Photos de Josiane

samedi 23 septembre

BAHIA ET LINETTE

Message d'un petit chien

Quand je naîtrai, tu me choisiras,
Et pour la vie tu me garderas,
Et si parfois dans ta maison je m'oublie
Pardonne-moi je suis encore petit
Tu verras quand je grandirai
Propre, très sage, je deviendrai,
Je ne te demanderai presque rien
Une caresse et un peu de pain,
En échange, je veillerai sur tes biens
Et ne laisserai personne importuner les tiens
Mon amour et ma fidélité grandiront pour toi
Tu seras mon univers, mon avenir et ma joie
Tu seras mon seigneur et mon maître
Ton esclave et ton enfant je veux être
Sans hésiter, je te donnerai ma vie
Mais, s'il te plait, je t'en supplie
Ne m'abandonne pas...

 

Auteur inconnu

 

 

 

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jeudi 21 septembre

UN PETIT VISITEUR

Le chat

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.

Charles BaudelaireLes fleurs du mal

 

 

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mardi 19 septembre

A ANGLET LA BARRE

Au bord de la mer

Guy de Maupassant

Près de la mer, sur un de ces rivages
Où chaque année, avec les doux zéphyrs,
On voit passer les abeilles volages
Qui, bien souvent, n’apportent que soupirs,
Nul ne pouvait résister à leurs charmes,
Nul ne pouvait braver ces yeux vainqueurs
Qui font couler partout beaucoup de larmes
Et qui partout prennent beaucoup de coeurs.
Quelqu’un pourtant se riait de leurs chaînes,
Son seul amour, c’était la liberté,
Il méprisait l’Amour et la Beauté.
Tantôt, debout sur un roc solitaire,
Il se penchait sur les flots écumeux
Et sa pensée, abandonnant la terre
Semblait percer les mystères des cieux.
Tantôt, courant sur l’arène marine,
Il poursuivait les grands oiseaux de mer,
Imaginant sentir dans sa poitrine
La Liberté pénétrer avec l’air.
Et puis le soir, au moment où la lune
Traînait sur l’eau l’ombre des grands rochers,
Il voyait à travers la nuit brune
Deux yeux amis sur sa face attachés.
Quand il passait près des salles de danse,
Qu’il entendait l’orchestre résonner,
Et, sous les pieds qui frappaient en cadence
Quand il sentait la terre frissonner
Il se disait: Que le monde est frivole! »
Qu’avez-vous fait de votre liberté!
Ce n’est pour vous qu’une vaine parole,
Hommes sans coeur, vous êtes sans fierté!
Pourtant un jour, il y porta ses pas
Ce qu’il y vit, je ne le saurais dire
Mais sur les monts il ne retourna pas.

 

 

 

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vendredi 15 septembre

LE SOLEIL SE COUCHE A ANGLET HIER SOIR

 Coucher de soleil

 



Le soleil sur les monts s'écroule, 

 

S'empourpre, et, graduellement, 
Rétrécit son rayonnement, 
Toujours plus se ramasse en boule.

Sa grande âme presque exhalée, 
De ses derniers soupirs de feu 
Rougit la côte et le milieu 
De la solitaire vallée.

Et quand il s'éteint, descendu 
Sur un roc lierreux et fendu, 
Taché de noir comme les marbres,

Il figure, brûlant les yeux, 
Un saint sacrement monstrueux 
Qui saigne parmi des troncs d'arbres.

Maurice Rollinat.

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mercredi 13 septembre

DES REFLETS

Reflet des choses

 

Je suis le reflet des choses ;

Je ris jusqu’au bout des doigts.

Je ne suis ni vert, ni rose,

Je suis vous et je suis moi.

 

Hé ! je me métamorphose

Parfois en petit Chinois,

Je suis le reflet des choses ;

Je ris jusqu’au bout des doigts

 

Oui, je ris, je ris sans cause

De tout, de vous et de moi.

Jamais je ne me repose.

Je luis partout à la fois.

Je suis le reflet des choses.

