Photos de Josiane

mercredi 06 novembre

AUTOMNE

L’Automne

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Sois le bienvenu, rouge Automne, Accours dans ton riche appareil, Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ; Sois le bienvenu, rouge Automne, Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne, Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne. Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville

 

 

 

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mardi 22 octobre

HERBES DE LA PAMPAS

Sur l’herbe

Paul Verlaine

– L’abbé divague. – Et toi, marquis,
Tu mets de travers ta perruque.
– Ce vieux vin de Chypre est exquis
Moins, Camargo, que votre nuque.

– Ma flamme … – Do, mi, sol, la, si.
L’abbé, ta noirceur se dévoile !
– Que je meure, mesdames, si
Je ne vous décroche une étoile !

– Je voudrais être petit chien !
– Embrassons nos bergères, l’une
Après l’autre. – Messieurs, eh bien ?
– Do, mi, sol. – Hé ! bonsoir la Lune !

Paul Verlaine, Fêtes galantes

 

 

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jeudi 17 octobre

LE VILLAGE A ZUGARRAMUNDI

PETIT VILLAGE  

Petit village au bord des bois,

Petit village au bord des plaines,

Parmi les pommiers, non loin des grands chênes,

Lorsque j'aperçois

Le coq et la croix

De ton clocher d'ardoises grises,

De ton clocher fin,

A travers ormes et sapins,

D'étranges musiques me grisent ;

Je vois des yeux dans le soir étoilé :

Là je suis né...

 

Petit village au bord des champs,

Petit village entre les haies,

Tour à tour paré de fleurs et de baies,

Lorsque les doux chants

De ton frais printemps,

Quand l'odeur de tes violettes,

De tes blancs muguets

Pénètrent mon cœur inquiet,

J'oublie et tumulte et tempêtes ;

J'entends des voix dans le soir parfumé :

Là j'ai aimé...

 

Petit village aux courtils verts,

Petit village de silence,

Où la cloche sonne un vieil air de France,

J'aime les éclairs

De tes cieux couverts,

Ton soleil fin entre les arbres,

Les feux de tes nuits,

L'oeil fixe et profond de tes puits,

Ton doux cimetière sans marbres,

Plein d'oiseaux fous et luisant comme pré :

Là je viendrai...

 

Philéas Lebesgue

 

 

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samedi 12 octobre

COUCHER DE SOLEIL

 

Le coucher du soleil romantique

 

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite ...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;

L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

Charles Baudelaire (1821-1867)
Les épaves

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LE LAC DE SAINT PEE SUR NIVELLE 

 

 

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mardi 08 octobre

LES OISEAUX

 Le portrait d'un oiseau - (Jacques Prévert 1903-1976)

 

Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte, 
Peindre ensuite quelque chose de joli, de simple et de beau, 
Placer ensuite la toile contre un arbre ou dans un jardin. 

 
Se cacher derrière l'arbre, silencieusement sans bouger... 
Parfois l'oiseau arrive vite, ou bien des années après, 
               Ne pas se décourager : attendre. 

 
Si l'oiseau arrive, attendre que l'oiseau pénètre dans sa cage, 
fermer alors tout doucement la porte avec le pinceau, 
Puis effacer un à un tous les barreaux... Peindre ensuite le 
vert feuillage, la fraîcheur du vent, la poussière du soleil, 
le bruit des bêtes, de l'herbe dans la chaleur de l'été. 

 
Si l'oiseau chante c'est bon signe, vous pouvez alors signer le 
tableau en arrachant tout doucement une des plumes de l'oiseau 
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

(Paroles - Lettres à Elsa Henriquez)

 

 

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mercredi 02 octobre

LEVER DE SOLEIL

Lever de soleil, poème

Dans le soleil levant
S’arrêter un instant
Dans la pénombre des couleurs
Se laisser envahir de chaleur.

Entre le gris et le rose
Dire ce que jamais tu n’oses
Aime ce que la vie fait
Que la nuit jamais ne défait.

Au matin de tous réveils
Quand là encore sommeille
Ouvrir les yeux sur le monde
Que la nature encore inonde.

Et vivre l’instant de nuit
Quand la lune s’enfuit
Et tourne encore les jours
Au coeur de la basse-cours.

