Photos de Josiane

mercredi 30 juillet

LE SANTA MARIA MANUELA

Tout à coup au loin, nous voyons arriver le voilier, un quatre mats, il va passer sous le pont, passer devant nous et s'amarrer plus loin.
Nous reviendrons demain pour le visiter

 

 

LE VOILIER

  

C’est un navire magnifique

Bercé par le flot souriant,

 Qui, sur l’océan pacifique,

 Vient du côté de l’orient!...

 Le flot s’y brise en étincelles,

 Ses voiles sont comme des ailes

 Au souffle qui vient les gonfler;

 Il vogue, il vogue vers la plage,

 Et, comme le cygne qui nage,

On sent qu’il pourrait s’envoler.

 

Victor Hugo

 

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mardi 29 juillet

EN ATTENDANT LE VOILIER

En bateau


L’étoile du berger tremblote
Dans l’eau plus noire et le pilote
Cherche un briquet dans sa culotte.

C’est l’instant, Messieurs, ou jamais,
D’être audacieux, et je mets
Mes deux mains partout désormais !

Le chevalier Atys, qui gratte
Sa guitare, à Chloris l’ingrate
Lance une oeillade scélérate.

L’abbé confesse bas Eglé,
Et ce vicomte déréglé
Des champs donne à son coeur la clé.

Cependant la lune se lève
Et l’esquif en sa course brève
File gaîment sur l’eau qui rêve.

Paul Verlaine

 

 

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lundi 28 juillet

LE PONT CHABAN-DELMAS

Sur le Pont Neuf

 

Sur le Pont Neuf j’ai rencontré
Mon autre au loin ma mascarade
Et dans le jour décoloré
Il m’a dit tout bas Camarade

 

Sur le Pont Neuf j’ai rencontré

Mon double ignorant et crédule

Et je suis longtemps demeuré
Dans ma propre ombre qui recule

 

 

Sur le Pont Neuf j’ai rencontré
Assis à l’usure des pierres
Le refrain que j’ai murmuré
Le rêve qui fut ma lumière

 

 

Aveugle aveugle rencontré
Passant avec tes regards veufs
Ô mon passé désemparé
Sur le Pont Neuf

 

 

Louis ARAGON

[Le Roman inachevé, 1956]

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Un voilier le Maria Luisa Manuela doit arriver et pour qu'il puisse passer dessous  il a fallu lever le pont Chaban Delmas, c'est ce que nous sommes venus voir car ce pont je ne l'avais pas encore vu. 

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dimanche 27 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (10) encore des ruines

Ruines

À Maurice Nicolle.

L'illustre ville meurt à l'ombre de ses murs ; 
L'herbe victorieuse a reconquis la plaine ; 
Les chapiteaux brisés saignent de raisins mûrs.

Le barbare enroulé dans sa cape de laine 
Qui paît de l'aube au soir ses chevreaux outrageux, 
Foule sans frissonner l'orgueil du sol Hellène.

Ni le soleil oblique au flanc des monts neigeux, 
Ni l'aurore dorant les cimes embrumées 
Ne réveillent en lui la mémoire des dieux.

Ils dorment à jamais dans leurs urnes fermées, 
Et quand le buffle vil insulte insolemment 
La porte triomphale où passaient des armées,

Nul glaive de héros apparu ne défend 
Le porche dévasté par l'hiver et l'automne 
Dans le tragique deuil de son écroulement.

Le sombre lierre a clos la gueule de Gorgone.

 

Pierre QUILLARD (1861-1912)

 

 

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samedi 26 juillet

LES MARAIS

Promenade sentimentale

Le couchant dardait ses rayons suprêmes
Et le vent berçait les nénuphars blêmes ;
Les grands nénuphars entre les roseaux
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi j'errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l'étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec la voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j'errais tout seul
Promenant ma plaie ; et l'épais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant dans ses ondes blêmes
Et les nénuphars, parmi les roseaux,
Les grands nénuphars sur les calmes eaux.

