Photos de Josiane

lundi 15 septembre

LE CIEL HIER SOIR

 

Ciel brouillé

On dirait ton regard d'une vapeur couvert ;
Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?)
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l'indolence et la pâleur du ciel.

Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord,
Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort.

Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
Qu'allument les soleils des brumeuses saisons...
Comme tu resplendis, paysage mouillé
Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé !

Ô femme dangereuse, ô séduisants climats !
Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,
Et saurai-je tirer de l'implacable hiver
Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?

 

Charles BAUDELAIRE   (1821-1867)

 

 

 

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samedi 13 septembre

Clair de Lune


On tangue on tangue sur le bateau
La lune la lune fait des cercles dans l’eau
Dans le ciel c’est le mât qui fait des cercles
Et désigne toutes les étoiles du doigt
Une jeune Argentine accoudée au bastingage
Rêve à Paris en contemplant les phares qui dessinent
la côte de France
Rêve à Paris qu’elle ne connaît qu’à peine et qu’elle
regrette déjà
Ces feux tournants fixes doubles colorés à éclipses lui
rappellent ceux qu’elle voyait de sa fenêtre d’hôtel sur
les Boulevards et lui promettent un prompt retour
Elle rêve de revenir bientôt en France et d’habiter Paris
Le bruit de ma machine à écrire l’empêche de mener son
rêve jusqu’au bout.
Ma belle machine à écrire qui sonne au bout de chaque
ligne et qui est aussi rapide qu’un jazz
Ma belle machine à écrire qui m’empêche de rêver à
bâbord comme à tribord
Et qui me fait suivre jusqu’au bout une idée
Mon idée

Blaise Cendrars

 

 

 

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 C'est photos sont de 2007

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mercredi 10 septembre

LES EGLISES

 

L'église

Simone, je veux bien. Les bruits du soir
Sont doux comme un cantique chanté par des enfants.
L'église obscure ressemble à un vieux manoir ;
Les roses ont une odeur grave d'amour et d'encens.

Je veux bien, nous irons lentement et bien sages, 
Salués par les gens qui reviennent des foins ;
J'ouvrirai la barrière d'avance à ton passage, 
Et le chien nous suivra longtemps d'un œil chagrin.

Pendant que tu prieras, je songerai aux hommes
Qui ont bâti ces murailles, le clocher, la tour, 
La lourde nef pareille à une bête de somme
Chargée du poids de nos péchés de tous les jours ;

Aux hommes qui ont taillé les pierres du portail
Et qui ont mis sous le porche un grand bénitier ;
Aux hommes qui ont peint des rois sur le vitrail
Et un petit enfant qui dort chez un fermier.

Je songerai aux hommes qui ont forgé la croix, 
Le coq, les gonds et les ferrures de la porte ;
À ceux qui ont sculpté la belle sainte en bois
Qui est représentée les mains jointes et morte.

Je songerai à ceux qui ont fondu le bronze
Des cloches où l'on jetait un petit agneau d'or, 
A ceux qui ont creusé, en l'an mil deux cent onze, 
Le caveau où repose saint Roch, comme un trésor ;

À ceux qui ont tissé la tunique de lin
Pendue sous un rideau à gauche de l'autel ;
À ceux qui ont chanté au livre du lutrin ;
À ceux qui ont doré les fermoirs du missel.

Je songerai aux mains qui ont touché l'hostie, 
Aux mains qui ont béni et qui ont baptisé ;
Je songerai aux bagues, aux cierges, aux agonies ;
Je songerai aux yeux des femmes qui ont pleuré.

Je songerai aussi aux morts du cimetière, 
A ceux qui ne sont plus que de l'herbe et des fleurs, 
À ceux dont les noms se lisent encore sur les pierres, 
À la croix qui les garde jusqu'à la dernière heure.

Quand nous reviendrons, Simone, il sera nuit close ;
Nous aurons l'air de fantômes sous les sapins, 
Nous penserons à Dieu, à nous, à bien des choses, 
Au chien qui nous attend, aux roses du jardin.

