Photos de Josiane

mardi 17 janvier

ITXASSOU

Je viens de faire cette vidéo avec des photo que j'ai faite cet été

 

  

 

 

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lundi 16 janvier

LE PAYS BASQUE

Comme je n'ai toujours pas de nouvelles photos je vous cette vidéo que j'avais faite en mars 2010

 

 

 

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mardi 10 janvier

COUCHER DE SOLEIL

 

 

Comme en ce moment je ne prends pas veaucoup de photos, avec celles que j'ai je fais des vidéo. Donc nous allons à Anglet La barre

 

 

 

 

 

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lundi 09 janvier

EGLISE STE EUGENIE A BIARRITZ

 

 

 

 

 

 

Avec des photos que j'ai prise pendant les fête de Noël à Biarritz  que j'ai fait cette vidéo.

Il y avait ce beau spectacle de lumière avec  de la musique

 

 

 

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dimanche 08 janvier

FIN DE JOURNEE

La Fin

Pourquoi on aime tellement regarder le soleil qui se couche ?
Sur un lac doré, derrière une montagne rose
Ou sur une plage déserte un soir d’été
Cette boule de feu plongeant doucement dans la mer lointaine

Le soleil qui se lève, c’est l’expectation, le début
Mais les débuts sont vides, nous les comprenons
Les débuts sont là pour donner du sens aux fins

Nous sommes toujours fascinés par les fins
Même si ce ne sont que des fausses fins
Comme la fin d’un voyage ou d’un film
On sait bien qu’à la fin d’un film, l’histoire continue après
Il faut juste l’écrire

Le soleil qui se couche doucement un soir d’été
Nous ramène chaque fois vers cette fascination de la fin
La fin de la journée ou la fin sans fin ?

Regarder le soleil qui se couche nous aide à mieux comprendre
Que nous ne comprenons rien de la fin, car la fin c’est la fin
Et à la fin, il n’y a rien

Jules Delavigne, 

 

 

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Photos prisent à Anglet  La Barre

 

 

 

 

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mardi 03 janvier

BAyONE A LA TOMBEE DE LA NUIT

Nuit

Le ciel d'étain au ciel de cuivre 
Succède. La nuit fait un pas. 
Les choses de l'ombre vont vivre. 
Les arbres se parlent tout bas.

Le vent, soufflant des empyrées, 
Fait frissonner dans l'onde, où luit 
Le drap d'or des claires soirées, 
Les sombres moires de la nuit.

Puis la nuit fait un pas encore. 
Tout à l'heure, tout écoutait. 
Maintenant nul bruit n'ose éclore ; 
Tout s'enfuit, se cache et se tait.

Tout ce qui vit, existe ou pense, 
Regarde avec anxiété 
S'avancer ce sombre silence 
Dans cette sombre immensité.

C'est l'heure où toute créature 
Sent distinctement dans les cieux, 
Dans la grande étendue obscure, 
Le grand Être mystérieux !

 

VICTOR HUGO

 

 

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samedi 31 décembre

BONNE ANNEE

Petit lexique spécial 2017

Dire « oui » au bonheur
Dire « non » à la mauvaise humeur,
Dire « peut être » à l’avenir,
Dire « je ne t’oublie pas » aux souvenirs,
Dire « adieu » au stress,
Dire « pourquoi pas » à la paresse,
Dire « j’ai compris » aux erreurs,
Dire « plus jamais » aux jugements de valeur,
Dire « pardon » à la peine,
Dire « bye bye » à la haine,
Dire « heureusement que tu es là » à l’humour,
Dire « pour toujours » à l’amour,
Dire « reste là » à l’envie,
Dire « je t’aime » à la vie !

 

 

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jeudi 29 décembre

JEUX DE LUMIERES

Patrie intime

Je veux vivre seul avec toi
Les jours de la vie âpre et douce,
Dans l’assurance de la Foi,
Jusqu’à la suprême secousse.

Je me suis fait une raison
De me plier à la mesure
Du petit cercle d’horizon
Qu’un coin de ciel natal azure.

Mon rêve n’ai jamais quitté
Le cloître obscur de la demeure
Où, dans le devoir, j’ai goûté
Toute la paix intérieure.

Et mon amour le plus pieux,
Et ma fête la plus fleurie,
Est d’avoir toujours sous les yeux
Le visage de ma patrie.

Patrie intime de ma foi,
Dans une immuable assurance,
Je veux vivre encore avec toi,
Jusqu’au soir de mon espérance.