Paul Verlaine
Poèmes saturniens

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Domage aucun nénuphares n'étaient fleuris

 

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jeudi 24 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (9) Les ruines des grottes

 

Sacrés coteaux, et vous saintes ruines

Sacrés coteaux, et vous saintes ruines,
Qui le seul nom de Rome retenez,
Vieux monuments, qui encor soutenez
L'honneur poudreux de tant d'âmes divines :

Arcs triomphaux, pointes du ciel voisines,
Qui de vous voir le ciel même étonnez,
Las, peu à peu cendre vous devenez,
Fable du peuple et publiques rapines !

Et bien qu'au temps pour un temps fassent guerre
Les bâtiments, si est-ce que le temps
Oeuvres et noms finablement atterre.

Tristes désirs, vivez doncques contents :
Car si le temps finit chose si dure,
Il finira la peine que j'endure.

 

Joachim DU BELLAY (1522 - 1560)

 

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mardi 22 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BOREDEAUX (8)

L'offrande à la nature

Nature au coeur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité. 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence, 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon coeur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au coeur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature, 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

 

Anna de NOAILLES   (1876-1933)

 

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dimanche 20 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (7)

À Aurore


La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

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samedi 19 juillet

LE MAGNOLIA

ODE AU MAGNOLIA

Une fleur de magnolia
pure
ronde comme un cercle
de neige
monta jusqu’à ma fenêtre,
me réconciliant avec la beauté.
Entre ses feuilles lisses
- ocre et vert -
fermée,
elle était parfaite
comme un oeuf
céleste,
ouverte
elle était la pierre
de la lune,
Aphrodite embaumée,
planète de platine.
Ses grands pétales me rappelèrent
les draps
de la première lune
amoureuse,
et son pistil
érigé
était tour nuptiale
des abeilles.

Ô blancheur
entre
toutes les blancheurs,
fleur immaculée,
amour resplendissant,
odeur de neige blanche
et de citrons,
secrète secrétaire
de l’aurore,
coupole
des cygnes,
rayonnante apparition!

Comment
te chanter sans
toucher
ta
peau très pure,
t’aimer
seulement
aux pieds
de ta beauté,
et t’emporter
dormante
dans l’arbre de mon âme,
resplendissante, ouverte,
aveuglante,
sur la forêt obscure
des songes!

(Pablo Neruda)



 

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vendredi 18 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (6)

Les vieilles pierres

Les vieilles pierres racontaient le vent d'autan.
Dans la rivière, courait le rire des enfants.
Et, sous le pont, passaient le temps bien indolent,
Les soleils d'or aux ricochets étincelants.

S'amoncelaient les feuilles mortes dans le jardin,
La nostalgie des pluies d'été, près du moulin.
L'aquarelliste, sous son chapeau des lendemains,
Voyait flotter ses plus beaux rêves de gamin.

Les vieilles pierres racontaient le vent d'autan.
Et le pêcheur se transformait en confident.
Sur le clocher, montaient la dentelle d'encens,
Les ballons rouges partant pour le firmament. 


Couleur sépia recouvrait grappes de raisins,
Les tartines de chocolat, les doux refrains,
Les bulles de savon, les cuivres anciens,
Les confitures, même les pichets de vin.

Dans la rivière, tournaient le rire des enfants,
Les chevaux blancs, les carrousels, les cerfs-volants.
Les pétales d'un nénuphar, tout ruisselant,
Restaient figés sur une barque nommée "L'Armand".

L'aquarelliste, sous son chapeau des lendemains,
Voyait couler ses plus beaux rêves de gamin,
Les tartines de chocolat, les doux refrains,
Même les fantômes qui lui tendaient la main.

 

Elisabeth GALLET

 

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mardi 15 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (5)

 

Des fleurs fines.

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume 
Poussaient au bord de nos chemins 
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains 
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis 
En leur marche, sous le feuillage ; 
Une chanson d'enfant nous venait d'un village 
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne 
Sous la garde des longs roseaux 
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux 
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient 
Ensemble une même pensée, 
Nous songions que c'était notre vie apaisée 
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête 
Se parer et nous dire adieu ; 
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux 
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.

Émile Verhaeren (1855-1916).

