Photos de Josiane

lundi 20 mai

LE PETIT TORRENT

Guy RANCOURT

Le torrent

Et ça gronde, et ça clapote
Et ça bruit, et ça cogne
Tout autour
Les mousses et fougères frissonnent
Les sabots de la vierge, clintonies et trilles tremblotent
Les iris, cornouillers et trientales se hérissent
Et tendent l’oreille
À la fureur et clameur du torrent

Et ça grouille, et ça bouille
Et ça claque, et ça craque
Tout autour
Les pins parasols et ormes lorgnent
Les saules pleurent et les hêtres grognent
Les ifs du Canada, aulnes et viornes se moquent
Du brassage et tapage du torrent

Et ça tourbillonne, et ça bouillonne
Et ça bataille, et ça colletaille
Tout autour
Les blocs erratiques et rochers massifs
Les immenses pierres dressées et orgueilleuses
Les crêtes rocheuses rebelles et fantasques
Adversaires farouches et éternels
Luttes sans merci face au courant déchaîné
Où triomphe toujours en empereur
Le torrent

(À Anne Hébert (1916-2000),écrivaine native
de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier)

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samedi 18 mai

LA RIVIERE

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Tranquillement elle suit son trajet,

Là une ride, ici un reflet

Ô la belle rivière !

Ô le sable clair !

  

Tourbillons d'eau qui nous emporteraient,

Fleurs à la dérive ou poissons d'or –

Comme un enfant voudrait

Vivre en ce décor !

 

 

Robert Louis Stevenson

 

 

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LA NIVE, FLEUVE QUI TRAVERSE USTARITZ

 

 

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dimanche 12 mai

L'ORCHIDEE

ORCHIDEE

Tu ne peux avoir été crée,
Que par les doigts d'une fée.
Te ramasser, c'est te profanér,
Et abimer ta beauté
Cependant si belle à regarder,
Je ne peux que m'incliner,
Devant celui qui ta élevée.
Orchidée,chère orchidée,
Quelle fleur,plus belle serait mieux parée,
De mille couleurs irisée,
Aux milliers de saveur parfumée,
Oh bien aimée orchidée,
Tu me fais réver.

Fait par M ROBIN ANDRE LE 25/10/1987

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samedi 11 mai

LE NUAGE

Le nuage ; Maurice Carême

 

 

Un nuage, parmi les autres, 

Reforme sans cesse un visage.

Il promène sur les villages

 

Un regard dont il ne sait rien,

Et s’il sourit au paysage,

Ce sourire n’est pas le sien.

 

Mais l’homme qui le voit sourire

Et qui sourit à son passage,

En sut-il jamais davantage ?

 

Maurice Carême

 

 

 

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jeudi 09 mai

L'ORCHIDEE

ORCHIDEE

Tu ne peux avoir été crée,
Que par les doigts d'une fée.
Te ramasser, c'est te profanér,
Et abimer ta beauté
Cependant si belle à regarder,
Je ne peux que m'incliner,
Devant celui qui ta élevée.
Orchidée,chère orchidée,
Quelle fleur,plus belle serait mieux parée,
De mille couleurs irisée,
Aux milliers de saveur parfumée,
Oh bien aimée orchidée,
Tu me fais réver.

Fait par M ROBIN ANDRE LE 25/10/1987

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dimanche 05 mai

LA CÔTE

Sur la côte

 

Un vent rude soufflait par les azurs cendrés,
Quand du côté de l’aube, ouverte à l’avalanche,
L’horizon s’ébranla dans une charge blanche
Et dans un galop fou de nuages cabrés.

Le jour entier, jour clair, jour sans pluie et sans brume,
Les crins sautants, les flancs dorés, la croupe en feu,
Ils ruèrent leur course à travers l’éther bleu,
Dans un envolement d’argent pâle et d’écume.

Et leur élan grandit encor lorsque le soir,
Coupant l’espace entier de son grand geste noir,
Les poussa vers la mer, où criaient les rafales,

Et que l’ample soleil de juin, tombé de haut,
Se débattit, sanglant, sous leur farouche assaut,
Comme un rouge étalon dans un rut de cavales.