Nérée BeaucheminPatrie intime

 

 

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Ces photos ont été prises hier soir, le 28 décembre, à Bisrritz, à l'église saint Eugénie. Un spectacle de lumière, avec de la musique. C'était une merveille

 

 

 

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mercredi 21 décembre

LE RESTAURANT DES OISEAUX

Les oiseaux

Montez, montez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous le jour sans ombre et l’air, à vous les ailes
Qui font planer les yeux aussi haut que les coeurs !

Des plus parfaits vivants qu’ait formés la nature,
Lequel plus aisément plane sur les forêts,
Voit mieux se dérouler leurs vagues de verdure,
Suit mieux des quatre vents la céleste aventure,
Et regarde sans peur le soleil d’aussi près ?

Lequel sur la falaise a risqué sa demeure
Si haut qu’il vît sous lui les bâtiments bercés ?
Lequel peut fuir la nuit en accompagnant l’heure,
Si prompt qu’à l’occident les roseaux qu’il effleure,
Qnand il touche au levant, ne sont pas redressés ?

Fuyez, fuyez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous le jour, à vous l’espace ! à vous les ailes
Qui promènent les yeux aussi loin que les coeurs !

Vous donnez en jouant des frissons aux charmilles ;
Vos chantres sont des bois le délice et l’honneur ;
Vous êtes, au printemps, bénis dans les familles :
Vous y prenez le pain sur les lèvres des filles ;
Car vous venez du ciel et vous portez bonheur.

Les pâles exilés, quand vos bandes lointaines
Se perdent dans l’azur comme les jours heureux,
Sentent moins l’aiguillon de leurs superbes haines ;
Et les durs criminels chargés de justes chaînes
Peuvent encore aimer, quand vous chantez pour eux.

Chantez, chantez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous la liberté, le ciel ! à vous les ailes
Qui font vibrer les voix aussi haut que les coeurs !

René-François Sully PrudhommeStances et poèmes

 

 

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mardi 20 décembre

NOËL ARRIVE

Joyeux Noël à tous.

Recueil : La fête de Noël (1852)

C'était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
À l'heure où tout est calme, même les souris.
On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s'étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,
Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir d'un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c'était le jour.

Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué :
C'était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s'ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
« Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop ! »

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
Les coursiers s'envolèrent, jusqu'au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j'entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

 

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l'air d'un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d'un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
Mais d'un clin d'oeil et d'un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu'au dernier,
Et me salua d'un doigt posé sur l'aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l'entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble ils s'envolèrent comme une plume au vent.
Avant de disparaître le Père Noël cria :
« Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit. »


Clément Clarke Moore.
(1779-1863)



 

 

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Je sais je m'y prends un peu tôt mais mon désir était plus fort

 

 

 

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jeudi 15 décembre

A USTARITZ AU QUARTIER DES BOIS

Coucher de soleil

Spectacle ravissant ! ô nature immortelle ! 
L'horizon rouge encor du soleil qui nous fuit 
Va blanchir au couchant.
c'est l'heure solennelle 
Qui précède la nuit.
Rentrez dans le hameau, pâtres, troupeaux, bergères, 
Moissonneurs fatigués par les travaux du jour ; 
Vous, enfants vagabonds, ne tardez plus, vos mères 
Attendent le retour.
C'est le repas du soir, c'est l'heure où l'on se couche, 
Que vous faut-il de plus ? 
Vous dormirez en paix. 
Dans ces splendeurs que j'aime il n'est rien qui vous touche : 
Vous ne rêvez jamais.
Que vous fait cette nuit, ce calme, ce silence ? 
La lune, blanche reine, est sans attraits pour vous. 
Qu'importe que les flots murmurent en cadence : 
Que l'air soit pur et doux.
La pluie et la chaleur fécondent la nature : 
C'est l'été, dites-vous, et nos fruits vont mûrir. 
Rien qu'à voir le soleil dessécher la verdure, 
Je dis : Il faut mourir.
Où vais-je ? 
Qu'ai-je fait ? 
Laissez-moi, solitaire, 
M'égarer dans vos bois quand le hameau s'endort. 
Que ne puis-je, à mon tour recevoir mon salaire, 
Et rentrer dans le port ;
Rencontrer sur le seuil des enfants, une femme ; 
Partager avec eux et le lait et le miel ; 
Puis m'endormir joyeux, et le calme dans l'âme, 
Rendre grâces au ciel !
Votre tâche est finie, et la mienne commence... 
Te verrai-je bientôt accourir à ma voix, 
Ô muse ! ainsi que moi, tu cherches le silence, 
La nuit, au fond des bois.
Quelque chose là-bas se glisse comme une ombre. 
Serait-ce elle ?
 Non, non, la muse ne vient pas. 
C'est un enfant ; il veut que dans la forêt sombre, 
Quelqu'un guide ses pas.
Il va chercher au loin pour sa mère souffrante, 
L'habile médecin qui la saura guérir... 
Tu pleures, pauvre enfant, et ta marche est trop lente ; 
Reste, je vais courir.
Muse, j'ai vu la mère et l'enfant auprès d'elle ; 
Et le bon médecin leur donnant un peu d'or. 
Et j'ai dit s'il est vrai que la muse soit belle, 
Il est plus doux encor,
Il est plus beau d'agir, de changer la souffrance, 
En doux rayon d'espoir sur un visage humain, 
De secourir la femme, et de guider l'enfance
Et toi, muse, à demain . 

