait m'arriver. 
Fleurette, craignons sa colère. 
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de Musset.

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mardi 14 février

SAINT VALENTIN

 

 

BONNE FÊTE DE SAINT VALENTIN A TOUTES ET A TOUS

 

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jeudi 09 février

LE PETIT TORRENT DE LA NIVE

Le Torrent et la Rivière

 

Avec grand bruit et grand fracas 
Un Torrent tombait des montagnes : 
Tout fuyait devant lui ; l'horreur suivait ses pas ; 
Il faisait trembler les campagnes. 
Nul voyageur n'osait passer 

Une barrière si puissante : 
Un seul vit des voleurs, et se sentant presser, 
Il mit entre eux et lui cette onde menaçante. 
Ce n'était que menace, et bruit, sans profondeur ; 
Notre homme enfin n'eut que la peur. 
Ce succès lui donnant courage, 
Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours, 
Il rencontra sur son passage 
Une Rivière dont le cours 

Image d'un sommeil doux, paisible et tranquille 
Lui fit croire d'abord ce trajet fort facile. 
Point de bords escarpés, un sable pur et net. 
Il entre, et son cheval le met 
À couvert des voleurs, mais non de l'onde noire : 
Tous deux au Styx allèrent boire ; 
Tous deux, à nager malheureux, 
Allèrent traverser au séjour ténébreux, 
Bien d'autres fleuves que les nôtres. 
Les gens sans bruit sont dangereux : 
Il n'en est pas ainsi des autres. 

 

JEAN DE LA  FONTAINE

 

 

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lundi 06 février

LA TEMPÊTE

Hier la tempête était trops forte avec énormément de pluie, donc je n'ai pas pu sortir prendre des photos. Je vous mets des photos prisent l'année dernière à la même époque.

 

 

Pendant la tempête

La barque est petite et la mer immense ;
La vague nous jette au ciel en courroux,
Le ciel nous renvoie au flot en démence :
Près du mât rompu prions à genoux !

De nous à la tombe, il n’est qu’une planche.
Peut-être ce soir, dans un lit amer,
Sous un froid linceul fait d’écume blanche,
Irons-nous dormir, veillés par l’éclair !

Fleur du paradis, sainte Notre-Dame,
Si bonne aux marins en péril de mort,
Apaise le vent, fais taire la lame,
Et pousse du doigt notre esquif au port.

Nous te donnerons, si tu nous délivres,
Une belle robe en papier d’argent,
Un cierge à festons pesant quatre livres,
Et, pour ton Jésus, un petit saint Jean.

Théophile GautierEspaña

 

 

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mardi 31 janvier

LE POINSETTIA

L’Offrande à la nature

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L’eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
Je me suis appuyée à la beauté du monde
Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains.

J’ai porté vos soleils ainsi qu’une couronne
Sur mon front plein d’orgueil et de simplicité,
Mes jeux ont égalé les travaux de l’automne
Et j’ai pleuré d’amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
Ayant pour toute joie et toute connaissance
Votre âme impétueuse aux ruses d’animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles
Ma vie a répandu des parfums et des chants,
Et mon cœur matineux est comme une corbeille
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l’onde où l’arbre se reflète,
J’ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature.
Ah ! faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour,
Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l’amour…

Anna de NoaillesLe Cœur innombrable, 1901

 

 

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lundi 30 janvier

LA PLUME

LES OISEAUX DU SOUCI

Pluie de plumes plumes de pluie
Celle qui vous aimait n'est plus
Que me voulez-vous oiseaux
Plumes de pluie pluie de plumes
Depuis que tu n'es plus je ne sais plus
Je ne sais plus où j'en suis
Pluie de plumes plumes de pluie
Je ne sais plus que faire
Suaire de pluie pluie de suie
Est-ce possible que jamais plus
Plumes de suie... Allez ouste dehors hirondelles
Quittez vos nids... Hein ? Quoi ? Ce n'est pas la saison des voyages ?...
Je m'en moque sortez de cette chambre hirondelles du matin
Hirondelles du soir partez... Où ? Hein ? Alors restez
c'est moi qui m'en irai...
Plumes de suie suie de plumes je m'en irai nulle part
et puis un peu partout
Restez ici oiseaux du désespoir
Restez ici... Faites comme chez vous.

