Photos de Josiane

jeudi 29 janvier

LEVER DU SOLEIL (le 25 Janvier 2015)

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

 

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

 

 

IMG_8304

 

IMG_8305

 

IMG_8306

 

IMG_8310

 

IMG_8311

 

IMG_8312

 

 

Posté par Josiane64 à 17:55 - Commentaires [14] - Permalien [#]


mercredi 28 janvier

SUR LE CHEMIN DE HALAGE A USTARITZ !1)

À Aurore


La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

IMG_8164

 

IMG_8165

 

IMG_8166

 

 

IMG_8167

 

IMG_8168

 

IMG_8169

 

 

IMG_8171

 

 

Posté par Josiane64 à 15:09 - Commentaires [17] - Permalien [#]

dimanche 25 janvier

DANS LE PARC BORDELAIS

 

Les animaux ont du souci  

Le pauvre crocodile n'a pas de C cédille

On a mouillé les L de la pauvre grenouille

Le poisson scie

A des soucis

Le poisson sole

Ca le désole

 

Mais tous les oiseaux ont des ailes

Même le vieil oiseau bleu

Même la grenouille verte

Elle a deux L avant le E

 

Laissez les oiseaux à leur mère

Laissez les ruisseaux dans leur lit

Laissez les étoiles de mer

Sortir si ça leur plaît la nuit

Laissez les p'tits enfants briser leur tirelire

Laissez passer le café si ça lui fait plaisir

 

La vieille armoire normande

Et la vache bretonne

Sont parties dans la lande en riant comme deux folles

Les petits veaux abandonnés

Pleurent comme des veaux abandonnés

 

Car les petits veaux n'ont pas d'ailes

Comme le vieil oiseau bleu

Ils ne possèdent à eux deux

Que quelques pattes et deux queues

 

Laissez les oiseaux à leur mère

Laissez les ruisseaux dans leur lit

Laissez les étoiles de mer

Sortir si ça leur plaît la nuit

Laissez les éléphants ne pas apprendre à lire

Laissez les hirondelles aller et revenir

 

Jacques Prévert

 

 

 

IMG_6761

 

IMG_6762

 

 

 

IMG_6763

 

IMG_6765

 

IMG_6766

 

 

 

IMG_6767

 

IMG_6768

 

IMG_6771

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:28 - Commentaires [22] - Permalien [#]

vendredi 23 janvier

LES CANARDS AU PARC BORDELAIS

 

Les canards

Rosemonde GÉRARD ROSTAND
Recueil : "Les Pipeaux"

Ils vont, les petits canards,
Tout au bord de la rivière,
Comme de bons campagnards.

Barboteurs et frétillards,
Heureux de troubler l’eau claire,
Ils vont, les petits canards.

Ils semblent un peu jobards,
Mais ils sont à leur affaire
Comme de bons campagnards

Dans l’eau pleine de têtards,
Où tremble une herbe légère,
Ils vont, les petits canards.

Marchant par groupes épars,
D’une allure régulière
Comme de bons campagnards ;

Amoureux et nasillards,
Chacun avec sa commère,
Comme de bons campagnards
Ils vont, les petits canards !

 

 

IMG_6726

 

IMG_6727

 

IMG_6729

 

IMG_6730

 

IMG_6732

 

IMG_6733

 

IMG_6736

 

 

Posté par Josiane64 à 16:06 - Commentaires [23] - Permalien [#]

mercredi 21 janvier

LES PIGEONS

  Le portrait d'un oiseau - (Jacques Prévert 1903-1976)

 

Peindre d'abord une cage avec une porte ouverte, 
Peindre ensuite quelque chose de joli, de simple et de beau, 
Placer ensuite la toile contre un arbre ou dans un jardin. 

 
Se cacher derrière l'arbre, silencieusement sans bouger... 
Parfois l'oiseau arrive vite, ou bien des années après, 
               Ne pas se décourager : attendre. 