Auguste Ramus.

 

 

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mardi 13 décembre

A SAINT JEAN DE LUZ

Coucher de soleil

Spectacle ravissant ! ô nature immortelle ! 
L'horizon rouge encor du soleil qui nous fuit 
Va blanchir au couchant.
c'est l'heure solennelle 
Qui précède la nuit.
Rentrez dans le hameau, pâtres, troupeaux, bergères, 
Moissonneurs fatigués par les travaux du jour ; 
Vous, enfants vagabonds, ne tardez plus, vos mères 
Attendent le retour.
C'est le repas du soir, c'est l'heure où l'on se couche, 
Que vous faut-il de plus ? 
Vous dormirez en paix. 
Dans ces splendeurs que j'aime il n'est rien qui vous touche : 
Vous ne rêvez jamais.
Que vous fait cette nuit, ce calme, ce silence ? 
La lune, blanche reine, est sans attraits pour vous. 
Qu'importe que les flots murmurent en cadence : 
Que l'air soit pur et doux.
La pluie et la chaleur fécondent la nature : 
C'est l'été, dites-vous, et nos fruits vont mûrir. 
Rien qu'à voir le soleil dessécher la verdure, 
Je dis : Il faut mourir.
Où vais-je ? 
Qu'ai-je fait ? 
Laissez-moi, solitaire, 
M'égarer dans vos bois quand le hameau s'endort. 
Que ne puis-je, à mon tour recevoir mon salaire, 
Et rentrer dans le port ;
Rencontrer sur le seuil des enfants, une femme ; 
Partager avec eux et le lait et le miel ; 
Puis m'endormir joyeux, et le calme dans l'âme, 
Rendre grâces au ciel !
Votre tâche est finie, et la mienne commence... 
Te verrai-je bientôt accourir à ma voix, 
Ô muse ! ainsi que moi, tu cherches le silence, 
La nuit, au fond des bois.
Quelque chose là-bas se glisse comme une ombre. 
Serait-ce elle ?
 Non, non, la muse ne vient pas. 
C'est un enfant ; il veut que dans la forêt sombre, 
Quelqu'un guide ses pas.
Il va chercher au loin pour sa mère souffrante, 
L'habile médecin qui la saura guérir... 
Tu pleures, pauvre enfant, et ta marche est trop lente ; 
Reste, je vais courir.
Muse, j'ai vu la mère et l'enfant auprès d'elle ; 
Et le bon médecin leur donnant un peu d'or. 
Et j'ai dit s'il est vrai que la muse soit belle, 
Il est plus doux encor,
Il est plus beau d'agir, de changer la souffrance, 
En doux rayon d'espoir sur un visage humain, 
De secourir la femme, et de guider l'enfance
Et toi, muse, à demain . 

Auguste Ramus.

 

 

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dimanche 11 décembre

A BIARRITZ

Sur la côte

Un vent rude soufflait par les azurs cendrés,
Quand du côté de l’aube, ouverte à l’avalanche,
L’horizon s’ébranla dans une charge blanche
Et dans un galop fou de nuages cabrés.

Le jour entier, jour clair, jour sans pluie et sans brume,
Les crins sautants, les flancs dorés, la croupe en feu,
Ils ruèrent leur course à travers l’éther bleu,
Dans un envolement d’argent pâle et d’écume.

