Photos de Josiane

dimanche 19 novembre

LA NATURE EN AUTOMNE

L'automne

On voit tout le temps, en automne,
Quelque chose qui vous étonne,
C'est une branche, tout à coup,
Qui s'effeuille dans votre cou.

C'est un petit arbre tout rouge,
Un, d'une autre couleur encor,
Et puis, partout, ces feuilles d'or
Qui tombent sans que rien ne bouge.

Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.

Lucie DELARUE-MARDRUS (1874-1945)

 

 

 

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vendredi 17 novembre

LA NIVE

 La petite rivière

 

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat (1840-1909)

 


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jeudi 16 novembre

LA NATURE

Mon arbre


Il avait poussé par hasard
Dans notre cour sans le savoir
Comme un aveugle dans le noir
Mon arbre
Il était si petit
Que c'était mon ami
Car j'étais tout petit
Comme lui
J'attendais de lui le printemps
Avec deux ou trois fleurs d'argent
Un peu de vert, un peu de blanc
Mon arbre
Et ma vie s'accrochait
A cet arbre léger
Qui grandissait
Comme je grandissais 
  Je savais qu'à force d'amour
Avec un peu d'eau tous les jours
Il ferait exploser la cour
Mon arbre
Qu'il grimperait de joie
Bien par-dessus mon toit
Pour toucher le soleil
De ses doigts
Quand le printemps nous fut donné
Toute la cour le regardait
Se demandant jusqu'où irait
Mon arbre
Mais moi je savais bien
Qu'il irait très très loin
Qu'il monterait jusqu'au soleil
Au moins
Un jour il a fallu gagner
J'ai voyagé, j'ai travaillé
Mais je ne l'ai pas oublié
Mon arbre
Si je reviens chez moi
Et s'il est encor là
Qui sait s'il me reconnaîtra
Mon arbre, mon arbre, mon arbre


Louis Amade.

 

 

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mardi 14 novembre

L'AUTOMNE

Feuille rousse, feuille folle

Feuille rousse, feuille folle
Tourne, tourne, tourne et vole !
Tu voltiges au vent léger
Comme un oiseau apeuré.
Feuille rousse, feuille folle !
Sur le chemin de l’école,
J’ai rempli tout mon panier
Des jolies feuilles du sentier.
Feuille rousse, feuille folle !
Dans le vent qui vole, vole,
J’ai cueilli pour mon cahier
La feuille rousse qui dansait.

Luce FILLOL (1918- ...)

 

 

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dimanche 12 novembre

COUCHER DE SOLEIL

A l'heure où le soleil se couche

J'ai regardé par la fenêtre, hier après-midi,
A l'heure où, tous les jours, le soleil se couche,
A ce moment si beau où le jour finit.
Je n'ai pu fermer ni les yeux ni la bouche,
Ni bouger ni parler, tant j'étais éblouie.
Je suis restée là, sans geste et sans voix,
Essayant de vivre autant que je pouvais
Ce moment sublime comme l'éternité.
J'avais déjà vu des couchers de soleil,
Mais celui d'hier m'a ensorcelée.
Je ne saurais décrire cette absolue merveille
Que de ma fenêtre hier j'ai regardée.
Aucun mot ne pourrait, ni aucun pinceau,
Faire revivre l'instant qu'hier j'ai vécu.
Hier, j'ai compris le sens de ces mots :
"O temps ! suspends ton vol", pour l'avoir voulu.
L'étendue du ciel, si haut, si élevé,
Le rendait splendide, vibrant d'intensité,
Plus vif et plus immense que l'immensité,
Et le faisait plus beau qu'il n'a jamais été.
Une couleur rosée, mêlée au bleu du ciel,
Changeait à chaque seconde la couleur du ciel.
Les nuages de coton, mobiles et colorés,
Créaient des images et des formes insensées.
Tous les tons de rose, de vert et de bleu,
Du plus clair au moins clair et jusqu'au plus profond,
Défilaient dans le ciel et devant mes yeux,
Pour aller se fondre jusqu'à l'horizon,
En une seule couleur d'une beauté étrange,
Celle du firmament lorsqu'il est orange.
Brillant de mille feux, l'orange un peu rose,
Faisait pour les arbres un peu dénudés,
Bruns et un peu sombres, un fond qui les éclairait,
Quelques minutes encore avant l'obscurité
Profonde de la nuit, noire, foncée et sombre,
Qui allait succéder aux couleurs et aux ombres...
Eteignant les lumières, s'installait à son tour
La belle obscurité pour régner jusqu'au jour,
Majestueuse et grande, comme une belle fée,
Comme une ombre nouvelle, une autre éternité.