Remy de Gourmont (poème dédié à Francis Jammes), Simone, 1897.

 

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Eglise de Bidaray

 

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L'intérieur d'un église basque avec ses galeries

 

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Eglise d'Espelette

 

Cambo

Eglise de Cambo

 

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L'intérieur de l'église de Cambo

 

Jatxou

Eglise de Jatxou

 

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Eglise de Banca village natal de mon mari et où je me suis mariée en 1978

 

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L'intérieur de cette église

 

 

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mardi 09 septembre

LE MONT URSUYA

Promenade nocturne.

La rosée arrondie en perles 
Scintille aux pointes du gazon ; 
Les chardonnerets et les merles 
Chantent à l'envi leur chanson ;

Les fleurs de leurs paillettes blanches 
Brodent le bord vert du chemin ; 
Un vent léger courbe les branches 
Du chèvrefeuille et du jasmin ;

Et la lune, vaisseau d'agate, 
Sur les vagues des rochers bleus 
S'avance comme la frégate 
Au dos de l'Océan houleux.

Jamais la nuit de plus d'étoiles 
N'a semé son manteau d'azur, 
Ni, du doigt entr'ouvrant ses voiles, 
Mieux fait voir Dieu dans le ciel pur.

Prends mon bras, ô ma bien-aimée, 
Et nous irons, à deux, jouir 
De la solitude embaumée, 
Et, couchés sur la mousse, ouïr

Ce que tout bas, dans la ravine 
Où brillent ses moites réseaux, 
En babillant, l'eau qui chemine 
Conte à l'oreille des roseaux.



Théophile Gautier.

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lundi 08 septembre

PETITES FLEURS

Le parterre de fleurs
 
Viens lentement t’asseoir
Près du parterre dont le soir
Ferme les fleurs de tranquille lumière
Laisse filtrer la grande nuit en toi :
Nous sommes trop heureux pour que sa mer d’effroi
Trouble notre prière.
Là-haut, le pur cristal des étoiles s’éclaire :
Voici le firmament plus net et translucide
Qu’un étang bleu ou qu’un vitrail d’abside ;
Et puis voici le ciel qui regarde à travers.
Les mille voix de l’énorme mystère
Parlent autour de toi,
Les mille lois de la nature entière
Bougent autour de toi
Les arcs d’argent de l’invisible
Prennent ton âme et sa ferveur pour cible.
Mais tu n’as peur, oh ! simple coeur,
Mais tu n’as peur, puisque ta foi
Est que toute la terre collabore
A cet amour que fit éclore
La vie et son mystère en toi.
Joins donc les mains tranquillement
Et doucement adore ;
Un grand conseil de pureté
Flotte, comme une étrange aurore,
Sous les minuits du firmament.
 
Emile Verhaeren

 

 

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vendredi 05 septembre

LE COL GAMIA

 

 

 

Montagne

Il y avait dans la montagne
Un bleu très tendre qui dormait
Il sortit du lit, s'étira
Et pris la forme d'une cloche.

A fleur de roche il s'est ouvert,
Ouvert à fleur de campanule.
Parfois l'abeille s'aventure
Dans cet azure près du battant.

Des sœurs plus jeunes se balancent,
Le bleu du ciel en fait le tour.
-Oh vieux sapins, votre abat-jour
Ne rabattra leur cadence.

Pas plus que le vent ne pourrait
Couper le vol des perdrix blanches,
Flocons nuageux qui se penche
Vers la neige et le sourcelet

Pierre Menanteau.

 

 

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Je voulais vous mettre des précisions, mais ils ne parlent que de l'hotel restaurant qui se trouve sur ce site

 

 

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jeudi 04 septembre

LE COL D'ISPEGUY

 

Les yeux bleus de la montagne

On trouve dans les monts des lacs de quelques toises,
Purs comme des cristaux, bleus comme des turquoises, 
Joyaux tombés du doigt de l'ange Ithuriel, 
Où le chamois craintif, lorsqu'il vient pour y boire, 
S'imagine, trompé par l'optique illusoire, 
Laper l'azur du ciel.