Emile Verhaeren, Les bords de la route

 

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Ces photos ont été prises hier, Samedi, l'après midi. Le temps était couvert et on a terminé sous la pluie

 

 

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jeudi 02 mai

LE CONTRE JOUR

 

Harmonie du soir

 

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Charles Baudelaire (1821-1867)

 

 

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mardi 23 avril

LE PONT

Le Pont Mirabeau

Guillaume Apollinaire

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

 

 

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samedi 20 avril

BONNE FÊTE DE PÂQUES

Court Poème Jour de Pâques

Qu’il est beau ce jour que nous offre le printemps
Naissance des fleurs et joie des enfants
Jour où la vie trouve une nouvelle saveur
Afin d’emplir nos cœurs d’un doux bonheur

Qu’il est doux ce dimanche printanier
Renaissance de la nature, joie du jardinier
Jour où la vie se fait plus belle et intense
La nature est en fête, bonheurs des sens

Qu’il est beau ce jour de renouveau
Où tout autour de nous devient plus beau
Grand Jour d’espoir et d’espérance
Soyons en paix, saisissons notre chance

Qu’il est beau ce jour que nous offre le printemps
Naissance des fleurs et joie des enfants
Jour où la vie trouve une nouvelle saveur
Afin d’emplir nos cœurs d’un doux bonheur

Auteur de ce Poème: Hamoudi AIFA

Meilleurs Voeux de Joyeuses Pâques Poétiques à tous

 

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vendredi 19 avril

Des Millepertuis

Michel MIAILLE

Ballade du millepertuis

J'ai plus de cent perforations
Qui me font un curieux visage
Et suscitent quelques questions
Chez tous mes compagnons d'herbage;
Des trous me sont un habillage
Comme des passages gratuits
Mais avec sa couleur très sage,
Admirez le millepertuis.

Je soigne bien des émotions,
Celles des humains de tout âge,
Faisiueurs d'étranges décoctions
Calmant la douleur ou la rage
Et, par un très curieux mariage,
Je guéris bien des amux fortuits;
Moi seul fai fuir le surmenage,
Admirez le millepertuis.

Je soulève quelques questions
Par mon jaune et ma douce image
Et dans vos classifications
J'ai plein d'espèces en patatge
Et d'autres fleurs en voisinage;
Quand, dans leurs merveilleux étuis,
Les plantes sont en assemblage,
Admirez le millepertuis.

Princes, pour vaincre votre rage,
Croquez la nature et ses fruits
Et, dans quelque vagabongage,
Admirez le mille pertui

 

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Je reviens vous souhaiter à toutes et tous une très bonne fête de Pâques

Grosses bises

 

 

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dimanche 14 avril

L'0RCHIDEE

Fleur si sauvage et si belle
Qui demande tant d attention
Et qui au moindre faut pas
Se meurt pour ne plus refleurir...
Une orchidée
Fleur si differentes des autres
Qui peut d un seul coup
Revivre en nous offrant
Une branche des plus odorantes
Une orchidée
Fleur exotique
Fleur convoitée
Fleur mysterieuse
Fleur tout simplement ...

 

 

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jeudi 11 avril

LES FLEURS DE POMMIER

 

Les champs sont comme des damiers
Teintés partout du blé qui lève.
Avril a mis sur les pommiers
Sa broderie exquise et brève.

Avant que les soleils brutaux
Aient fait jaunir l'herbe et la branche,
C'est la gloire de nos coteaux
D'avoir cette couronne blanche.

Malgré les feuillages légers,
Les jardins sont tout nus encore,
Mais les fleurs couvrent les vergers
Qui rayonnent comme une aurore.

La campagne gaie est vraiment
Belle et divinement coiffée ;
Les pommiers ont un air charmant
Avec leur tête ébouriffée.

Une étoile blanche est leur fleur
Qu'Avril peut brûler d'une haleine.
Le Chinois en peint la pâleur
Sur les tasses de porcelaine.

