Photos de Josiane

mercredi 16 janvier

LE PETIT TORRENT

Le Torrent et la Rivière


Avec grand bruit et grand fracas 
Un Torrent tombait des montagnes : 
Tout fuyait devant lui ; l'horreur suivait ses pas ; 
Il faisait trembler les campagnes. 
Nul voyageur n'osait passer 

Une barrière si puissante : 
Un seul vit des voleurs, et se sentant presser, 
Il mit entre eux et lui cette onde menaçante. 
Ce n'était que menace, et bruit, sans profondeur ; 
Notre homme enfin n'eut que la peur. 
Ce succès lui donnant courage, 
Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours, 
E PETIIl rencontra sur son passage 
Une Rivière dont le cours 

Image d'un sommeil doux, paisible et tranquille 
Lui fit croire d'abord ce trajet fort facile. 
Point de bords escarpés, un sable pur et net. 
Il entre, et son cheval le met 
À couvert des voleurs, mais non de l'onde noire : 
Tous deux au Styx allèrent boire ; 
Tous deux, à nager malheureux, 
Allèrent traverser au séjour ténébreux, 
Bien d'autres fleuves que les nôtres. 
Les gens sans bruit sont dangereux : 
Il n'en est pas ainsi des autres. 

 

Jean de la Fontaine 
Les Fables VIII

 

 

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mardi 15 janvier

LA NATURE

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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mardi 08 janvier

le souffleur de verre

Souffleur De Verre

Pour une fille de roi, l’artiste frissonne.
Le souffleur de verre, un cœur cristallin façonne.
Au foyer des passions, la matière, il travaille.
Par la crainte de l’aveu, la peur le tenaille.

L’oiseau de feu venu, d’un défunt paradis,
Chassant la couardise d’un cœur trop petit ;
Adoube en preux chevalier, le souffleur de verre.
Qui par amour, par lâcheté, souffle la guerre.

Par le tranchant de l’épée, l’artiste assassine.
Souffleur de misère, de larmes cristallines.
Ce criminel de glorieuse réputation,
Oublie vite la pureté de sa passion.

De n’avoir été le verrier de nobles fêtes ;
La princesse lui reproche cette défaite.
Le chevalier déchu, retourne à son bel art.
Mais son cristal n’est plus que verre de bazar.

Le souffleur de verre devient tailleur de pierre.
Pour plaire à Dieu, il construit un lieu de prière.
L’évêque ravi d’avoir un toit sur la tête,
Absout l’homme de ses fureurs et de ses dettes.

Pour un tailleur de pierre, belle jouvencelle,
Porteuse d’eau, d’une source où l’amour ruisselle ;
Apprivoise le bâtisseur de cathédrale.
Lui offrant son cœur aussi pur que du cristal.

Un ange de Dieu bénit, d’une riche offrande,
La porteuse d’amour et l’artiste au cœur tendre.
Une généreuse pluie de manne céleste,
Donne au souffleur de verre le feu du poète.

Le grand façonneur de cristal souffle la vie.
Souffle un visage limpide, un cœur qui sourit.
Souffle un miroir pour sa porteuse de tendresse.
Reflet qui révèle une éternelle princesse.

Dans ces deux regards purifiés, de tout mystère ;
Volètent papillons et bels oiseaux de verre.
L’ange ramène dans ses vaporeux nuages,
Carafe de larmes et calice d’outrages.

Désormais au printemps, dans les prés et clairières,
S’épanouissent des fleurs aux pétales de verre.

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Ces photo ont été prise en 2007

 

 

 

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lundi 31 décembre

TRES BONNE ANNEE A TOUS

Bonne année

Voici la nouvelle année
Souriante, enrubannée,
Qui pour notre destinée,
Par le ciel nous est donnée :
C' est à minuit qu' elle est née.
Les ans naissent à minuit
L'un arrive, l'autre fuit.
Nouvel an ! Joie et bonheur !
Pourquoi ne suis-je sonneur
De cloches, carillonneur,
Pour mieux dire à tout le monde
À ceux qui voguent sur l'onde
Ou qui rient dans leurs maisons,
Tous les vœux que nous faisons
Pour eux, pour toute la Terre
Pour mes amis les enfants
Pour les chasseurs de panthères
Et les dompteurs d'éléphants.