Ces limpides bassins, quand le jour s'y reflète, 
Ont comme la prunelle une humide paillette ; 
Et ce sont les yeux bleus, au regard calme et doux, 
Par lesquels la montagne en extase contemple, 
Forgeant quelque soleil dans le fond de son temple, 
Dieu, l'ouvrier jaloux !

 

Théophile GAUTIER  (1811 - 1872)

 

 

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mardi 02 septembre

PETITS COURS D'EAU SUR LE CHEMIN DE LARRAU

Les cours d'eau

Il y a des grands fleuves
Au débit imposant
Qui baignent et abreuvent
Des peuples partisans.

Il y a des rivières
Dont le cours modéré
Fait la mer buissonnière
De plaines en marais.

Il y a des ruisseaux
Qui rythment les saisons
De quelques arbrisseaux
Dans le creux d'un vallon.

Il y a des torrents
Au chahut furibond
Dont le grossier courant
Se tarit en trois bonds.

Moi je suis une source
Au jet intermittent
Et qui reprend sa course
Lorsque, de temps en temps,

Une pluie effilée
Humecte le terrain
Rocheux et désolé
D'où je puise mon drain.

 

Bernard BOSC

 

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lundi 01 septembre

CHEVAUX DANS LA MONTAGNE

Le cheval

Et le cheval longea ma page.

Il était seul, sans cavalier,
Mais je venais de dessiner
Une mer immense et sa plage.
Comment aurais-je pu savoir
D'où il venait, où il allait ?
Il était grand, il était noir,
Il ombrait ce que j'écrivais.

J'aurais pourtant dû deviner
Qu'il ne fallait pas l'appeler.
Il tourna lentement la tête
Et, comme s'il avait eu peur
Que je lise en son coeur de bête,
Il redevint simple blancheur.

Maurice Carême

 

 

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dimanche 31 août

LARRAU (2)

PETIT VILLAGE  

Petit village au bord des bois,

Petit village au bord des plaines,

Parmi les pommiers, non loin des grands chênes,

Lorsque j'aperçois

Le coq et la croix

De ton clocher d'ardoises grises,

De ton clocher fin,

A travers ormes et sapins,

D'étranges musiques me grisent ;

Je vois des yeux dans le soir étoilé :

Là je suis né...

 

Petit village au bord des champs,

Petit village entre les haies,

Tour à tour paré de fleurs et de baies,

Lorsque les doux chants

De ton frais printemps,

Quand l'odeur de tes violettes,

De tes blancs muguets

Pénètrent mon cœur inquiet,

J'oublie et tumulte et tempêtes ;

J'entends des voix dans le soir parfumé :

Là j'ai aimé...

 

Petit village aux courtils verts,

Petit village de silence,

Où la cloche sonne un vieil air de France,

J'aime les éclairs

De tes cieux couverts,

Ton soleil fin entre les arbres,

Les feux de tes nuits,

L'oeil fixe et profond de tes puits,

Ton doux cimetière sans marbres,

Plein d'oiseaux fous et luisant comme pré :

Là je viendrai...

 

Philéas Lebesgue

 

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samedi 30 août

LARRAU (1)

Village de montagne

Petit village de montagne
en pentes douces
où poussent
les petits châlets de bois
les maisons de pierre aussi.
Hâvre de paix et d'harmonie
la vie paisiblement s'écoule,
sans drame,
sans cri ;
seules les bêtes dans les champs
beuglent ou bêlent 
de temps en temps.
On vit ici à l'heure des saisons
pâturages, champignons
myrtilles sauvages,
et quand l'hiver, et son cortège
de froid, de neige,
pour de longs jours
fait son apparition
 tout le village enfile ses bottes
noue le cache-nez
et se chapeaute.
C'est alors que dans les cuisines
où crépitent les bûches dans la cheminée
on réchauffe la soupe, trempe les tartines
goûtant à la douceur,
en les faisant renaître,
 des gestes simples d'autrefois.