 

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lundi 14 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (4)

 

Les canards

Rosemonde GÉRARD ROSTAND
Recueil : "Les Pipeaux"

Ils vont, les petits canards,
Tout au bord de la rivière,
Comme de bons campagnards.

Barboteurs et frétillards,
Heureux de troubler l’eau claire,
Ils vont, les petits canards.

Ils semblent un peu jobards,
Mais ils sont à leur affaire
Comme de bons campagnards

Dans l’eau pleine de têtards,
Où tremble une herbe légère,
Ils vont, les petits canards.

Marchant par groupes épars,
D’une allure régulière
Comme de bons campagnards ;

Amoureux et nasillards,
Chacun avec sa commère,
Comme de bons campagnards
Ils vont, les petits canards !

 

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dimanche 13 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (3)

Les cours d'eau

Il y a des grands fleuves
Au débit imposant
Qui baignent et abreuvent
Des peuples partisans.

Il y a des rivières
Dont le cours modéré
Fait la mer buissonnière
De plaines en marais.

Il y a des ruisseaux
Qui rythment les saisons
De quelques arbrisseaux
Dans le creux d'un vallon.

Il y a des torrents
Au chahut furibond
Dont le grossier courant
Se tarit en trois bonds.

Moi je suis une source
Au jet intermittent
Et qui reprend sa course
Lorsque, de temps en temps,

Une pluie effilée
Humecte le terrain
Rocheux et désolé
D'où je puise mon drain.

 

Renaud BOSC

 

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vendredi 11 juillet

LE PARC DE MAJOLAN-BORDEAUX (2)

LE CHANT DE L’EAU

 

L'entendez-vous, l'entendez-vous

Le menu flot sur les cailloux ?

Il passe et court et glisse,

Et doucement dédie aux branches,

Qui sur son cours se penchent,

Sa chanson lisse.

 

Là-bas,

Le petit bois de cornouillers

Où l'on disait que Mélusine

Jadis, sur un tapis de perles fines,

Au clair de lune, en blancs souliers

Dansa;

 

 

Le petit bois de cornouillers

Et tous ses hôtes familiers,

Et les putois et les fouines,

Et les souris et les mulots,

Ecoutent

Loin des sentes et loin des routes

Le bruit de l'eau...

 

Emile Verhaeren

 

 

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jeudi 10 juillet

LE PARC DE MAJOLAN - BORDEAUX (1)

Le marais.

C'est un marais dont l'eau dormante 
Croupit, couverte d'une mante 
Par les nénuphars et les joncs : 
Chaque bruit sous leurs nappes glauques 
Fait au chœur des grenouilles rauques 
Exécuter mille plongeons ;

La bécassine noire et grise 
Y vole quand souffle la bise 
De novembre aux matins glacés ; 
Souvent, du haut des sombres nues, 
Pluviers, vanneaux, courlis et grues 
Y tombent, d'un long vol lassés.

Sous les lentilles d'eau qui rampent, 
Les canards sauvages y trempent 
Leurs cous de saphir glacés d'or ; 
La sarcelle a l'aube s'y baigne, 
Et, quand le crépuscule règne, 
S'y pose entre deux joncs, et dort.

La cigogne dont le bec claque, 
L'œil tourné vers le ciel opaque, 
Attend là l'instant du départ, 
Et le héron aux jambes grêles, 
Lustrant les plumes de ses ailes, 
Y traîne sa vie à l'écart.

Ami, quand la brume d'automne 
Étend son voile monotone 
Sur le front obscurci des cieux, 
Quand à la ville tout sommeille 
Et qu'à peine le jour s'éveille 
À l'horizon silencieux,

Toi dont le plomb à l'hirondelle 
Toujours porte une mort fidèle, 
Toi qui jamais à trente pas 
N'as manqué le lièvre rapide, 
Ami, toi, chasseur intrépide, 
Qu'un long chemin n'arrête pas,

Avec Rasko, ton chien, qui saute 
À ta suite dans l'herbe haute, 
Avec ton bon fusil bronzé, 
Ta blouse et tout ton équipage, 
Viens t'y cacher près du rivage, 
Derrière un tronc d'arbre brisé.