 

Jacques   PREVERT

 

 

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samedi 28 janvier

LEVER DE SOLEIL

Le soleil du matin doucement chauffe et dore

Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Les seigles et les blés tout humides encore,
Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit,
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes.
L'air est vif. Par moment un oiseau vole avec
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec,
Et son reflet dans l'eau survit à son passage.
C'est tout.

Mais le songeur aime ce paysage
Dont la claire douceur a soudain caressé
Son rêve de bonheur adorable, et bercé
Le souvenir charmant de cette jeune fille,
Blanche apparition qui chante et qui scintille,

Dont rêve le poète et que l'homme chérit,
Evoquant en ses voeux dont peut-être on sourit
La Compagne qu'enfin il a trouvée, et l'âme
Que son âme depuis toujours pleure et réclame.

 

Paul VERLAINE

 

 

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Photos prises vendredi matin mais par l suite nous avions un ciel gris toute la journée et ce matin la pluie

 

 

 

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mardi 24 janvier

LA NIVE

 La petite rivière

 

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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mardi 17 janvier

ITXASSOU

Je viens de faire cette vidéo avec des photo que j'ai faite cet été

 

  

 

 

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lundi 16 janvier

LE PAYS BASQUE

Comme je n'ai toujours pas de nouvelles photos je vous cette vidéo que j'avais faite en mars 2010

 

 

 

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mardi 10 janvier

COUCHER DE SOLEIL

 

 

Comme en ce moment je ne prends pas veaucoup de photos, avec celles que j'ai je fais des vidéo. Donc nous allons à Anglet La barre

 

 

 

 

 

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lundi 09 janvier

EGLISE STE EUGENIE A BIARRITZ

 

 

 

 

 

 

Avec des photos que j'ai prise pendant les fête de Noël à Biarritz  que j'ai fait cette vidéo.

Il y avait ce beau spectacle de lumière avec  de la musique

 

 

 

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dimanche 08 janvier

FIN DE JOURNEE

La Fin

Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?
Sur un lac doré, derrière une montagne rose
Ou sur une plage déserte un soir d’été
Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine

Le soleil qui se lève, c’est l’expectation, le début
Mais les débuts sont vides, nous les comprenons
Les débuts sont là pour donner du sens aux fins

Nous sommes toujours fascinés par les fins
Même si ce ne sont que des fausses fins
Comme la fin d’un voyage ou d’un film
On sait bien qu’à la fin d’un film, l’histoire continue après
Il faut juste l’écrire

Le soleil qui se couche doucement un soir d’été
Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin
La fin de la journée ou la fin sans fin ?

Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre
Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin
Et à la fin, il n’y a rien

Jules Delavigne, 

 

 

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Photos prisent à Anglet  La Barre

 

 

 

 

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mardi 03 janvier

BAyONE A LA TOMBEE DE LA NUIT

Nuit

Le ciel d'étain au ciel de cuivre 
Succède. La nuit fait un pas. 
Les choses de l'ombre vont vivre. 
Les arbres se parlent tout bas.

Le vent, soufflant des empyrées, 
Fait frissonner dans l'onde, où luit 
Le drap d'or des claires soirées, 
Les sombres moires de la nuit.

Puis la nuit fait un pas encore. 
Tout à l'heure, tout écoutait. 
Maintenant nul bruit n'ose éclore ; 
Tout s'enfuit, se cache et se tait.

Tout ce qui vit, existe ou pense, 
Regarde avec anxiété 
S'avancer ce sombre silence 
Dans cette sombre immensité.

C'est l'heure où toute créature 
Sent distinctement dans les cieux, 
Dans la grande étendue obscure, 
Le grand Être mystérieux !

 

VICTOR HUGO

 

 

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samedi 31 décembre

BONNE ANNEE

Petit lexique spécial 2017

Dire « oui » au bonheur
Dire « non » à la mauvaise humeur,
Dire « peut être » à l’avenir,
Dire « je ne t’oublie pas » aux souvenirs,
Dire « adieu » au stress,
Dire « pourquoi pas » à la paresse,
Dire « j’ai compris » aux erreurs,
Dire « plus jamais » aux jugements de valeur,
Dire « pardon » à la peine,
Dire « bye bye » à la haine,
Dire « heureusement que tu es là » à l’humour,
Dire « pour toujours » à l’amour,
Dire « reste là » à l’envie,
Dire « je t’aime » à la vie !

 

 

voeux-originaux

 

 

 

 

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