Tristan Derème  ("Les compliments en vers de Patachou" - Éditions Émile-Paul)


 

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vendredi 21 décembre

BON NOËL A TOUS

C'est Noël, c'est bientôt Noël.

Recueil : Chansons (1868)

C'est Noël, c'est bientôt Noël, 
Il y a des étoiles dans le ciel. 
Les toits sont blancs et sur les branches 
L'hiver met des étoiles blanches : 
C'est Noël, c'est bientôt Noël ! 

En décembre, c'est bientôt Noël 
Il y a des étoiles dans le Ciel. 
Et sur la terre tout s'illumine, 
Les places, les rues et les vitrines : 
C'est Noël, c'est bientôt Noël !

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dimanche 16 décembre

LE PAON

Le Paon se plaignant à Junon

 

Le Paon se plaignait à Junon : 
Déesse, disait-il, ce n'est pas sans raison 
Que je me plains, que je murmure : 
Le chant dont vous m'avez fait don 
Déplaît à toute la Nature ; 
Au lieu qu'un Rossignol, chétive créature, 
Forme des sons aussi doux qu'éclatants, 
Est lui seul l'honneur du Printemps. 
Junon répondit en colère : 
Oiseau jaloux, et qui devrais te taire, 
Est-ce à toi d'envier la voix du Rossignol, 
Toi que l'on voit porter à l'entour de ton col 
Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies ; 
Qui te panades, qui déploies 
Une si riche queue, et qui semble à nos yeux 
La Boutique d'un Lapidaire ? 
Est-il quelque oiseau sous les Cieux 
Plus que toi capable de plaire ? 
Tout animal n'a pas toutes propriétés. 
Nous vous avons donné diverses qualités : 
Les uns ont la grandeur et la force en partage ; 
Le Faucon est léger, l'Aigle plein de courage ; 
Le Corbeau sert pour le présage, 
La Corneille avertit des malheurs à venir ; 
Tous sont contents de leur ramage. 
Cesse donc de te plaindre, ou bien, pour te punir, 
Je t'ôterai ton plumage. 

 

Jean de la Fontaine 
Les Fables II

 

 

 

 

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mercredi 12 décembre

UNE PETITE ROUTE

Alain LALAUDE

Le chemin du bonheur…

Je connais un chemin qui conduit au bonheur,
Au parcours sinueux réservant des surprises,
Parsemé de cailloux et bordé par des fleurs,
Qui réveillent les sens par des odeurs exquises…

Il suffit de penser aux instants délicieux,
Où des flots de baisers submergeaient nos visages,
Où nos cœurs enlacés sous la voûte des cieux,
Se laissaient emporter jusque dans les nuages…

Il suffit d’accepter la douleur d’un chagrin,
Rejeter le néant d’une amour passagère,
Relever sans faillir la lourdeur du destin,
Accueillir simplement une main étrangère…

Il suffit de savoir regarder près de soi,
Ecouter attentif le chant des tourterelles
Et le souffle du vent suscitant un émoi,
Annonçant le retour des amours éternelles…

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dimanche 09 décembre

LA NIVE

 

La Rivière

Robert DESNOS
Recueil : "Contrée"

D’un bord à l’autre bord j’ai passé la rivière,
Suivant à pied le pont qui la franchit d’un jet
Et mêle dans les eaux son ombre et son reflet
Au fil bleui par le savon des lavandières.

J’ai marché dans le gué qui chante à sa manière.
Étoiles et cailloux sous mes pas le jonchaient.
J’allais vers le gazon, j’allais vers la forêt
Où le vent frissonnait dans sa robe légère.

J’ai nagé. J’ai passé, mieux vêtu par cette eau
Que par ma propre chair et par ma propre peau.
C’était hier. Déjà l’aube et le ciel s’épousent.

Et voici que mes yeux et mon corps sont pesants,
Il fait clair et j’ai soif et je cherche à présent
La fontaine qui chante au cœur d’une pelouse.

 

 

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jeudi 06 décembre

AUTOMNE

Automne

Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
Se gonfler doucement aux regards du soleil !
Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,
Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.
De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,
Mais sa gaine est vivante et demande à germer.
L’âge arrive, le coeur se referme en silence,
Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

Ondine Valmore

 

 

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vendredi 30 novembre

LE SOEIL SE COUCHE

Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

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jeudi 29 novembre

UN PETIT TORRENT

La rivière et le torrent

Une rivière aux fertiles rivages
Roulait ses flots d’azur à travers des vallons
Qu’embellissaient d’abondantes moissons,
Et des prés verdoyants, et de riants bocages.