Poème sur le levé du soleil écrit par Harmonie37

 

 

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lundi 30 septembre

UN LAC

Le Lac


Tout là-haut, tout là-haut, loin de la route sûre,
Des fermes, des vallons, par-delà les coteaux,
Par-delà les forêts, les tapis de verdure,
Loin des derniers gazons foulés par les troupeaux,
On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme
Que forment quelques pics désolés et neigeux ;
L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime,
Et n'interrompt jamais son silence orageux.
Dans ce morne désert, à l'oreille incertaine
Arrivent par moments des bruits faibles et longs,
Et des échos plus morts que la cloche lointaine
D'une vache qui paît au penchant des vallons.
Sur ces monts où le vent efface tout vestige,
Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil,
Sur ces rochers altiers où guette le vertige,
Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil,
Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence,
Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver,
Le silence éternel de la montagne immense,
Car l'air est immobile et tout semble rêver.
On dirait que le ciel, en cette solitude,
Se contemple dans l'onde et que ces monts, là-bas,
Ecoutent, recueillis, dans leur grave attitude,
Un mystère divin que l'homme n'entend pas.
Et lorsque par hasard une nuée errante
Assombrit dans son vol le lac silencieux,
On croirait voir la robe ou l'ombre transparente
D'un esprit qui voyage et passe dans les cieux.

 Charles Baudelaire

 

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Le Lac de Saint Pée sur Nivelle

 

 

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vendredi 27 septembre

LA NATURE

A l’intérieur de mon jardin

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes
exposent délicatement
toute leur gloire.

Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.

Chloe Douglas, 1995

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Le centre thermal de Cambo les bains

 

 

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lundi 23 septembre

LA NATURE

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

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Parc de la station thermale de Cambo les bains

 

 

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jeudi 19 septembre

LES FLEURS

Des fleurs fines

 

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume 
Poussaient au bord de nos chemins 
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains 
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis 
En leur marche, sous le feuillage ; 
Une chanson d'enfant nous venait d'un village 
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne 
Sous la garde des longs roseaux 
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux 
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient 
Ensemble une même pensée, 
Nous songions que c'était notre vie apaisée 
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête 
Se parer et nous dire adieu ; 
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux 
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.

Émile Verhaeren.

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vendredi 13 septembre

LE CHEMIN DE HALAGE

Titre : Chemin de halage

Poète : Albert Mérat (1840-1909)

Recueil : Les souvenirs (1872).

Aux deux rives de l'eau, paysage tremblant,
Sur la berge encaissée où leur ampleur tient juste,
Des arbres, dont le tronc au sol rude s'incruste
Agitent leurs rameaux sans feuilles, d'un bruit lent.

Des percherons trapus tirent du col, soufflant
Le brouillard enflammé d'une haleine robuste.
Large, bien que petit, d'épaules et de buste,
Le charretier conduit ses bêtes en sifflant.

Le bateau lourd, ainsi mené, descend le fleuve,
Vers la mer où le ciel à l'aurore s'abreuve
Et boit, comme en un vase étincelant, l'azur.

Parfois il faut aussi l'effort à la pensée,
Mais le courant du rêve est invisible et sûr :
L'âme vers l'infini va, lentement bercée.

Albert Mérat.

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mardi 10 septembre

LE SEMAPHORE A ANGLET

Il est le sémaphore

Il est le sémaphore des vastes solitudes

Le murmure incessant des saisons à venir

La verte ritournelle qui lentement augure

L’épure d’un soupir

 

Il est le vent léger

La genèse

L’averse qui parade en riant sous la nasse des cieux

Alignant le soleil aux folles espérances

Des servitudes bleues

 

Il est l’instant de chair

Le verbe retrouvé

La satiété

La joie

La grange et le grenier

La persienne attentive au matin redonné

Que l’on ensile en soi comme un éclat d’enfance

 

Il est la barque vive

Le ponton

La lumière

L’écluse libérée qui retourne à la mer

Siphonnant les sillons de la désespérance

 

Il est le temps tremblé qui charpente la lampe

L’oreiller dissident

Le chahut

Le veilleur

Il est de chaque écho

De chaque recouvrance

De chaque pas posé sur le cadran du cœur

 

Il est le sémaphore des vastes solitudes

Le murmure incessant des saisons à venir

La verte ritournelle qui lentement augure

L’épure d’un soupir

 

 

Sylvie Méheut 

Extrait du recueil Le cercle de l'aurore, Monde en poésie éditions.

 

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samedi 07 septembre

LA PISSICULTURE DE BANCA

La ferme aquacole de Banka, c'est d'abord un cadre magnifique et sauvage, niché au coeur du Pays Basque. Dès le XVIIème siècle, la source Arpéa alimentait là un moulin du village de Banka. C'est en 1965 que Jean-Baptiste Goicoechea décida d'implanter sur ce site un élevage de truites, persuadé que la qualité exceptionnelle de l'eau et la passion des hommes qui dirigeraient cette entreprise pourraient faire de la Truite de Banka une référence gastronomique.50 ans plus tard, à force de travail, d'acharnement et de patience, la ferme aquacole familiale offre une truite à la chair d'une rare finesse, fruit d'un savoir-faire unique et d'un environnement particulièrement privilégié.