 

Maurice Carême (Á l’ami Carême)

 

 

 

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Depuis quelque temps j'ai des problèmes pour mettre les photos sur mon blog. Pardonnez pour ces problèmes

 

 

 

 

 

 

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mardi 12 septembre

TEMPÊTE A ANGLET AU MOIS DE FEVRIER 2016

Une tempête

 

Une tempête 
Approchait, et je vis, en relevant la tête, 
Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ; 
Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon 
Frissonnait près de moi ; les branches tremblaient toutes, 
Et des passants lointains se hâtaient sur les routes. 
Cependant le nuage au flanc vitreux et roux 
Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous. 
On voyait dans des prés s'effarer les cavales, 
Et les troupeaux bêlants fuyaient. Par intervalles, 
Terreur des bois profonds, des champs silencieux, 
Emplissant tout à coup tout un côté des cieux, 
Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ; 
D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue, 
Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu, 
De grands poissons de flamme aux écailles de feu, 
Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées, 
En ce sombre océan de brume et de nuées 
Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir 
Se laissaient par instants vaguement entrevoir !

Victor Hugo.

 

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samedi 09 septembre

LA NATURE

À Aurore

George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

 

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mardi 05 septembre

COUCHER DE SOLEIL

Le soleil se couche

Le soleil se couche
Laissant place aux étoiles
À la lune
Ton visage apparaît
Au milieu de tous ces astres
Tu me souris de toute ta beauté
Je ferme les yeux sur cette image
Qui me fait rêver
Dans mon sommeil tu es là
Près de moi
Me donnant la main
Tu me racontes ta vie
Et je t'écoute
On s'assied sur un banc
Tu me prends dans tes bras
Le noir devient rose
Les fleurs fanées renaissent
Le temps s'est arrêté
Tu me regardes et tu me murmures
À toute à l'heure
Mon réveil sonne et je regarde mon natel
Il y a un message de toi
Je le lis
Et dès ce moment je sais
Que je vais passer une super journée
En ne pensant qu'à toi
Ma petite étoile...

- Stéphane Chevalier -



 

 

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samedi 02 septembre

LES HIRONDELLES

À l’hirondelle

 

Toi qui peux monter solitaire 
Au ciel, sans gravir les sommets, 
Et dans les vallons de la terre 
Descendre sans tomber jamais ; 

Toi qui, sans te pencher au fleuve 
Où nous ne puisons qu’à genoux, 
Peux aller boire avant qu’il pleuve 
Au nuage trop haut pour nous ; 

Toi qui pars au déclin des roses 
Et reviens au nid printanier, 
Fidèle aux deux meilleures choses, 
L’indépendance et le foyer ; 

Comme toi mon âme s’élève 
Et tout à coup rase le sol, 
Et suit avec l’aile du rêve 
Les beaux méandres de ton vol. 

S’il lui faut aussi des voyages, 
Il lui faut son nid chaque jour ; 
Elle a tes deux besoins sauvages : 
Libre vie, immuable amour. 

 

Sully Prudhomme 

 

 

 

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vendredi 01 septembre

LE POMMIER

PETITE POMME  

La petite pomme s'ennuie

De n'être pas encor cueillie.

Les grosses pommes sont parties.

Petite pomme est sans amie.

Comme il fait froid dans cet automne,

Les jours sont courts, il va pleuvoir.

Comme on a peur au verger noir

Quand on est seule et qu'on est pomme.

Je n'en peux plus, viens me cueillir,

Tu viens me cueillir, Isabelle.

Ah! que c'est triste de vieillir

Quand on est pomme et qu'on est belle!

Prends-moi doucement dans ta main

Laisse-moi me ratatiner

Bien au chaud sur ta cheminée

Et tu me mangeras demain.

Géo Norge

 

 

 

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mardi 29 août

LA RIVIERE

 La petite rivière

 

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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samedi 26 août

PROBLEMES

Veuillez bien me pardonner mais impossible de mettre les photos, elles n'apparaissent  pas sur le blog

Bon week end à toutes et à tous, je vous embrasse

 

Josiane

 

 

 

 

 

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mardi 22 août

NATURE A HUART MIXE

L'offrande à la nature

 

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité, 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon cœur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète, 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature. 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour, 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

Anna de Noailles.



