Photos de Josiane

mercredi 31 août

LA MONTAGNE

Balade en montagne

Je goûte au silence du matin,

Dans la courbe tendre du chemin,

La rosée perle de son écrin,
Dans un chaud soleil de juin.

Mon regard pénètre émerveillé,

Au cœur de ce vallon,
Où se dresse en toute beauté,

La cime fière du Bric Berchet.

Je goûte à l'arôme délicat,
Des fleurs qui guident mes pas,
Tandis que se perche du haut des mélèzes,

Une odeur parfumée de sève,
Le chemin enlace la pente,
Se blottit au creux du ravin,
Le torrent dans le lointain chante
Sous une pluie d'éclats cristallins.

Auteur inconnu

 

 

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Photos prisent il y a deux ans

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mardi 30 août

LES PRAIRIES

La prairie

Dans l’immense Prairie, océan sans rivages,

Houles d’herbes qui vont et n’ont pas d’horizons,

Cent rouges cavaliers, sur les mustangs sauvages,

Pourchassent le torrent farouche des bisons.

La plume d’aigle au crâne, et de la face au torse

Striés de vermillon, arc au poing et carquois

Pendu le long des reins par un lien d'écorce,

Ils percent en hurlant les bêtes aux abois.

Sous les traits barbelés qui leur mordent les côtes,

Les taureaux chevelus courent en mugissant,

Et l’aveugle trouée, entre les herbes hautes,

Se mouille de leur bave et des jets de leur sang.

La masse épaisse, aux poils épars, toujours accrue,

Écrasant blessés, morts, chaparals rabougris,

Franchissant les rochers et les cours d’eau, se rue

Parmi les râlements d’agonie et les cris.

Au loin, et derrière eux, mais rivés à leurs traces,

Les loups blancs du désert suivent silencieux,

Avec la langue hors de leurs gueules voraces

Et dardant de désirs la braise de leurs yeux.

Puis tout cela, que rien n’entrave ni n’arrête,

Beuglements, clameurs, loups, cavaliers vagabonds,

Dans l’espace, comme un tourbillon de tempête,

Roule, fuit et s’enfonce et disparaît par bonds.

 

 

 

 

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lundi 29 août

Les cascades

Cascades

Ruisseau,ruisseau, chante gaiement,
Car, dans quelques instants,
Ta douce mélodie,
Se répétera à l'infini,
Comme un murmure dans les mares,
Un écho dans la nuit.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

Torrent, torrent, dégringole vivement,
Des montagnes aux sommets d'argent,
Pour tomber avec fracas,
Dans un éclair d'incarnat,
Au soleil couchant;
Au fond des vallées qui s'endorment paisiblement.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

L'hivers a passé là,
Le chant des cascades n'est plus,
Qu'un faible murmure au fond des bois.
A la place de cheveux d'argent,
Scintillent des cheveux de cristal;
Sous lequels, un faible filet d'eau,
Coule, en chantant tristement
La venue du printemps.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

Rivière,rivière,qui court lentement,
Dans la plaine battue par les vents.
Entends-tu le plainif chant des mouettes?
C'est la mer qui approche.
La mer aux eaux turquoises,
Dans laquelle tu te jettes
En aval, avec un bruit de cymbales.
Comme un feu d'artifice,
Dans un morceau de ciel.

Les rivières ont des cheveux d'argent,
Qui scintillent au soleil couchant.

 

 

IL N'Y AVAIT PAS DE NOM D'AUTEUR

 

Photos prises en 2014

 

 

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dimanche 28 août

LEVER DU SOLEIL

Un lever de soleil   (Alphonse Lamartine)

 

L'Orient jaillit comme un fleuve, 
La lumière coule à long flot, 
La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve 
Et de ces cieux vieillis, l'aube sort aussi neuve 
Que l'aurore du jour, qui sortit du Très Haut. 

 
Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, 
Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, 
Et d'un sein plus léger l'homme aspire à la vie 
Quand un esprit divin vient englober ses sens.
 

 
Notre terre éblouie du rayon qui la dore, 
Nage plus mollement dans l'élastique éther, 
Comme un léger nuage enlevé par l'aurore 
Plane avec majesté sur les vagues de l'air. 

 
Les pointes des forêts que les brises agitent, 
Bercent l'ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ; 
Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent 
Parfume en s'exhalant le lit voilé des eaux. 

 
Celui qui sait d'où vient l'aurore qui se lève, 
Ouvre ses yeux noyés d'allégresse et d'amour, 
Il reprend son fardeau que la vertu soulève 
S'élance, et dit " Marchons à la clarté du jour ! "

(Harmonies poétique)

 

 

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Ces photos ont été prises il y a quelques jours de ma fenêtre.

