Photos de Josiane

mercredi 29 mars

MON POMMIER

Le pommier en fleurs

 

Joli pommier aux fleurs pastel
Reprend vigueur et force
Des racines jusqu’à l’écorce
Sous l’ombre furtive des premières hirondelles

Et laisse se poser sur tes petits bouquets
Roses pâles et ceux violacés
Les papillons courageux des soleils frisquets
Et réchauffe-les pour moi dans tes branches enlacées.

 

Guillaume PREVEL

 

 

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samedi 25 mars

L'ORCHIDEE

ORCHIDEES POEME DE THOMAS ANDRE©

Comme une reine sans couronne,
Elle trône au milieu des autres fleurs et rayonne,
Jouant de sa hauteur,
Et de sa splendeur,

Elle qui n’a point d’odeur,
S’en remet à ses pétales de douceur.
S’obligeant souvent à pavoiser,
Pour se tenir toujours développée et désigner,

Parmi le lot de ces cousines odorantes,
Elle agite son arrogance,
Et faisant miroiter sa constance,
Parmi ces fleurs évaporantes,

Elle, assume une durée de vie,
Qui la favorise, et lui laisse dérouler sa vie,
Engendrant des boutons,
De les éclore, sans être quand même, aussi résistants que les fleurs de cotons.

La démocratisation de l’orchidée,
Nous permette d’y avoir accès,
De même de nombreux salons sont organisés
Mettant en valeur la beauté de l’orchidée.

A la splendeur de sa parure,
Elle illumine nos dorures,
Et donne un aspect royal,
Par son port primordial.

Orchidées fleurs de rêve,
Au fond de moi je te cherche sans trêve,
Sachant que ta destinée est moins d’être sauvage,
Que de vivre en symbiose dans notre cadre loin de tes rivages.

 

 

 

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vendredi 24 mars

FIN DE JOURNEE

 Coucher de soleil

Poète : Maurice Rollinat (1846-1903)

 


Le soleil sur les monts s'écroule, 
S'empourpre, et, graduellement, 
Rétrécit son rayonnement, 
Toujours plus se ramasse en boule.

Sa grande âme presque exhalée, 
De ses derniers soupirs de feu 
Rougit la côte et le milieu 
De la solitaire vallée.

Et quand il s'éteint, descendu 
Sur un roc lierreux et fendu, 
Taché de noir comme les marbres,

Il figure, brûlant les yeux, 
Un saint sacrement monstrueux 
Qui saigne parmi des troncs d'arbres.

Maurice Rollinat.

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jeudi 23 mars

DES FLEURS

 

 

 

 

 

 

 

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mardi 21 mars

UN PETIT CHEMIN

 

 

C’est un petit chemin

C’est un petit chemin
Noyé dans la verdure,
Quand vient le mois de mai
C’est fou ce qu’il sent bon !
On y oublie le monde,
Et ses fureurs, et ses blessures,
On n’y entend plus rien
Que le chant des oiseaux
Cachés dans les buissons….
Tout au bout du chemin,
Là-bas, dans la forêt,
Comme dans un tableau
Le vert sombre des pins
Se mélange en douceur
Au vert tendre des chênes…
Dans ce monde en folie
Plein de peurs et de haine,
C’est un havre de paix
Que ce petit chemin…
Je m’y trouve si bien
Que je voudrais l’offrir
Aux enfants de la guerre,
Qu’ils y oublient leurs larmes,
Leur terreur, leur chagrin.
Mais ça, je ne peux pas.
Alors, je rêve bien souvent
Qu’ils sont là…
Je les prends par la main
Et puis je les emmène
A l’abri
Des tyrans de la Terre,
Ecouter les oiseaux,
Sentir l’odeur des fleurs
Et être heureux, enfin,
Dans mon petit chemin…..!

Avril 1995    Simone BONNAURE

 

 

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Heureusement que dimanche il faisait beau, j'ai pu en profiter une petit peu.

 

 

 

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lundi 20 mars

LE PRINTEMPS

Après l’hiver

N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

26 juin 1878

Victor Hugo

 

 

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dimanche 19 mars

LE PRINTEMPS

Printemps

C’est la jeunesse et le matin.
Vois donc, ô ma belle farouche,
Partout des perles : dans le thym,
Dans les roses, et dans ta bouche.
L’infini n’a rien d’effrayant ;
L’azur sourit à la chaumière ;
Et la terre est heureuse, ayant
Confiance dans la lumière.
Quand le soir vient, le soir profond,
Les fleurs se ferment sous les branches ;
Ces petites âmes s’en vont
Au fond de leurs alcôves blanches.
Elles s’endorment, et la nuit
A beau tomber noire et glacée,
Tout ce monde des fleurs qui luit
Et qui ne vit que de rosée,
L’œillet, le jasmin, le genêt,
Le trèfle incarnat qu’avril dore,
Est tranquille, car il connaît
L’exactitude de l’aurore.