 

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samedi 19 août

PETITE EGLISE

L'église

Simone, je veux bien. Les bruits du soir
Sont doux comme un cantique chanté par des enfants.
L'église obscure ressemble à un vieux manoir ;
Les roses ont une odeur grave d'amour et d'encens.

Je veux bien, nous irons lentement et bien sages, 
Salués par les gens qui reviennent des foins ;
J'ouvrirai la barrière d'avance à ton passage, 
Et le chien nous suivra longtemps d'un œil chagrin.

Pendant que tu prieras, je songerai aux hommes
Qui ont bâti ces murailles, le clocher, la tour, 
La lourde nef pareille à une bête de somme
Chargée du poids de nos péchés de tous les jours ;

Aux hommes qui ont taillé les pierres du portail
Et qui ont mis sous le porche un grand bénitier ;
Aux hommes qui ont peint des rois sur le vitrail
Et un petit enfant qui dort chez un fermier.

Je songerai aux hommes qui ont forgé la croix, 
Le coq, les gonds et les ferrures de la porte ;
À ceux qui ont sculpté la belle sainte en bois
Qui est représentée les mains jointes et morte.

Je songerai à ceux qui ont fondu le bronze
Des cloches où l'on jetait un petit agneau d'or, 
A ceux qui ont creusé, en l'an mil deux cent onze, 
Le caveau où repose saint Roch, comme un trésor ;

À ceux qui ont tissé la tunique de lin
Pendue sous un rideau à gauche de l'autel ;
À ceux qui ont chanté au livre du lutrin ;
À ceux qui ont doré les fermoirs du missel.

Je songerai aux mains qui ont touché l'hostie, 
Aux mains qui ont béni et qui ont baptisé ;
Je songerai aux bagues, aux cierges, aux agonies ;
Je songerai aux yeux des femmes qui ont pleuré.

Je songerai aussi aux morts du cimetière, 
A ceux qui ne sont plus que de l'herbe et des fleurs, 
À ceux dont les noms se lisent encore sur les pierres, 
À la croix qui les garde jusqu'à la dernière heure.

Quand nous reviendrons, Simone, il sera nuit close ;
Nous aurons l'air de fantômes sous les sapins, 
Nous penserons à Dieu, à nous, à bien des choses, 
Au chien qui nous attend, aux roses du jardin.

Remy de Gourmont (poème dédié à Francis Jammes), Simone, 1897.

 

 

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mercredi 16 août

Chapelle Saint-Nicolas d'Harambeltz à Ostabat-Asme (64)

Prière

Me voici devant Vous, contrit comme il le faut.
Je sais tout le malheur d’avoir perdu la voie
Et je n’ai plus d’espoir, et je n’ai plus de joie
Qu’en une en qui je crois chastement, et qui vaut
A mes yeux mieux que tout, et l’espoir et la joie.

Elle est bonne, elle me connaît depuis des ans.
Nous eûmes des jours noirs, amers, jaloux, coupables,
Mais nous allions sans trêve aux fins inéluctables,
Balancés, ballottés, en proie à tous jusants
Sur la mer où luisaient les astres favorables :

Franchise, lassitude affreuse du péché
Sans esprit de retour, et pardons l’un à l’autre…
Or, ce commencement de paix n’est-il point vôtre,
Jésus, qui vous plaisez au repentir caché ?
Exaucez notre voeu qui n’est plus que le vôtre.

Paul Verlaine, Poèmes divers

 

 

 

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Cette chapelle est située à la convergence de deux grandes voies de pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, celles de Vézelay et du Puy rejoignant à Ostabat la voie de Tours. 

À l'origine, la chapelle dépendait d'un prieuré dont la date de fondation est inconnue. Toutefois, Harambeltz est cité en 1059 sur le testament de Lope Eneco, vicomte de Baïgorry. Un hôpital est, entre autres dates, mentionné en 1106, 1201, 1381 pour la période médiévale. Il ne subsiste aucun vestige de l'hôpital dont il est juste montré une trace de son emplacement à l’extérieur, ni du logis prieural. 