 
Si l'oiseau arrive, attendre que l'oiseau pénètre dans sa cage, 
fermer alors tout doucement la porte avec le pinceau, 
Puis effacer un à un tous les barreaux... Peindre ensuite le 
vert feuillage, la fraîcheur du vent, la poussière du soleil, 
le bruit des bêtes, de l'herbe dans la chaleur de l'été. 

 
Si l'oiseau chante c'est bon signe, vous pouvez alors signer le 
tableau en arrachant tout doucement une des plumes de l'oiseau 
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

 

 

 

 

IMG_6719

 

IMG_6720

 

IMG_6747

 

IMG_6748

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 18:17 - Commentaires [19] - Permalien [#]



mardi 20 janvier

MOUETTES ET CORMORANTS SUR LA NIVE

 

 

 -L' envol des mouettes

 

Lorsque l'hiver arrive au centre des villes, je vois 
Tout un essaim de mouettes venir sous nos fenêtres, 
Tout près des cheminées, elles se chauffent sur les toits 
Rondes comme des ballons, elles doublent leur diamètre. 

 
Oh ! Bel oiseau des mers, quand le printemps viendra, 
L'amour t'appellera pour danser sur les eaux... 
Sous tes ailes protectrices l'oisillon grandira 
Et s'envolera un jour au-dessus des roseaux. 

 
Mouette, profite de tes vacances en la belle saison 
Toi qui survole les mers et ignore les frontières, 
Bercée au creux des vagues, rassasiée de poissons, 

 
Mon corps est bien trop lourd et je n'sais pas voler ! 
Alors je t'accompagne en fermant les paupières, 
Emmène-moi sur tes ailes jusqu'aux îles ensablées...

(Jean-Claude Brinette)

 

 

 

 

 

IMG_8298

IMG_8179

 

IMG_8180

 

 

IMG_8299

 

 

 

IMG_8181

 

 

Posté par Josiane64 à 18:52 - Commentaires [14] - Permalien [#]

lundi 19 janvier

CANARDS AU PARC BORDELAIS

 

C’est tout un art d’être un canard

C'est tout un art d'être un canard

Canard marchant canard nageant

Canards au vol vont dandinant

Canards sur l'eau vont naviguant

Être canard c'est absorbant

Terre ou étang c'est différent

Canards au sol s'en vont en rang

Canards sur l'eau s'en vont ramant

Être canard ça prend du temps

C'est tout un art, c'est amusant

Canards au sol cancanants

Canards sur l'eau sont étonnants

Il faut savoir marcher, nager

Courir, plonger dans l'abreuvoir.

Canards le jour sont claironnants

Canards le soir vont clopinant

Canards aux champs ou sur l'étang

C'est tout un art d'être canard.

 

Claude Roy 

 

 

IMG_6710

 

IMG_6711

 

IMG_6712

 

IMG_6713

 

IMG_6714

 

IMG_6715

 

IMG_6716

 

IMG_6717

 

IMG_6718

 

 

Posté par Josiane64 à 16:58 - Commentaires [15] - Permalien [#]

dimanche 18 janvier

LEVER DU SOLEIL (le 14 Janvier 2015)

 

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

 

Charles BAUDELAIRE  ( 1821-1867)

 

 

IMG_8249

 

IMG_8250

 

 

 

IMG_8251

 

IMG_8253

 

IMG_8254

 

IMG_8259

 

 

Posté par Josiane64 à 15:18 - Commentaires [19] - Permalien [#]

vendredi 16 janvier

PROMENADE AU PARC BORDELAIS

A la promenade

Le ciel si pâle et les arbres si grêles
Semblent sourire à nos costumes clairs
Qui vont flottant légers avec des airs
De nonchalance et des mouvements d'ailes.

Et le vent doux ride l'humble bassin,
Et la lueur du soleil qu'atténue
L'ombre des bas tilleuls de l'avenue
Nous parvient bleue et mourante à dessein.

Trompeurs exquis et coquettes charmantes,
Coeurs tendres mais affranchis du serment,
Nous devisons délicieusement,
Et les amants lutinent les amantes
De qui la main imperceptible sait
Parfois donner un souffle qu'on échange
Contre un baiser sur l'extrême phalange
Du petit doigt, et comme la chose est
Immensément excessive et farouche,
On est puni par un regard très sec,
Lequel contraste, au demeurant, avec
La moue assez clémente de la bouche.