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samedi 27 août

LA NATURE

A Jacques

Durant les longs étés, quand la terre altérée
Semble se soulever, blanchie et déchirée,
Pour chercher vainement un souffle de fraîcheur
Qui soulage en passant son inquiète ardeur;
Quand la moisson jaunie, éparse, échevelée,
Se penche tristement sur sa tige brûlée,
Qu’il est doux, sur ces champs tout à coup suspendu,
De voir poindre et grandir le nuage attendu !
Qu’il est doux, sous les flots de sa tiède rosée
De voir se ranimer la nature embrasée,
Et de sentir la vie, arrêtée un moment,
Rentrer dans chaque feuille avec frémissement !
Dans ces vallons étroits, profonds, et solitaires,
Où plonge un jour douteux pesant, plein de mystères ;
Où l’ombre des sapins couvre les champs pâlis,
Loin de l’air et du ciel terrains ensevelis;
Qu’il est doux, au milieu de la sombre journée,
De voir éclore enfin une heure fortunée,
De voir l’astre de feu, que le mont veut cacher,
S’élevant glorieux, dominer le rocher !
Ouvrant sa gerbe d’or sur ce côté du monde,
De ses jets lumineux il l’échauffé et l’inonde,
Et l’aride vallon, semé de mille fleurs,
Resplendira bientôt de divines couleurs!

Ondine Valmore, 1851, Cahiers (Gallica)

 

 

 

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Fleurs en mai

 

Fleurs en mai

 

Merci ma chère Rose

 

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mercredi 24 août

LE TORRENT

La rivière et le torrent

Une rivière aux fertiles rivages
Roulait ses flots d’azur à travers des vallons
Qu’embellissaient d’abondantes moissons,
Et des prés verdoyants, et de riants bocages.

Un torrent, qui comptait au rang de ses vassaux,
Enfant impétueux des montagnes voisines,
Se plaignait que l’été vint tarir ses canaux,
Dessécher ses tristes collines ;
Et, languissant sur son lit de cailloux,
Du fond de ses mares fétides
Jetait sur la rivière et sur ses ondes limpides
Un œil d’envie et de courroux ;

Quand soudain sur les monts éclate une tempête.
Etincelant d’éclairs, ballotté par les vents,
Un immense nuage a crevé sur leur crête,
Et la pluie à grands flots s’épanche de ses flancs.
Mille et mille ruisseaux qu’elle alimente et creuse,
Dans le lit du torrent à pleins bords inondé,
Roulent leur onde limoneuse.
Dans les champs ravagés lui-même a débordé ;
Et dans sa course déréglée
Emportant moissons et troupeaux,
Souillant de son limon la rivière troublée,
Dans la campagne désolée,
La pousse, la refoule, et disperse ses eaux,
« Arrière ! criait-il d’une voix menaçante ;
« Je suis plus fort et plus puissant que toi.
« Tu me dédaignais, imprudente ;
« Te voilà soumise à ma loi. »

Mais la tourmente cesse, et, dissipant la nue,
Le soleil rend aux cieux leur calme et leur beauté.
La rivière, en son lit par degrés revenue,
Avec son cours reprend sa pureté.
« Qu’as-tu gagné dans cet orage ? »
Dit-elle au torrent apaisé.
« Sur tes bords, sur les miens, tu portas le ravage ;
« Te voilà, comme avant, triste, pauvre, épuisé.
« J’ai sans doute mes jours d’erreur et de colère ;
« Mais aux champs désolés par mes débordements,
« Je prête de mes eaux la fraîcheur salutaire,
« Et leur rends leur richesse et leurs enchantements,
« Tandis que tes débordements
« Ne laissent après eux que terreur et misère. »

De deux états divers ma fable est le tableau.
Le fracas des torrents et leur fougue sauvage
Offrent de loin un spectacle assez beau
A qui n’est pas sur leur passage.
Un cours plus régulier convient mieux à mes goûts ;
Mais en quelque pays que nous dressions nos tentes,
Dieu les préserve, comme nous,
Des gens qui, pour grandir, ont besoin de tourmentes !

Fables, Livre I, Fable XII, Paris, 1845

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mardi 23 août

LA CASCADE A CAUTERETS

La grande cascade

A cette heure, elle n'est sensible, 
La grande cascade du roc, 
Qui par son tonnerre d'un bloc, 
La nuit la rend toute invisible.