Elle n'a pas d'odeur ; elle est
Délicate, charnue et grasse ;
Blanche et mate comme le lait,
Aussi légère que la grâce.

Elle semble s'enorgueillir
Du fragile trésor du germe.
Il faut la voir sans la cueillir
A cause du fruit qu'elle enferme.

Cependant sur le front aimé
Qui s'éclaire de l'embellie,
Pas une seule fleur de mai
N'est, à vrai dire, aussi jolie.

J'ai là, tout au fond de mon cœur
Un souvenir de matinée :
Des fleurs prises d'un doigt moqueur...
Mais je ne sais plus quelle année !

Albert Mérat.

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Ce pommier a été planté par mon mari

 

 

 

 

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mardi 09 avril

PAYSAGE A UHART MIXE

Nuit de printemps

Le ciel est pur, la lune est sans nuage :
Déjà la nuit au calice des fleurs
Verse la perle et l’ambre de ses pleurs ;
Aucun zéphyr n’agite le feuillage.
Sous un berceau, tranquillement assis,
Où le lilas flotte et pend sur ma tête,
Je sens couler mes pensers rafraîchis
Dans les parfums que la nature apprête.
Des bois dont l’ombre, en ces prés blanchissants,
Avec lenteur se dessine et repose,
Deux rossignols, jaloux de leurs accents,
Vont tour à tour réveiller le printemps
Qui sommeillait sous ces touffes de rose.
Mélodieux, solitaire Ségrais,
Jusqu’à mon cœur vous portez votre paix !
Des prés aussi traversant le silence,
J’entends au loin, vers ce riant séjour,
La voix du chien qui gronde et veille autour
De l’humble toit qu’habite l’innocence.
Mais quoi ! déjà, belle nuit, je te perds !
Parmi les cieux à l’aurore entrouverts,
Phébé n’a plus que des clartés mourantes,
Et le zéphyr, en rasant le verger,
De l’orient, avec un bruit léger,
Se vient poser sur ces tiges tremblantes.

François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature, 1784-1790

 

 

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lundi 08 avril

LORCHIDEE

René DOMENGET

L'Orchidée

Cette orchidée blanche au cœur mauve,
Trônant sur la table au salon,
Fait que du fond de mon alcôve,
J'entends vibrer comme un violon ;
Ce vibrato ramène à moi
Tous les échos de ton amour,
Laissant dans mon cœur en émoi,
Les souvenirs de si beaux jours.

T'en souviens-tu ma tendre aimée,
Nous étions cœur à cœur lié,
Et dans nos âmes enflammées,
Vivait un monde ensoleillé ;
Un monde fait pour toi pour moi,
Sur mesure, sans anicroche,
Pas de censeur, aucune loi,
Un amour pur comme eaux de roche.

Pour nous les oiseaux dans les branches
Faisaient sonner un chant très doux,
En farandole les pervenches,
Formaient un cercle autour de nous.
Nous étions blottis là, dans l'ombre,
Corps contre corps, cœur contre cœur,
Eloignant toute pensée sombre,
Buvant à grands traits le bonheur.

Le vin de la félicité
Coulait en nous comme un nectar,
Que des déesses en beauté
Nous servaient ; mais il se fait tard,
Avec le temps est venu l'âge,
Où même si l'on reste fou,
On ne va plus sous le feuillage,
Se rouler à l'ombre du houx.

Mais l'orchidée blanche au cœur mauve,
Qui trône là dans le salon,
Amène au fond de mon alcôve
La symphonie de cent violons,
Qui jouent un air, toujours le même,
Une chanson de troubadour,
Qui en tout temps vente l'amour,
D'une orchidée qui dit : je t'aime.


Chambéry avril 2001

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jeudi 04 avril

FLEURS DE CERISIER

Le cerisier

 

Un cerisier se mit à rire

Sans savoir pourquoi.

Les moineaux, tous à la fois,

Rirent de l’entendre rire.

 

Ce rire gagna les maisons

Et, par-dessus les bois,

Déferla jusqu’à l’horizon.