 

Paul VERLAINE (  1844-1896)

 

 

IMG_6688

 

IMG_6689

 

IMG_6690 17

 

IMG_6693

 

 

 

IMG_6691

 

IMG_6693

 

IMG_6694

 

IMG_6695

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 17:57 - Commentaires [12] - Permalien [#]

jeudi 15 janvier

LES MOUETTES

Je ne sais pourquoi…


Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D’une aile inquiète et folle vole sur la mer.
Tout ce qui m’est cher,
D’une aile d’effroi
Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?

Mouette à l’essor mélancolique,
Elle suit la vague, ma pensée,
À tous les vents du ciel balancée,
Et biaisant quand la marée oblique,
Mouette à l’essor mélancolique.

Ivre de soleil
Et de liberté,
Un instinct la guide à travers cette immensité.
La brise d’été
Sur le flot vermeil
Doucement la porte en un tiède demi-sommeil.

Parfois si tristement elle crie
Qu’elle alarme au loin le pilote,
Puis au gré du vent se livre et flotte
Et plonge, et l’aile toute meurtrie
Revole, et puis si tristement crie !

Je ne sais pourquoi
Mon esprit amer
D’une aile inquiète et folle vole sur la mer.
Tout ce qui m’est cher,
D’une aile d’effroi
Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?

Paul VerlaineSagesse (1881)

 

 

 

IMG_8222

 

IMG_8230

 

IMG_8235

 

IMG_8238

 

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 15:59 - Commentaires [20] - Permalien [#]

mercredi 14 janvier

MER AGTEE A ANGLET (2)

 

Évasion


Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.

Et je serai face à la mer
qui viendra battre les rochers.
Giflant. Cinglant. Usant la pierre.
Frappant. S’infiltrant. Déchaînée.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera ciel tourmenté.

Et je serai face à la mer,
statue de chair et coeur de bois.
Et me ferai désert en moi.
Qu’importera l’heure. Sombre ou claire…

Esther Granek, De la pensée aux mots - 1997

 

 

 

IMG_8208

 

IMG_8209

 

IMG_8210

 

IMG_8212

 

IMG_8213

 

IMG_8214

 

IMG_8216

 

IMG_8217

 

IMG_8218

 

 

 

Posté par Josiane64 à 17:17 - Commentaires [13] - Permalien [#]

mardi 13 janvier

MER AGITEE A ANGLET

Évasion


Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.

Et je serai face à la mer
qui viendra battre les rochers.
Giflant. Cinglant. Usant la pierre.
Frappant. S’infiltrant. Déchaînée.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera ciel tourmenté.

Et je serai face à la mer,
statue de chair et coeur de bois.
Et me ferai désert en moi.
Qu’importera l’heure. Sombre ou claire…

Esther Granek, De la pensée aux mots - 1997

 

 

IMG_8202

 

IMG_8203

 

IMG_8204

 

IMG_8205

 

IMG_8206

 

IMG_8207

 

 

Posté par Josiane64 à 17:28 - Commentaires [18] - Permalien [#]

lundi 12 janvier

POUR LA PAIX ET L'UNITE

Unité

Par-dessus l'horizon aux collines brunies, 
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies, 
Se penchait sur la terre à l'heure du couchant ; 
Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ, 
Sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle, 
Blanche épanouissait sa candide auréole ; 
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur, 
Regardait fixement, dans l'éternel azur, 
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle. 
«Et, moi, j'ai des rayons aussi !» lui disait-elle.