Victor HUGO

 

 

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samedi 18 mars

LE LAC DE SAINT PEE SUR NIVELLE

Le lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, 
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

 

Alphonse LAMARTINE

 

 

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lundi 13 mars

LEVER DE SOLEIL A ITSASSOU

Le soleil du matin doucement chauffe et dore

Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Les seigles et les blés tout humides encore,
Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit,
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes.
L'air est vif. Par moment un oiseau vole avec
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec,
Et son reflet dans l'eau survit à son passage.
C'est tout.

Mais le songeur aime ce paysage
Dont la claire douceur a soudain caressé
Son rêve de bonheur adorable, et bercé
Le souvenir charmant de cette jeune fille,
Blanche apparition qui chante et qui scintille,

Dont rêve le poète et que l'homme chérit,
Evoquant en ses voeux dont peut-être on sourit
La Compagne qu'enfin il a trouvée, et l'âme
Que son âme depuis toujours pleure et réclame.

 

Paul VERAINE

 

 

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mardi 07 mars

LA RHUNE

 

Avec mes photos de la RHUNE, j'ai fait une vidéo

 

 

 

 

 

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lundi 06 mars

LA RHUNE

Montagne


Il y avait dans la montagne
Un bleu très tendre qui dormait
Il sortit du lit, s'étira
Et pris la forme d'une cloche.

A fleur de roche il s'est ouvert,
Ouvert à fleur de campanule.
Parfois l'abeille s'aventure
Dans cet azure près du battant.

Des sœurs plus jeunes se balancent,
Le bleu du ciel en fait le tour.
-Oh vieux sapins, votre abat-jour
Ne rabattra leur cadence.

Pas plus que le vent ne pourrait
Couper le vol des perdrix blanches,
Flocons nuageux qui se penche
Vers la neige et le sourcelet

Pierre Menanteau.

 

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Ces photos ont été prises en octobre 2015

 

 

 

 

 

 

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samedi 04 mars

LE JOUR SE LEVE

Un lever de soleil   (Alphonse Lamartine)

 

L'Orient jaillit comme un fleuve, 
La lumière coule à long flot, 
La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve 
Et de ces cieux vieillis, l'aube sort aussi neuve 
Que l'aurore du jour, qui sortit du Très Haut. 

 
Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, 
Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, 
Et d'un sein plus léger l'homme aspire à la vie 
Quand un esprit divin vient englober ses sens.
 

 
Notre terre éblouie du rayon qui la dore, 
Nage plus mollement dans l'élastique éther, 
Comme un léger nuage enlevé par l'aurore 
Plane avec majesté sur les vagues de l'air. 

 
Les pointes des forêts que les brises agitent, 
Bercent l'ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ; 
Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent 
Parfume en s'exhalant le lit voilé des eaux. 

 
Celui qui sait d'où vient l'aurore qui se lève, 
Ouvre ses yeux noyés d'allégresse et d'amour, 
Il reprend son fardeau que la vertu soulève 
S'élance, et dit " Marchons à la clarté du jour ! "

(Harmonies poétiques II)

 

 

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LEVER DU

JOUR LE 3 MARS

 

 

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mercredi 01 mars

LE MIMOSA

Tout au fond du jardin c’est une boule d’or
Offerte par l’hiver aux terres provençales.
Février est bien gris, il fait très froid dehors,
Mais des pompons citron narguent le grand mistral.

Il fait très froid dehors, on est en février,
Et l’on sent le parfum délicat et ténu
Que distille en douceur l’arbuste illuminé
Où le soleil tout rond semble être suspendu.

Sa fragrance est semblable à la poudre de riz
Qu’on posait autrefois sur le bout de son nez,
Distillée par les fleurs, globules canari
Explosant tous ensemble en millions de bouquets.

Car l’âme du soleil descendue sur la Terre
S’est diffractée partout en minuscules sphères.

Saupoudrés de doré et gorgés de lumière,
Ces tout petits bouquets s’en vont vaincre l’hiver.

 

Il n'y avait pas de nom d'auteur

 

 

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mardi 28 février

MON ORCHIDEE

Fleurs d’aurore

Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée BeaucheminLes floraisons matutinales

 

 

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lundi 27 février

PROMENADE

Aux arbres

Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le coeur d’amour.
Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l’oeil dans l’herbe profonde,
L’étude d’un atome et l’étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! –
J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.

Victor Hugo

 

 

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samedi 25 février

LE CHEVAL

Cheval mon ami
 
 Crinière au vent!
   Tu galopes sur le sable
   Majestueux et fier.
   Tu franchis  tous les obstacle , 
   Telle  qu’une flèche, tu poursuis ton chemin.
   Tes sabots martèlent le sol
   Leurs tempos m’emportent
   J’admire ta prestance !
    tu me fixes des yeux
   Tu ne connais pas la peur
   Tu t’élances comme un grand seigneur! 
     Tu connais ton cavalier 
    Tu es prêt pour le combat
    Jadis tu remportais des batailles
    Pur sang magnifique !
   Continu d’être Libre et sauvage !
   ET de galoper dans l’immensité!
   Ta noblesse n’a pas d’égale
 Mon ami, ta dernière course devrait se terminer dans la paix 
 Comme un grand guerrier
 Tu es et seras, pour toujours un ami fidèle.
 