 

« Que se  passe-t-il dans le monde ? »

Dit Dieu surpris.

Il vint à la fenêtre ronde 

Du paradis.

 

Et comme, autour du cerisier,

Le monde riait aux éclats

Sans savoir pourquoi,

 

Dieu lui-même dut se cacher

Le visage dans les mains

Pour que les anges et les saints

 

Ne le voient pas rire pour rien.

 

Maurice Carême (La lanterne magique)

 

 

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mardi 02 avril

LEPOMMIER EN FLEURS

L'ARBRE DE VIE

PAR ASTI

 

Hier j'étais une frêle petite graine
germant sans cesse vers la lumière.
J'étais plein d'ardeur et d'ambition
m'élevant heureux vers les sommets.
A la découverte de ce nouveau monde,
verdoyant à souhait, je frémissais emplis de vie,
à l'aube de mes premiers printemps.

Aujourd'hui je trône de ma hauteur sereine
en regardant ce monde de prière.
Fier de mon imposante position
mais tant de pensées désespérées.
Quel triste et sombre résultat immonde
qui a fait perdre éclat à ma chevelure défraichit,
au zénith de mes flamboyants automnes.

Demain mes bois séchés de leurs veines
verront-ils encore ces merveilles d'hier.
Ou seulement la noirceur de vos actions
qui rendent l'eau impropre et pollué.
Le poids de l'air impur se noie dans l'onde
et passe l'aile du temps qui m'affaiblis,
au crépuscule de mon éternel hivers.

 

 

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dimanche 31 mars

VUE SUR LA NATURE

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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Séjour à Uhart Mixe

 

 

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jeudi 14 mars

OBSERVATOIRE

À Aurore

George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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Des observatoires

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mardi 12 mars

LA NATURE

 La nature est pleine d'amour

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les chansons des rues et des bois (1865).

La nature est pleine d'amour, 
Jeanne, autour de nos humbles joies ; 
Et les fleurs semblent tour à tour 
Se dresser pour que tu les voies.

Vive Angélique ! à bas Orgon ! 
L'hiver, qu'insultent nos huées, 
Recule, et son profil bougon 
Va s'effaçant dans les nuées.

La sérénité de nos coeurs, 
Où chantent les bonheurs sans nombre, 
Complète, en ces doux mois vainqueurs, 
L'évanouissement de l'ombre.

Juin couvre de fleurs les sommets, 
Et dit partout les mêmes choses ; 
Mais est-ce qu'on se plaint jamais 
De la prolixité des roses ?

L'hirondelle, sur ton front pur, 
Vient si près de tes yeux fidèles 
Qu'on pourrait compter dans l'azur 
Toutes les plumes de ses ailes.

Ta grâce est un rayon charmant ; 
Ta jeunesse, enfantine encore, 
Éclaire le bleu firmament, 
Et renvoie au ciel de l'aurore.

De sa ressemblance avec toi 
Le lys pur sourit dans sa gloire ; 
Ton âme est une urne de foi 
Où la colombe voudrait boire.

Victor Hugo.

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Photos prisent en mai 2017

 

 

 

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jeudi 07 mars

LE CHEMIN

Titre : Au bout du chemin

Poète : Charles Guérin (1873-1907)

Recueil : Le semeur de cendres (1901).

Au bout du chemin 
Le soleil se couche ; 
Donne-moi ta main, 
Donne-moi ta bouche.

Comme un cœur sans foi 
Cette source est noire ; 
J'ai soif, donne-moi 
Tes larmes à boire.

Ô chute du jour ! 
Des angélus sonnent ; 
Donne-moi l'amour 
Dont tes seins frissonnent.

La route descend, 
Blanc ruban de lieues, 
Le dernier versant 
Des collines bleues.

Arrêtons-nous ; vois, 
Là-bas, ce feuillage 
Où fument des toits, 
Où rêve un village :

C'est là que je veux 
Dormir sous les portes, 
Parmi tes cheveux 
Pleins de feuilles mortes.

Charles Guérin.

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