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lundi 02 septembre

L'ALBIZIA

Charles SAINTE-BEUVE
1804 - 1869

J'étais un arbre en fleur où chantait ma Jeunesse

J'étais un arbre en fleur où chantait ma Jeunesse, 
Jeunesse, oiseau charmant, mais trop vite envolé, 
Et même, avant de fuir du bel arbre effeuillé, 
Il avait tant chanté qu'il se plaignait sans cesse.

Mais sa plainte était douce, et telle en sa tristesse 
Qu'à défaut de témoins et de groupe assemblé, 
Le buisson attentif avec l'écho troublé 
Et le coeur du vieux chêne en pleuraient de tendresse.

Tout se tait, tout est mort ! L'arbre, veuf de chansons, 
Étend ses rameaux nus sous les mornes saisons ; 
Quelque craquement sourd s'entend par intervalle ;

Debout il se dévore, il se ride, il attend,
Jusqu'à l'heure où viendra la Corneille fatale 
Pour le suprême hiver chanter le dernier chant.

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samedi 31 août

BELLE NATURE

A une fleur

Alfred de Musset

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu’à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu’as-tu vu ? que t’a dit la main
Qui sur le buisson t’a coupée ?

N’es-tu qu’une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S’il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S’il n’en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d’un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N’en auraient pu trouver la soeur
Qu’en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s’emparer d’elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m’arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de Musset, Poésies nouvelles

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A Uhart Mixe

 

 

 

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jeudi 29 août

CASCADES

*De ruisseaux en cascades*

Comme il est beau le chant de l’eau sur cette pierre 
Du petit clapotis au grondement sévère 
Il se fait tour à tour douceur ou bien violence 
Eau froide des glaciers et source de jouvence. 
Comme est elle est belle cette eau qui dévale 
les pentes Saute de-ci , delà , par dessus les rochers 
Bouillonnante d’écume ou bien cascade hurlante
Dont l’écho se disperse à travers la vallée.
Comme il est beau ce ruisseau qui chante doucement 
Juste un petit murmure à peine un gazouillis
Il recevra bientôt les eaux tourbillonnant 
Du torrent qui descend pour mourir en son lit. 
Que sont belles ces eaux caressantes ou drues
Elles m’attirent et m’envoûtent par leur limpidité 
Leurs chants sont si jolis qu’ils savent m’apaiser
Quand mon âme est au noir et que je suis perdue.
Si je sens que mon cœur joue une triste symphonie 
Je prends de la hauteur et je marche longtemps 
Je vais laver mes pleurs aux eaux de mes torrents 
Et ma peine s’envole , je renais à la vie. 
Je n'ai pas trouvé l'auteur

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Cascades à Banca à la pisciculture

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lundi 26 août

UHART MIXE

Aux champs

Victor Hugo

Je me penche attendri sur les bois et les eaux,
Rêveur, grand-père aussi des fleurs et des oiseaux ;
J’ai la pitié sacrée et profonde des choses ;
J’empêche les enfants de maltraiter les roses ;
Je dis : N’effarez point la plante et l’animal ;
Riez sans faire peur, jouez sans faire mal.
Jeanne et Georges, fronts purs, prunelles éblouies,
Rayonnent au milieu des fleurs épanouies ;
J’erre, sans le troubler, dans tout ce paradis ;
Je les entends chanter, je songe, et je me dis
Qu’ils sont inattentifs, dans leurs charmants tapages,
Au bruit sombre que font en se tournant les pages
Du mystérieux livre où le sort est écrit,
Et qu’ils sont loin du prêtre et près de Jésus-Christ.

Victor Hugo
Toute de La Lyre (1888-1893)

 

 

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Je suis de retour parmi vous après deux semaines d'absence dans un milieu magnifique  : UHART MIXE

 

 

 

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dimanche 28 juillet

Bonjour à tous,

Depuis plusieurs jours j'ai des messages en Anglais d'une longueur infini. Je n'y comprends rien car je n'ai fais aucune demande. Je n'arrive pas à m'en débarasser. Si quelqu'un sait comment faire pour s'en débarasser se prends avec grand plaisir.

D'avance un grand merci

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samedi 20 juillet

LA NATURE

À Aurore

 

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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mercredi 17 juillet

LES FLEURS

A une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu’à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu’as-tu vu ? que t’a dit la main
Qui sur le buisson t’a coupée ?

N’es-tu qu’une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S’il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S’il n’en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d’un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N’en auraient pu trouver la soeur
Qu’en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s’emparer d’elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m’arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de Musset, Poésies nouvelles

 

 

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