 

 Patricia Dragin.

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vendredi 24 février

LE REPOS

La ferme

A voir la ferme au loin monter avec ses toits,
Monter, avec sa tour et ses meules en dômes
Et ses greniers coiffés de tuiles et de chaumes,
Avec ses pignons blancs coupés par angles droits ;

A voir la ferme au loin monter dans les verdures,
Reluire et s’étaler dans la splendeur des Mais,
Quand l’été la chauffait de ses feux rallumés
Et que les hêtres bruns l’éventaient de ramures :

Si grande semblait-elle, avec ses rangs de fours,
Ses granges, ses hangars, ses étables, ses cours,
Ses poternes de vieux clous noirs bariolées,

Son verger luisant d’herbe et grand comme un chantier,
Sa masse se carrant au bout de trois allées,
Qu’on eût dit le hameau tassé là, tout entier.

Emile VerhaerenLes flamandes

 

 

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lundi 20 février

CANARDS ET RAGONDIN

Les oiseaux

Montez, montez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous le jour sans ombre et l’air, à vous les ailes
Qui font planer les yeux aussi haut que les coeurs !

Des plus parfaits vivants qu’ait formés la nature,
Lequel plus aisément plane sur les forêts,
Voit mieux se dérouler leurs vagues de verdure,
Suit mieux des quatre vents la céleste aventure,
Et regarde sans peur le soleil d’aussi près ?

Lequel sur la falaise a risqué sa demeure
Si haut qu’il vît sous lui les bâtiments bercés ?
Lequel peut fuir la nuit en accompagnant l’heure,
Si prompt qu’à l’occident les roseaux qu’il effleure,
Qnand il touche au levant, ne sont pas redressés ?

Fuyez, fuyez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous le jour, à vous l’espace ! à vous les ailes
Qui promènent les yeux aussi loin que les coeurs !

Vous donnez en jouant des frissons aux charmilles ;
Vos chantres sont des bois le délice et l’honneur ;
Vous êtes, au printemps, bénis dans les familles :
Vous y prenez le pain sur les lèvres des filles ;
Car vous venez du ciel et vous portez bonheur.

Les pâles exilés, quand vos bandes lointaines
Se perdent dans l’azur comme les jours heureux,
Sentent moins l’aiguillon de leurs superbes haines ;
Et les durs criminels chargés de justes chaînes
Peuvent encore aimer, quand vous chantez pour eux.

Chantez, chantez, oiseaux, à la fange rebelles,
Du poids fatal les seuls vainqueurs !
A vous la liberté, le ciel ! à vous les ailes
Qui font vibrer les voix aussi haut que les coeurs !

René-François Sully PrudhommeStances et poèmes

 

 

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dimanche 19 février

SE PROMENER

Promenade

Un banc, des coteaux,
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !

Bocages, ramures.
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !

Et quittant la rade,
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
coeur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !

S’allongent les lieues.
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !

Des baies, des épines.
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !

Chemin du retour.
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…

Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…

Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997

 

Des photos prisent en 2015

 

 

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vendredi 17 février

Les fleurs

 

 

 

Comme en ce moment je ne peux pas prendre beaucoup de photos je vous mets des photos qui datent de l'année dernière. J'espère que bientôt je pourrai mieus me déplacer 

 À une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette, 
Aimable et charmant souvenir ? 
Demi-morte et demi-coquette, 
Jusqu'à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée, 
Tu viens de faire un long chemin. 
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main 
Qui sur le buisson t'a coupée ?

N'es-tu qu'une herbe desséchée 
Qui vient achever de mourir ? 
Ou ton sein, prêt à refleurir, 
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur 
De la désolante innocence ; 
Mais de la craintive espérance 
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ? 
Tu peux parler, je suis discret. 
Ta verdure est-elle un secret ? 
Ton parfum est-il un langage ?

S'il en est ainsi, parle bas, 
Mystérieuse messagère ; 
S'il n'en est rien, ne réponds pas ; 
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main, 
Pleine de grâce et de caprice, 
Qui d'un brin de fil souple et fin 
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur, 
Ni Phidias ni Praxitèle 
N'en auraient pu trouver la soeur 
Qu'en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle, 
Franche, dit-on, et plus encor ; 
A qui saurait s'emparer d'elle 
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ; 
Quelque mal pourrait m'arriver. 
Fleurette, craignons sa colère. 
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de Musset.

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Posté par Josiane64 à 14:55 - Commentaires [14] - Permalien [#]