Poème  que j'ai trouvé sur internet mais je ne connais pas l'auteur

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vendredi 29 août

A NOTRE AMI JACQUES

L'amitié  

L’amitié me fait penser à la tendre enfance 
Synonyme de sagesse et de la pure innocence. 
L’amitié est toujours une aventure aux beaux souvenirs 
Qui rafraîchissent nos coeurs et ne risquent de finir. 
Dans notre vie, des évènements entrent et sortent 
Seuls, l’amitié et l’amour, restent et persistent. 
En amitié, c’est toujours le premier pas qui compte 
Ne jamais s'en méfier car c’est sûrement un bon escompte. 
Avec l’amitié on peut aider l’autre sans rien lui offrir 
C’est une tâche paisible sans qu’on risque d’en souffrir. 
L’amitié a le bien fait de soulager des âmes 
De combattre la souffrance et essuyer des larmes. 
L’amitié germe et grandit dans les cœurs tendres 
Ne vieillit pas et n’est jamais cendres. 
Les mots d’un bon ami peuvent consoler 
Quand l’âme est perdue et déboussolée. 
Pour un vrai ami, tu n’es plus une simple adresse 
Tu es la passion, l’espoir et la belle tendresse. 

Même si l’amitié n’est parfois qu’un simple mirage 

C’est une vraie passion que beaucoup se partagent. 
Alors, tendons nos bras et essayons de prouver 
Que l’amitié nous aide à s'évader et à mieux se retrouver.

Auteur inconnu

 

 

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Pour toi notre ami Jacques, tu es toujours présent dans nos coeurs

 

 

 

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jeudi 28 août

SUR LE CHEMIN DE HALAGE (4)

La forêt

Forêt silencieuse, aimable solitude, 
Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré !
Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
J'éprouve un sentiment libre d'inquiétude ! 
Prestiges de mon coeur ! je crois voir s'exhaler
Des arbres, des gazons une douce tristesse : 
Cette onde que j'entends murmure avec mollesse, 
Et dans le fond des bois semble encor m'appeler. 
Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière 
Ici, loin des humains !... Au bruit de ces ruisseaux, 


Sur un tapis de fleurs, sur l'herbe printanière, 
Qu'ignoré je sommeille à l'ombre des ormeaux ! 
Tout parle, tout me plaît sous ces voûtes tranquilles ;
Ces genêts, ornements d'un sauvage réduit, 
Ce chèvrefeuille atteint d'un vent léger qui fuit, 
Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles.
Forêts, dans vos abris gardez mes voeux offerts ! 
A quel amant jamais serez-vous aussi chères ? 
D'autres vous rediront des amours étrangères ; 
Moi de vos charmes seuls j'entretiens les déserts.

 

François-René DE CHATEAUBRIAND  (1768-1848)

 

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mardi 26 août

À Aurore


La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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C'est photos ont été prises sur le chemin de Halage

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lundi 25 août

SUR LE CHEMIN DE HALAGE (3)

Magie de la nature.

Sonnet.


Béant, je regardais du seuil d'une chaumière 
De grands sites muets, mobiles et changeants, 
Qui, sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent, 
Vivaient un infini d'espace et de lumière.

C'étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques, 
Des rocs pâmés de gloire et de solennité, 
Des chaos engendrant de leur obscurité 
Des éblouissements de forêts élastiques.

Je contemplais, noyé d'extase, oubliant tout, 
Lorsqu'ainsi qu'une rose énorme, tout à coup, 
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.

Un tel charme à ce point m'avait donc captivé 
Que j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé, 
La simple vision du ciel et des nuages !
 


Maurice Rollinat.