 

VICTOR HUGO (1802-1855)

 

IMG_6169

 

IMG_6170

 

IMG_6171

 

IMG_6176

 

IMG_6233

 

IMG_6235

 

 

Posté par Josiane64 à 17:13 - Commentaires [17] - Permalien [#]

vendredi 09 janvier

AMARYLLIS ROUGE

 

 

À Aurore


La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

 

IMG_8043

 

IMG_8051

 

 

 

 

 

IMG_8054

 

IMG_8069

 

 

 

IMG_8070

 

IMG_8097

 

 

IMG_8100

 

IMG_8105

 

IMG_8109

 

IMG_8112

 

 

 

Posté par Josiane64 à 18:19 - Commentaires [17] - Permalien [#]

jeudi 08 janvier

RENDRE HOMMAGE

1118

 

bougie11wt6

 

images

 

Nous-sommes-Charlie

 

photo-afp

Posté par Josiane64 à 18:33 - Commentaires [18] - Permalien [#]

mardi 06 janvier

PETIT LAC

 

Au bord de l'eau

S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe,
Le voir passer ;

Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace,
Le voir glisser ;

A l'horizon, s'il fume un toit de chaume,
Le voir fumer ;

Aux alentours, si quelque fleur embaume,
S'en embaumer ;

Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
Tente, y goûter ;

Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent,
Chante, écouter...

Entendre au pied du saule où l'eau murmure
L'eau murmurer ;

Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
Le temps durer ;

Mais n'apportant de passion profonde
Qu'à s'adorer ;

Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer ;

Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
Sans se lasser,

Sentir l'amour, devant tout ce qui passe,
Ne point passer !

 

René-François SULLY-PRUDHOMME (1839-1907)

IMG_7377

 

IMG_7381

 

IMG_7383

 

IMG_7385

 

IMG_7392

 

IMG_7393

 

 

J'ai pris ces photos pendant que ma soeur et mon beau frères sont allés aux Gorges de Karkouetta. Comme je pouvais pas marcher sur ches chemin cahotiques à cause de mes hanches je suis restée en bas. Mais il y avait  aussi de très beaux paysages

Posté par Josiane64 à 20:25 - Commentaires [15] - Permalien [#]

dimanche 04 janvier

LES REFLETS

 

Sous l’eau du songe qui s’élève,
Mon âme a peur, mon âme a peur !
Et la lune luit dans mon cœur, 
Plongé dans les sources du rêve.

Sous l’ennui morne des roseaux,
Seuls les reflets profonds des choses,
Des lys, des palmes et des roses,
Pleurent encore au fond des eaux.

Les fleurs s’effeuillent une à une
Sur le reflet du firmament,
Pour descendre éternellement
Dans l’eau du songe et dans la lune.

(Maurice Maeterlinck, Serres chaudes, 1889)

 

IMG_7590

 

IMG_7591

 

IMG_7592

IMG_7583

 

IMG_7584

 

IMG_7585

 

IMG_7586

 

IMG_7587

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:02 - Commentaires [23] - Permalien [#]

mercredi 31 décembre

BONNE ANNEE

 

 

Le matin des étrennes

Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher ...
On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise !

Arthur Rimbaud (1854-1891)

 

 

IMG_6233

 

 

Merci à vous tous qui passés sur mon blog et êtes devenus mes amis. Grâce à vous j'ai davantage de force pour affronter les difficultés de la vie; des épreuve qui jalonnent notre vie.
Merci encore pour votre amitié qui m'est très chère.
Je voudrai vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne année pleine de joie; d'Amour et d'Amitié.


Je vous embrasse

 

 

Posté par Josiane64 à 13:57 - Commentaires [33] - Permalien [#]

lundi 29 décembre

LE CIEL

 

Les Soucis du Ciel

Le ciel apprend par coeur les couleurs du matin
Le toit gris l’arbre vert le blé blond le chat noir
Il n’a pas de mémoire il compte sur ses mains
Le toit blond l’arbre gris le blé noir le chat vert

Le ciel bleu est chargé de dire à la nuit noire
comment était le jour tout frais débarbouillé
Mais il perd en chemin ses soucis la mémoire
il rentre à la maison il a tout embrouillé.

Le toit vert l’arbre noir le chat blond le blé gris
Le ciel plie ses draps bleus tentant de retrouver
ce qu’il couvrait le jour d’un grand regard surpris
le monde très précis qu’il croit avoir rêvé

Le toit noir l’arbre blond le chat gris le blé vert
Le ciel n’en finit plus d’imaginer le jour
Il cherche dans la nuit songeant les yeux ouverts
Aux couleurs que le noir évapore toujours.