Et leur élan grandit encor lorsque le soir,
Coupant l’espace entier de son grand geste noir,
Les poussa vers la mer, où criaient les rafales,

Et que l’ample soleil de juin, tombé de haut,
Se débattit, sanglant, sous leur farouche assaut,
Comme un rouge étalon dans un rut de cavales.

Emile Verhaeren, Les bords de la route

 

 

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mercredi 07 décembre

LA VILLE

Une heure de soir

En ces heures de soirs et de brumes ployés
Sur des fleuves partis vers des fleuves sans bornes,
Si mornement tristes contre les quais si mornes,
Luisent encor des flots comme des yeux broyés.

Comme des yeux broyés luisent des flots encor,
Tandis qu’aux poteaux noirs des ponts, barrant les hâvres,
Quels heurts mous et pourris d’abandonnés cadavres
Et de sabords de bateaux morts au Nord ?

La brume est fauve et pleut dans l’air rayé,
La brume en drapeaux morts pend sur la cité morte ;
Quelque chose s’en va du ciel, que l’on emporte,
Lamentable, comme un soleil noyé.

Des tours, immensément des tours, avec des voix de glas,
Pour ceux du lendemain qui s’en iront en terre,
Lèvent leur vieux grand deuil de granit solitaire,
Nocturnement, par au-dessus des toits en tas.

Et des vaisseaux s’en vont, sans même, un paraphe d’éclair,
Tels des cercueils, par ces vides de brouillard rouge,
Sans même un cri de gouvernail qui bouge
Et tourne, au long des chemins d’eau, qu’ils tracent vers la mer.

Et si vers leurs départs, les vieux môles tendent des bras,
Avec au bout des croix emblématiques,
Par à travers l’embu des quais hiératiques,
Les christs implorateurs et doux ne se voient pas :

La brume en drapeaux morts plombe la cité morte,
En cette fin de jour et de soir reployé,
Et du ciel noir, comme un soleil noyé,
Lamentable, c’est tout mon cœur que l’on emporte.

Emile Verhaeren, Les apparus dans mes chemins

 

 

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LA VILLE DE BAYONNE LA NUIT

 

 

 

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lundi 05 décembre

LE CHEMIN

Va ton chemin sans plus t'inquiéter

Va ton chemin sans plus t'inquiéter !
La route est droite et tu n'as qu'à monter,
Portant d'ailleurs le seul trésor qui vaille,
Et l'arme unique au cas d'une bataille,
La pauvreté d'esprit et Dieu pour toi.

Surtout il faut garder toute espérance.
Qu'importe un peu de nuit et de souffrance ?
La route est bonne et la mort est au bout.
Oui, garde toute espérance surtout.
La mort là-bas te dresse un lit de joie.

Et fais-toi doux de toute la douceur.
La vie est laide, encore c'est ta soeur.
Simple, gravis la côte et même chante,
Pour écarter la prudence méchante
Dont la voix basse est pour tenter ta foi.

Simple comme un enfant, gravis la côte,
Humble comme un pécheur qui hait la faute,
Chante, et même sois gai, pour défier
L'ennui que l'ennemi peut t'envoyer
Afin que tu t'endormes sur la voie.

Ris du vieux piège et du vieux séducteur,
Puisque la Paix est là, sur la hauteur,
Qui luit parmi des fanfares de gloire.
Monte, ravi, dans la nuit blanche et noire.
Déjà l'Ange Gardien étend sur toi

Joyeusement des ailes de victoire.

Paul VERLAINE

 

 

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Ces photos ont été prises chez moi, à Ustaritz, au quartier des bois

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vendredi 02 décembre

LE TORRENT A ASCAIN

Le Torrent et la Rivière

 

Avec grand bruit et grand fracas 
Un Torrent tombait des montagnes : 
Tout fuyait devant lui ; l'horreur suivait ses pas ; 
Il faisait trembler les campagnes. 
Nul voyageur n'osait passer 

Une barrière si puissante : 
Un seul vit des voleurs, et se sentant presser, 
Il mit entre eux et lui cette onde menaçante. 
Ce n'était que menace, et bruit, sans profondeur ; 
Notre homme enfin n'eut que la peur. 
Ce succès lui donnant courage, 
Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours, 
Il rencontra sur son passage 
Une Rivière dont le cours 

Image d'un sommeil doux, paisible et tranquille 
Lui fit croire d'abord ce trajet fort facile. 
Point de bords escarpés, un sable pur et net. 
Il entre, et son cheval le met 
À couvert des voleurs, mais non de l'onde noire : 
Tous deux au Styx allèrent boire ; 
Tous deux, à nager malheureux, 
Allèrent traverser au séjour ténébreux, 
Bien d'autres fleuves que les nôtres. 
Les gens sans bruit sont dangereux : 
Il n'en est pas ainsi des autres. 