Ta chasse sera meurtrière ; 
Aux mailles de ta carnassière 
Bien des pieds d'oiseaux passeront, 
Et tu reviendras de bonne heure, 
Avant le soir, en ta demeure, 
La joie au cœur, l'orgueil au front.



Théophile Gautier.

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Réhabilité en 2007, le parc de Majolan est un lieu de promenade et de détente au charme romantique.
Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2007, le parc de Majolan a reçu le prix national de mise en valeur du patrimoine en 2010. Il est labellisé «Jardin remarquable» par le Ministère de la Culture.19 hectares dont 5 hectares de plan d’eau
Des grottes construites à la chaux
Aire de jeux pour les enfants de 1 à 12 ans

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mercredi 09 juillet

LE PARC FLORAL (Fin)

   

LE CHANT DE L’EAU

 

L'entendez-vous, l'entendez-vous

Le menu flot sur les cailloux ?

Il passe et court et glisse,

Et doucement dédie aux branches,

Qui sur son cours se penchent,

Sa chanson lisse.

 

Là-bas,

Le petit bois de cornouillers

Où l'on disait que Mélusine

Jadis, sur un tapis de perles fines,

Au clair de lune, en blancs souliers

Dansa;

 

 

Le petit bois de cornouillers

Et tous ses hôtes familiers,

Et les putois et les fouines,

Et les souris et les mulots,

Ecoutent

Loin des sentes et loin des routes

Le bruit de l'eau...

 

Emile Verhaeren

 

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mardi 08 juillet

LE PARC FLORAL DE BORDEAUX (2)

Au bord de l'eau

S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe,
Le voir passer ;

Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
Le voir glisser ;

A l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
Le voir fumer ;

Aux alentours, si quelque fleur embaume,
S'en embaumer ;

Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
Tente, y goûter ;

Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
Chante, écouter...

Entendre au pied du saule où l'eau murmure
L'eau murmurer ;

Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
Le temps durer ;

Mais n'apportant de passion profonde
Qu'à s'adorer ;

Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer ;

Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
Sans se lasser,

Sentir l'amour, devant tout ce qui passe,
Ne point passer !

René-François SULLY PRUDHOMME   (1839-1907)

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lundi 07 juillet

LE PARC FLORAL DE BORDEAUX (1)

 

 

LA NATURE EST BELLE 

La nature si profonde soit-elle
Nous guide comme une ritournelle
Et la joie qui nous entoure
Nous apporte du secoure



Elle nous entraine vers d'autre contré 
Là où l'on n'a le droit de rêver
Pour enfin un beau jour espéré

Il faut tout oublier et faire table rase du passer



Ouvrir ses ailes au bonheur et à la joie
Pour pouvoir enfin croire en soi
Etre libre de regarder la nature 
Pour vivre enfin sans torture

 

Il faut seulement du calme et de la sérénité
Pour que l'on entende le vent dans les feuilles vibrer
Le temps passera pour nous calmé
Pour nous faire tout oublier

 

La douceur de ce moment merveilleux
Ne peut que nous rendre heureux
Alors il suffira d'ouvrir les yeux
Pour croire qu'il n'est la que pour être chaleureux

 Auteur inconnu

 

 

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dimanche 06 juillet

VISITE A LA ROSERAIE A BORDEAUX [2)

Les roses de Saadi

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées. 
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée. 
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.

 

Marceline DESBORDES-VALMORE   (1786-1859)

 

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samedi 05 juillet

VISITE A LA ROSERAIE A BORDEAUX (1)

La rose


À Madame M….

Quand la rose s’entr’ouvre, heureuse d’être belle,
De son premier regard elle enchante autour d’elle
Et le bosquet natal et les airs et le jour.
Dès l’aube elle sourit. La brise avec amour
Sur le buisson la berce, et sa jeune aile errante
Se charge en là touchant d’une odeur enivrante ;
Confiante, la fleur livre à tous son trésor.
Pour la mieux respirer en passant on s’incline ;
Nous sommes déjà loin, mais la senteur divine
Se répand sur nos pas et nous parfume encor.

Louise Ackermann, Contes et poésies (1863)

 

 

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 Ces photos ont été prises à la roseraie dans le parc floral de Bordeaux.

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