Claude Roy (Poésie/Gallimard, recueil Erreur sur la personne)

 

 

IMG_7912

 

IMG_7913

 

IMG_7914

 

IMG_7919

 

IMG_8000

 

IMG_8005

 

 

 

IMG_8006

 

IMG_8008-2

 

IMG_8008

 

 

 

Posté par Josiane64 à 19:28 - Commentaires [12] - Permalien [#]

dimanche 28 décembre

LA FORËT DE LOURDIOS 10

 

 

 

La nature

- La terre est de granit, les ruisseaux sont de marbre ;
C'est l'hiver ; nous avons bien froid. Veux-tu, bon arbre,
Être dans mon foyer la bûche de Noël ?
- Bois, je viens de la terre, et, feu, je monte au ciel.
Frappe, bon bûcheron. Père, aïeul, homme, femme,
Chauffez au feu vos mains, chauffez à Dieu votre âme.
Aimez, vivez. - Veux-tu, bon arbre, être timon
De charrue ? - Oui, je veux creuser le noir limon,
Et tirer l'épi d'or de la terre profonde.
Quand le soc a passé, la plaine devient blonde,
La paix aux doux yeux sort du sillon entr'ouvert,
Et l'aube en pleurs sourit. - Veux-tu, bel arbre vert,
Arbre du hallier sombre où le chevreuil s'échappe,
De la maison de l'homme être le pilier ? - Frappe.
Je puis porter les toits, ayant porté les nids.
Ta demeure est sacrée, homme, et je la bénis ;
Là, dans l'ombre et l'amour, pensif, tu te recueilles ;
Et le bruit des enfants ressemble au bruit des feuilles.
- Veux-tu, dis-moi, bon arbre, être mât de vaisseau ?
- Frappe, bon charpentier. Je veux bien être oiseau.
Le navire est pour moi, dans l'immense mystère,
Ce qu'est pour vous la tombe ; il m'arrache à la terre,
Et, frissonnant, m'emporte à travers l'infini.
J'irai voir ces grands cieux d'où l'hiver est banni,
Et dont plus d'un essaim me parle à son passage.
Pas plus que le tombeau n'épouvante le sage,
Le profond Océan, d'obscurité vêtu

Ne m'épouvante point : oui, frappe. - Arbre, veux-tu

Être gibet ? - Silence, homme ! va-t'en, cognée !
J'appartiens à la vie, à la vie indignée !
Va-t'en, bourreau ! va-t'en, juge ! fuyez, démons !
Je suis l'arbre des bois, je suis l'arbre des monts ;
Je porte les fruits mûrs, j'abrite les pervenches ;
Laissez-moi ma racine et laissez-moi mes branches !
Arrière ! hommes, tuez ! ouvriers du trépas,
Soyez sanglants, mauvais, durs ; mais ne venez pas,
Ne venez pas, traînant des cordes et des chaînes,
Vous chercher un complice au milieu des grands chênes !
Ne faites pas servir à vos crimes, vivants,
L'arbre mystérieux à qui parlent les vents !
Vos lois portent la nuit sur leurs ailes funèbres.
Je suis fils du soleil, soyez fils des ténèbres.
Allez-vous-en ! laissez l'arbre dans ses déserts.
A vos plaisirs, aux jeux, aux festins, aux concerts,
Accouplez l'échafaud et le supplice ; faites.
Soit. Vivez et tuez. Tuez entre deux fêtes
Le malheureux, chargé de fautes et de maux ;
Moi, je ne mêle pas de spectre à mes rameaux

 

Vctore HUGO (1802-1885)

 

 

 

 

IMG_7523

 

IMG_7525

 

IMG_7526

 

IMG_7535

 

IMG_7537

 

IMG_7538

 

IMG_7539

 

IMG_7543

 

IMG_7544

 

 

Posté par Josiane64 à 16:18 - Commentaires [16] - Permalien [#]



Fin »