Par lettres patentes en forme d'édit, données par Louis XVI à Versailles en novembre 1784, l'hôpital est rattaché à celui de Saint-Palais. Les donats d'Harambeltz, frères et sœurs hospitaliers que l’on retrouve dans toute la France médiévale, accèdent alors à la propriété des terres et des quatre donateries. Les propriétaires actuels de ces maisons, sont copropriétaires de la chapelle. 

La porte de la chapelle, en plein-cintre à double voussure, est surmontée d'un tympan décoré notamment d'un chrisme qui est daté du 12e ou du 14e siècle en fonction des auteurs.

L'édifice roman a été maintes fois restauré au cours des siècles. L'intérieur possède un riche décor des 17e et 18e siècles. Beau et grand retable baroque reprenant la légende de Saint Nicolas et des trois enfants. Beaucoup de panneaux en bois peints, la voûte est lambrissée au décor peint avec représentation des Evangélistes, statues de Saints, Vierge à l’enfant, etc. Ruinée au milieu du 20e siècle, la toiture a été refaite en 1960.


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mercredi 02 août

LEVER DU JOUR

LE SOLEIL DU MATIN

Le soleil du matin doucement chauffe et dore 
Les seigles et les blés tout humides encore, 
Et l’azur a gardé sa fraîcheur de la nuit. 
L’on sort sans autre but que de sortir ; on suit, 
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes, 
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes. 
L’air est vif. Par moment un oiseau vole avec 
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec, 
Et son reflet dans l’eau survit à son passage. 
C’est tout. 

Mais le songeur aime ce paysage 
Dont la claire douceur a soudain caressé 
Son rêve de bonheur adorable, et bercé 
Le souvenir charmant de cette jeune fille, 
Blanche apparition qui chante et qui scintille, 

Dont rêve le poète et que l’homme chérit, 
Evoquant en ses voeux dont peut-être on sourit 
La Compagne qu’enfin il a trouvée, et l’âme 
Que son âme depuis toujours pleure et réclame.

 

Paul VERLAINE


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lundi 31 juillet

LA CASCADE

 

La grande cascade

A cette heure, elle n'est sensible, 
La grande cascade du roc, 
Qui par son tonnerre d'un bloc, 
La nuit la rend toute invisible.

Et, pourtant, sa rumeur compacte 
Décèle son bavement fou, 
Sa chute à pic, en casse-cou, 
Son ruement lourd de cataracte.

Un instant, l'astre frais et pur 
Écarte son nuage obscur, 
Comme un oeil lève sa paupière ;

Et l'on croit voir, subitement, 
Crouler des murs de diamant 
Dans un abîme de lumière.

Maurice ROLLINAT   (1846-1903)

 

 

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vendredi 28 juillet

LE CHEMIN

Le chemin du bonheur…

Je connais un chemin qui conduit au bonheur,
Au parcours sinueux réservant des surprises,
Parsemé de cailloux et bordé par des fleurs,
Qui réveillent les sens par des odeurs exquises…

Il suffit de penser aux instants délicieux,
Où des flots de baisers submergeaient nos visages,
Où nos cœurs enlacés sous la voûte des cieux,
Se laissaient emporter jusque dans les nuages…


Il suffit d’accepter la douleur d’un chagrin,
Rejeter le néant d’une amour passagère,
Relever sans faillir la lourdeur du destin,
Accueillir simplement une main étrangère…

Il suffit de savoir regarder près de soi,
Ecouter attentif le chant des tourterelles
Et le souffle du vent suscitant un émoi,
Annonçant le retour des amours éternelles…

 

Alaun LALAUDE

 

 

 

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lundi 24 juillet

LES FLEURS

 Des fleurs fines

 

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume 
Poussaient au bord de nos chemins 
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains 
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis 
En leur marche, sous le feuillage ; 
Une chanson d'enfant nous venait d'un village 
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne 
Sous la garde des longs roseaux 
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux 
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient 
Ensemble une même pensée, 
Nous songions que c'était notre vie apaisée 
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête 
Se parer et nous dire adieu ; 
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux 
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.

Émile Verhaeren.

 

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samedi 22 juillet

LA NATURE

 L'offrande à la nature

 

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité, 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon cœur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète, 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature. 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour, 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

Anna de Noailles.

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