Un torrent, qui comptait au rang de ses vassaux,
Enfant impétueux des montagnes voisines,
Se plaignait que l’été vint tarir ses canaux,
Dessécher ses tristes collines ;
Et, languissant sur son lit de cailloux,
Du fond de ses mares fétides
Jetait sur la rivière et sur ses ondes limpides
Un œil d’envie et de courroux ;

Quand soudain sur les monts éclate une tempête.
Etincelant d’éclairs, ballotté par les vents,
Un immense nuage a crevé sur leur crête,
Et la pluie à grands flots s’épanche de ses flancs.
Mille et mille ruisseaux qu’elle alimente et creuse,
Dans le lit du torrent à pleins bords inondé,
Roulent leur onde limoneuse.
Dans les champs ravagés lui-même a débordé ;
Et dans sa course déréglée
Emportant moissons et troupeaux,
Souillant de son limon la rivière troublée,
Dans la campagne désolée,
La pousse, la refoule, et disperse ses eaux,
« Arrière ! criait-il d’une voix menaçante ;
« Je suis plus fort et plus puissant que toi.
« Tu me dédaignais, imprudente ;
« Te voilà soumise à ma loi. »

Mais la tourmente cesse, et, dissipant la nue,
Le soleil rend aux cieux leur calme et leur beauté.
La rivière, en son lit par degrés revenue,
Avec son cours reprend sa pureté.
« Qu’as-tu gagné dans cet orage ? »
Dit-elle au torrent apaisé.
« Sur tes bords, sur les miens, tu portas le ravage ;
« Te voilà, comme avant, triste, pauvre, épuisé.
« J’ai sans doute mes jours d’erreur et de colère ;
« Mais aux champs désolés par mes débordements,
« Je prête de mes eaux la fraîcheur salutaire,
« Et leur rends leur richesse et leurs enchantements,
« Tandis que tes débordements
« Ne laissent après eux que terreur et misère. »

De deux états divers ma fable est le tableau.
Le fracas des torrents et leur fougue sauvage
Offrent de loin un spectacle assez beau
A qui n’est pas sur leur passage.
Un cours plus régulier convient mieux à mes goûts ;
Mais en quelque pays que nous dressions nos tentes,
Dieu les préserve, comme nous,
Des gens qui, pour grandir, ont besoin de tourmentes !

Fables, Livre I, Fable XII, Paris, 1845

 

 

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mardi 27 novembre

NOS PETITS COMPAGNONS

Les oiseaux

Poète : Alphonse de Lamartine (1790-1869)

 

Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges, 
Ils chantent à l'été des notes de bonheur ; 
Ils parcourent les airs avec des ailes d'anges 
Échappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

Tant que durent les fleurs, tant que l'épi qu'on coupe 
Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis, 
Tant que le rude hiver n'a pas gelé la coupe 
Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids,

Ils remplissent le ciel de musique et de joie : 
La jeune fille embaume et verdit leur prison, 
L'enfant passe la main sur leur duvet de soie, 
Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

Mais dans les mois d'hiver, quand la neige et le givre 
Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ? 
Ont-ils cessé d'aimer ? Ont-ils cessé de vivre ? 
Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

On trouve au pied de l'arbre une plume souillée, 
Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur, 
Que la brume des nuits a jaunie et mouillée, 
Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

On voit pendre à la branche un nid rempli d'écailles, 
Dont le vent pluvieux balance un noir débris ; 
Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles 
Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

Ô mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore ! 
La vie est donc un piége où le bon Dieu vous prend ? 
Hélas ! c'est comme nous. Et nous chantons encore ! 
Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand !

Alphonse de Lamartine.