 

Fatimas AKROUT

 

 

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Photos prisent le 7 novembre de la fenêtre de la cuisine

 

 

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mardi 07 novembre

AUTOMNE

Roses d’automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.

Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.

En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.

Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Nérée Beauchemin

 

 

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Photos prisent cet après midi.  Avec ce beau temps je suis alée me promener

 

 

 

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mercredi 01 novembre

COUCHR DE SOLEIL A HANDAYE

 

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

 

Charles BEAUDELAIRE

 

 

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vendredi 27 octobre

L'AUTOMNE - FIN

 

Roses d’automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.

Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.

En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.

Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Nérée Beauchemin

 

 

 

 

 

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jeudi 26 octobre

L'AUTOMNE

L’automne

De boue le chemin est devenu.
Les arbres encore vivement vêtus.
La pluie récente parfume l’air.
Un million de feuilles se couchent par terre.

A la descente de la brume,
le bois secret s’allume.
L’enchantement est divin,
le temps n’a plus de fin.

Errer dans le bois,
voler du passé,
ramasser du thym
gentiment faire du thé.

Rarement le silence reste
dans ce ruisseau fascinant.
Caresser tout le savoir
dans les bras de maintenant.

Chloe Douglas, 1999

 

 

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mercredi 25 octobre

L'automne

Roses d’automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.

Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.

En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.

Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Nérée Beauchemin

 

 

 

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mardi 24 octobre

L'AUTOMNE

Sonnet d’automne

Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
 » Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? « 
– Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite,
Excepté la candeur de l’antique animal,

Ne veut pas te montrer son secret infernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeils m’invite,
Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je hais la passion et l’esprit me fait mal !

Aimons-nous doucement. L’Amour dans sa guérite,
Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :

Crime, horreur et folie ! – Ô pâle marguerite !
Comme moi n’es-tu pas un soleil automnal,
Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?

Charles BaudelaireLes fleurs du mal

 

 

 

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lundi 23 octobre

L'AUTOMNE

L'automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

 

Alphonse de LAMARTINE

 

 

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Photos prises cet après midi

 

 

 

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samedi 21 octobre

AUTOMNE

  Rêves d'Automne - (Alphonse de Lamartine)

 

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! 
Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! 
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature 
Convient à la douleur et plaît à mes regards ! 

 
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, 
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois, 
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière 
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! 

  
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, 
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, 
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire 
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! 

 
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, 
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui 
Je me retourne encore et d'un regard d'envie 
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! 

 
Peut-être l'avenir me gardait-il encore 
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? 
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore 
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ... 

 
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ; 
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ; 
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire, 
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

(Méditations poétiques) 

 

 

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mardi 17 octobre

L'AUTOMNE

Les feuilles d'automne

 

Quand le livre où s'endort chaque soir ma pensée, 
Quand l'air de la maison, les soucis du foyer, 
Quand le bourdonnement de la ville insensée 
Où toujours on entend quelque chose crier, 

Quand tous ces mille soins de misère ou de fête 
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné, 
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête, 
Le regard de mon âme à la terre tourné ; 

Elle s'échappe enfin, va, marche, et dans la plaine 
Prend le même sentier qu'elle prendra demain, 
Qui l'égare au hasard et toujours la ramène, 
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin. 

Elle court aux forêts où dans l'ombre indécise 
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix, 
Trouve la rêverie au premier arbre assise, 
Et toutes deux s'en vont ensemble dans les bois ! 

 

Victor Hugo 
Quand le livre

 

 

 

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TOUTES CES PHOTOS ONT ETE PRISES CE MATIN

 

 

 

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vendredi 13 octobre

LEVER DU JOUR

  Un lever de soleil   (Alphonse Lamartine)

 

L'Orient jaillit comme un fleuve, 
La lumière coule à long flot, 
La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve 
Et de ces cieux vieillis, l'aube sort aussi neuve 
Que l'aurore du jour, qui sortit du Très Haut. 

 
Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, 
Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, 
Et d'un sein plus léger l'homme aspire à la vie 
Quand un esprit divin vient englober ses sens.
 

 
Notre terre éblouie du rayon qui la dore, 
Nage plus mollement dans l'élastique éther, 
Comme un léger nuage enlevé par l'aurore 
Plane avec majesté sur les vagues de l'air. 

 
Les pointes des forêts que les brises agitent, 
Bercent l'ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ; 
Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent 
Parfume en s'exhalant le lit voilé des eaux. 

 
Celui qui sait d'où vient l'aurore qui se lève, 
Ouvre ses yeux noyés d'allégresse et d'amour, 
Il reprend son fardeau que la vertu soulève 
S'élance, et dit " Marchons à la clarté du jour ! "

(Harmonies poétiques II)

 

 

 

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lundi 09 octobre

EGLISE DE BANCA

La Petite Eglise

 

Je sais une église au fond d'un hameau

Dont le fin clocher se mire dans l'eau

Dans l'eau pure d'une rivière.

Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,

J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits

Faire une prière.          

Des volubilis en cachent l'entrée.

Il faut dans les fleurs faire une trouée

Pour venir prier en lieu saint.

Un calme imposant en saisit tout l'être

Avec le printemps un parfum pénètre,

Muguet et jasmin.

Des oiseaux parfois bâtissent leur nid

Sur la croix de bronze où Jésus souffrit.

Le vieux curé les laisse faire.

Il dit que leur chant est l'hymne divin

Qui monte des cœurs en le clair matin

Vers Dieu notre Père.

La petite église est simple ! Un grand cierge

Brûle dans la nuit au pied de la Vierge

Comme une étoile au firmament

Et la Vierge qui voit la peine des enfants

Leur redonne confiance pour ne pas tomber

Sur les chemins de la vie…

Quand tu seras las du monde et du bruit

Vient donc à pas lent quand tombe la nuit

Pousse la grande porte, élève ton regard

Pourquoi ne pas faire du bien à ton âme,

Comme les oiseaux qui viennent faire leur nid          

Dans les bras du Bon Dieu.

 

Jean Lumière

 

Ces belles photos ne sont pas de moi. Je suis allée me promener à Banca avec un grand ami. Ses photos sont tellement belles que je lui ai demandé si je pouvais les mettre sur mon blog. Il m'a autorisé, alors je vous laisse contempler son magnifique chef d'oeuvre

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samedi 07 octobre

LE CHEMIN

Le chemin creux

Le long d'un chemin creux que nul arbre n'égaie, 
Un grand champ de blé mûr, plein de soleil, s'endort, 
Et le haut du talus, couronné d'une haie, 
Est comme un ruban vert qui tient des cheveux d'or.

De la haie au chemin tombe une pente herbeuse 
Que la taupe soulève en sommet inégaux, 
Et que les grillons noirs à la chanson verbeuse 
Font pétiller de leurs monotones échos.

Passe un insecte bleu vibrant dans la lumière, 
Et le lézard s'éveille et file, étincelant, 
Et près des flaques d'eau qui luisent dans l'ornière 
La grenouille coasse un chant rauque en râlant.

Ce chemin est très loin du bourg et des grand'routes. 
Comme il est mal commode, on ne s'y risque pas. 
Et du matin au soir les heures passent toutes
Sans qu'on voie un visage ou qu'on entende un pas.

C'est là, le front couvert par une épine blanche, 
Au murmure endormeur des champs silencieux, 
Sous cette urne de paix dont la liqueur s'épanche 
Comme un vin de soleil dans le saphir des cieux,

C'est là que vient le gueux, en bête poursuivie, 
Parmi l'âcre senteur des herbes et des blés, 
Baigner son corps poudreux et rajeunir sa vie 
Dans le repos brûlant de ses sens accablés.

Et quand il dort, le noir vagabond, le maroufle 
Aux souliers éculés, aux haillons dégoûtants, 
Comme une mère émue et qui retient son souffle 
La nature se tait pour qu'il dorme longtemps.

 

Jean RICHEPIN (1849-1

 

 

 

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mercredi 04 octobre

COULEURS D'AUTOMNE

Matin d’Octobre

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François Coppée, Promenades et Intérieurs

 

 

 

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samedi 30 septembre

LE PETIT PONT DE PIERRE A SAINT ETIENNE DE BAÏGORY

Le vieux pont

 

Sur le vieux pont verdi de mousse, 
Et tout rongé de lichens roux, 
Deux amants parlaient à voix douce : 
Et c'était nous !

Lui, penché tendrement vers elle, 
Lui disait l'amour et la foi 
Qu'il portait en son cœur fidèle ; 
Et c'était moi !

Elle semblait, pâle, incertaine, 
Tremblante et pourtant sans effroi, 
Écouter une voix lointaine ; 
Et c'était toi !

Sur le vieux pont toujours le même, 
Deux amants ont pris rendez-vous : 
Il lui dit, elle croit, qu'il l'aime ; 
Ce n'est plus nous !

Auguste Angellier.

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vendredi 29 septembre

PISICULTURE DE BANCA

 

LES POISSONS


 Les poissons, les nageurs, les bateaux
Transforment l’eau.
L’eau est douce et ne bouge
Que pour ce qui la touche.

Le poisson avance
Comme un doigt dans un gant,
Le nageur danse lentement
Et la voile respire.

Mais l’eau douce bouge
Pour ce qui la touche,
Pour le poisson, pour le nageur, pour le bateau
Qu’elle porte
Et qu’elle emporte.


Paul ELURD

 

 

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