 

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dimanche 24 août

SUR LE CHEMIN DE HALAGE (2)

Sur le chemin

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Je m’évade vers cet horizon tracé
Contemplant devant moi cette campagne éclairée
Je marche en toute liberté dans cet espace éclatant de générosité
Oubliant derrière moi les soucis journaliers

Seul avec ce souffle léger je respire l’air parfumé
Je pense à ce moment paisible, seul par pitié
Ode à la nature sans cesse renouvelée
Après le printemps, nature renaissante de beauté

La brise nous porte comme des feuilles envolées
Des corbeaux lugubres croassent, cherchant leur proie en toute festivité
Parmi des oiseaux sifflotant de gaieté
Dans les arbres séculaires aux branchages élancés

Le ciel et parsemé de nuages endimanchés
Le vent caresse mes cheveux dorés
Les talus sont parsemés de haies agréables à regarder
Avec des fleurs sauvages colorées

C’est l’heure du retour après cette randonnée
Laissant derrière moi des instants appréciés
Je reviendrai chaque dimanche ensoleillé
Dans cette campagne enrichissante à rêver

 

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samedi 23 août

SUR LE CHEMIN DE HALAGE

 


Reflets 

 

Sous l’eau du songe qui s’élève,
Mon âme a peur, mon âme a peur !
Et la lune luit dans mon cœur, 
Plongé dans les sources du rêve.

Sous l’ennui morne des roseaux,
Seuls les reflets profonds des choses,
Des lys, des palmes et des roses,
Pleurent encore au fond des eaux.

Les fleurs s’effeuillent une à une
Sur le reflet du firmament,
Pour descendre éternellement
Dans l’eau du songe et dans la lune.

(Maurice Maeterlinck, Serres chaudes, 1889)

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vendredi 22 août

LE CHEVAL DANS LA MONTAGNE

Le cheval sauvage

Toi, qui vis dans les montagnes,
Qui hennit dans la nuit.
Au delà des campagnes,
Où ton souffle prend vit.
J'aperçois, ton regard scintillant,
Et ta crinière, bercée par le vent.

Toi qui vis sous les nuages,
Qui galop sans bruit.
Au delà des villages,
Tu m’as déjà senti.
Tu viens vers moi d'un pas hésitant,
Puis je te caresse tendrement.

Sylvia SABOT

 

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jeudi 21 août

LES CASCADES A LA RAILLERE : CAUTERETS

Cascades

Ruisseau,ruisseau, chante gaiement,
Car, dans quelques instants,
Ta douce mélodie,
Se répétera à l'infini,
Comme un murmure dans les mares,
Un écho dans la nuit.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

Torrent, torrent, dégringole vivement,
Des montagnes aux sommets d'argent,
Pour tomber avec fracas,
Dans un éclair d'incarnat,
Au soleil couchant;
Au fond des vallées qui s'endorment paisiblement.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

L'hivers a passé là,
Le chant des cascades n'est plus,
Qu'un faible murmure au fond des bois.
A la place de cheveux d'argent,
Scintillent des cheveux de cristal;
Sous lequels, un faible filet d'eau,
Coule, en chantant tristement
La venue du printemps.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

Rivière,rivière,qui court lentement,
Dans la plaine battue par les vents.
Entends-tu le plainif chant des mouettes?
C'est la mer qui approche.
La mer aux eaux turquoises,
Dans laquelle tu te jettes
En aval, avec un bruit de cymbales.
Comme un feu d'artifice,
Dans un morceau de ciel.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui scintillent au soleil couchant.

 

Laetitia ROCHE

 

 

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Ce sont des photos de mon fils

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mercredi 20 août

MON ORCHIDEE

ORCHIDEE

Tu ne peux avoir été crée,
Que par les doigts d'une fée.
Te ramasser, c'est te profanér,
Et abimer ta beauté
Cependant si belle à regarder,
Je ne peux que m'incliner,
Devant celui qui ta élevée.
Orchidée,chère orchidée,
Quelle fleur,plus belle serait mieux parée,
De mille couleurs irisée,
Aux milliers de saveur parfumée,
Oh bien aimée orchidée,
Tu me fais réver.

Fait par M ROBIN ANDRE LE 25/10/1987

 

 

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