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mercredi 21 novembre

LES COULEURS D'AUTOMNE

L’Automne

 

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville (1823-1891)
Les cariatides

 

 

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mardi 20 novembre

COULEURS D'AUTOMNE

LUMIÈRE D'AUTOMNE

L'été fatigué rayonne
Aux couleurs d'automne
Quand la fraîcheur entonne 
Sa fin qui résonne

Les frêles feuilles frissonnent
Quand l'orage tonne
Dans le vent qui sonne
Une pluie monotone

Une  brise légère fredonne
Entre les arbres d'automne
Où la forêt nous donne
Ses parfums qui étonnent

Sur le chemin sillonnent
Les senteurs d'automne
De champignons et de pommes
Où nos coeurs s'abandonnent

Les ombres emprisonnent
Notre âme qui se raisonne
A caresser l'automne
Sans aucune Vergogne

Quand le temps se nomme
Lumière d'automne
La nature et l'homme
Se lient et se pardonnent

Phil le baladin

 

 

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jeudi 15 novembre

DAME NATURE EN AUTOMNE

L'automne  

On voit tout le temps en automne,

Quelque chose qui vous étonne,

C'est une branche tout à coup,

Qui s'effeuille dans votre cou.

C'est un petit arbre tout rouge,

Un, d'une autre couleur encor,

Et puis partout, ces feuilles d'or

Qui tombent sans que rien ne bouge.

 

Lucie Delarue-Mardrus

 

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mardi 13 novembre

DAME NATURE

Sonnet.


Béant, je regardais du seuil d'une chaumière 
De grands sites muets, mobiles et changeants, 
Qui, sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent, 
Vivaient un infini d'espace et de lumière.

C'étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques, 
Des rocs pâmés de gloire et de solennité, 
Des chaos engendrant de leur obscurité 
Des éblouissements de forêts élastiques.

Je contemplais, noyé d'extase, oubliant tout, 
Lorsqu'ainsi qu'une rose énorme, tout à coup, 
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.

Un tel charme à ce point m'avait donc captivé 
Que j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé, 
La simple vision du ciel et des nuages !

Maurice Rollinat.

 

 

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samedi 10 novembre

LA NATURE

 Magie de la nature

 Maurice Rollinat (1846-1903)

Recueil : Paysages et paysans (1899).

Sonnet.


Béant, je regardais du seuil d'une chaumière 
De grands sites muets, mobiles et changeants, 
Qui, sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent, 
Vivaient un infini d'espace et de lumière.

C'étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques, 
Des rocs pâmés de gloire et de solennité, 
Des chaos engendrant de leur obscurité 
Des éblouissements de forêts élastiques.

Je contemplais, noyé d'extase, oubliant tout, 
Lorsqu'ainsi qu'une rose énorme, tout à coup, 
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.

Un tel charme à ce point m'avait donc captivé 
Que j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé, 
La simple vision du ciel et des nuages !

Maurice Rollinat.

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mercredi 24 octobre

L'AUTOMNE (SUITE)

L’automne

 

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

 

 

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lundi 22 octobre

L'AUTOMNE (suite)

Rayons d’octobre (IV)

Maintenant, plus d’azur clair, plus de tiède haleine,
Plus de concerts dans l’arbre aux lueurs du matin :
L’oeil ne découvre plus les pourpres de la plaine
Ni les flocons moelleux du nuage argentin.

Les rayons ont pâli, leurs clartés fugitives
S’éteignent tristement dans les cieux assombris.
La campagne a voilé ses riches perspectives.
L’orme glacé frissonne et pleure ses débris.

Adieu soupirs des bois, mélodieuses brises,
Murmure éolien du feuillage agité.
Adieu dernières fleurs que le givre a surprises,
Lambeaux épars du voile étoilé de l’été.

Le jour meurt, l’eau s’éplore et la terre agonise.
Les oiseaux partent. Seul, le roitelet, bravant
Froidure et neige, reste, et son cri s’harmonise
Avec le sifflement monotone du vent.

Nérée BeaucheminLes floraisons matutinales

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vendredi 19 octobre

L'automne

L’automne

De boue le chemin est devenu.
Les arbres encore vivement vêtus.
La pluie récente parfume l’air.
Un million de feuilles se couchent par terre.

A la descente de la brume,
le bois secret s’allume.
L’enchantement est divin,
le temps n’a plus de fin.

Errer dans le bois,
voler du passé,
ramasser du thym
gentiment faire du thé.

Rarement le silence reste
dans ce ruisseau fascinant.
Caresser tout le savoir
dans les bras de maintenant.

Chloe Douglas, 1991

 

 

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