 

Jean de  la Fontaine

 

 

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jeudi 01 décembre

A ASCAIN

Le pont

Vague est le pont qui passe à demain de naguère

Et du milieu de l’âge on est des deux côtés

Le mur ne fait pas l’ombre et n’est pas la lumière

Qu’on appelait l’hiver qu’on nommera l’été

 

Il n’est pierre de moi qui dorme quand tu danses

Chacune est une oreille et chacune te voit

Ton immobilité me tient lieu de silence

Et chacun de tes mots tombe à l’envers de moi

 

Je dis à mots petits de grands espaces d’âge

Qui font en leur milieu croire qu’il est midi

J’ai peur d’être le pont qui prend pour son voyage

Le voyage de l’eau entre ses bras surpris

 

Il va neiger tantôt d’une neige si calme

Sur des rives de moi où j’hésite à courir

Que je m’attache à tout ce qui me semble halte

Sur la courbe attelée aux chevaux de mourir

 

 

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mercredi 30 novembre

LA NATURE - A ASCAIN

Voeu

Victor Hugo

Si j’étais la feuille que roule
L’aile tournoyante du vent,
Qui flotte sur l’eau qui s’écoule,
Et qu’on suit de l’oeil en rêvant ;

Je me livrerais, fraîche encore,
De la branche me détachant,
Au zéphyr qui souffle à l’aurore,
Au ruisseau qui vient du couchant.

Plus loin que le fleuve, qui gronde,
Plus loin que les vastes forêts,
Plus loin que la gorge profonde,
Je fuirais, je courrais, j’irais !

Plus loin que l’antre de la louve,
Plus loin que le bois des ramiers,
Plus loin que la plaine où l’on trouve
Une fontaine et trois palmiers ;

Par delà ces rocs qui répandent
L’orage en torrent dans les blés,
Par delà ce lac morne, où pendent
Tant de buissons échevelés ;

Plus loin que les terres arides
Du chef maure au large ataghan,
Dont le front pâle a plus de rides
Que la mer un jour d’ouragan.

Je franchirais comme la flèche
L’étang d’Arta, mouvant miroir,
Et le mont dont la cime empêche
Corinthe et Mykos de se voir.

Comme par un charme attirée,
Je m’arrêterais au matin
Sur Mykos, la ville carrée,
La ville aux coupoles d’étain.

J’irais chez la fille du prêtre,
Chez la blanche fille à l’oeil noir,
Qui le jour chante à sa fenêtre,
Et joue à sa porte le soir.

Enfin, pauvre feuille envolée,
Je viendrais, au gré de mes voeux,
Me poser sur son front, mêlée
Aux boucles de ses blonds cheveux ;

Comme une perruche au pied leste
Dans le blé jaune, ou bien encor
Comme, dans un jardin céleste,
Un fruit vert sur un arbre d’or.

Et là, sur sa tête qui penche,
Je serais, fût-ce peu d’instants,
Plus fière que l’aigrette blanche
Au front étoilé des sultans.

Victor HugoLes orientales

 

 

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mardi 29 novembre

BIARRITZ

Sur la côte

Un vent rude soufflait par les azurs cendrés,
Quand du côté de l’aube, ouverte à l’avalanche,
L’horizon s’ébranla dans une charge blanche
Et dans un galop fou de nuages cabrés.

Le jour entier, jour clair, jour sans pluie et sans brume,
Les crins sautants, les flancs dorés, la croupe en feu,
Ils ruèrent leur course à travers l’éther bleu,
Dans un envolement d’argent pâle et d’écume.

Et leur élan grandit encor lorsque le soir,
Coupant l’espace entier de son grand geste noir,
Les poussa vers la mer, où criaient les rafales,

Et que l’ample soleil de juin, tombé de haut,
Se débattit, sanglant, sous leur farouche assaut,
Comme un rouge étalon dans un rut de cavales.

Emile Verhaeren, Les bords de la route

 

 

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lundi 28 novembre

A BIARRITZ

L’homme et la mer
 
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
 
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
 
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
 
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !
 
Charles Baudelaire

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