Et, pourtant, sa rumeur compacte 
Décèle son bavement fou, 
Sa chute à pic, en casse-cou, 
Son ruement lourd de cataracte.

Un instant, l'astre frais et pur 
Écarte son nuage obscur, 
Comme un oeil lève sa paupière ;

Et l'on croit voir, subitement, 
Crouler des murs de diamant 
Dans un abîme de lumière.

Maurice ROLLINAT

 

 

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lundi 22 août

LA MER

Au bord de la mer

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l’air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l’éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j’irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !

Théophile GautierEspana

 

 

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samedi 20 août

NUIT DANS LA VILLE

Lorsque la douce nuit...

Lorsque la douce nuit, comme une douce amante, 
S'avance pas à pas, à la chute du jour, 
S'avance dans le ciel, tendre, timide et lente,
Toute heureuse d'un fol amour ;

Lorsque les feux muets sortent du ciel propice, 
Pointillent dans la nuit, discrets, étincelants, 
Eparpillent au loin leurs gerbes d'artifices,
Dans les espaces purs et blancs ;

Quand le ciel amoureux au sein des rideaux sombres, 
Tout chaud de ce soleil qui vient de l'embraser, 
A la terre, pour lui pleine d'amour et d'ombres,
S'unit dans un brûlant baiser ;

Quand se réfléchissant comme en un lac limpide, 
L'étoile de l'azur, sur le sol transparent, 
Allume au sein de l'herbe une étoile timide,
Cette étoile du ver luisant ;

Quand aux brises du soir, la feuille frémissante, 
A ce tendre contact a refermé son sein, 
Et garde en s'endormant la fraîcheur odorante
Qui doit parfumer le matin ;

Quand sur le sombre azur, comme un triste fantôme, 
Le cyprès de ce champ où finit la douleur, 
Est là, plus triste et froid qu'un mystérieux psaume
Qui tombe sur un ton mineur ;

Lorsque courbant sa tête à des plaintes secrètes, 
L'if, comme de grands bras agite ses rameaux, 
Et tout mélancolique, en paroles muettes,
Cause bas avec les tombeaux ;

Quand au berceau de Dieu, sur la branche endormante, 
L'oiseau paisible, heureux a trouvé le sommeil, 
Quand le fil de la Vierge a regagné sa tente
En attendant quelque soleil ;

Quand la croix déployant dans sa forme incertaine, 
Sur le chemin du ciel ses deux bras de douleurs, 
Dans la nuit qui l'entoure en son humide haleine 
Est ruisselante de pleurs ;

Quand toute la nature, et l'étoile de la pierre, 
Et l'arbre du chemin, la croix du carrefour, 
Se sont tous revêtus de l'ombre, du mystère, 
Après les fatigues du jour ;

Quand tout nous parle au coeur, quand la tremblante femme, 
A plus de volupté que le soleil le jour, 
Oh ! viens, je te dirai tout ce que j'ai dans l'âme, 
Tout ce que j'ai de tendre amour.

 

JULES VERNE

 

 

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vendredi 19 août

LES FLEURS

A une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu’à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu’as-tu vu ? que t’a dit la main
Qui sur le buisson t’a coupée ?

N’es-tu qu’une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S’il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S’il n’en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d’un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N’en auraient pu trouver la soeur
Qu’en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s’emparer d’elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m’arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de MussetPoésies nouvelles

 

 

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jeudi 18 août

DAME NATURE

Aux champs

Je me penche attendri sur les bois et les eaux,
Rêveur, grand-père aussi des fleurs et des oiseaux ;
J’ai la pitié sacrée et profonde des choses ;
J’empêche les enfants de maltraiter les roses ;
Je dis : N’effarez point la plante et l’animal ;
Riez sans faire peur, jouez sans faire mal.
Jeanne et Georges, fronts purs, prunelles éblouies,
Rayonnent au milieu des fleurs épanouies ;
J’erre, sans le troubler, dans tout ce paradis ;
Je les entends chanter, je songe, et je me dis
Qu’ils sont inattentifs, dans leurs charmants tapages,
Au bruit sombre que font en se tournant les pages
Du mystérieux livre où le sort est écrit,
Et qu’ils sont loin du prêtre et près de Jésus-Christ.

Victor Hugo

 

 

 

 

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mardi 16 août

LES FLEURS

Petite fleur
 

Bonjour, bonjour, petite fleur!

A présent n'aie plus peur

Du froid, de la neige et du gel,

Et rejoins les hirondelles.

 

Elles volent en liberté

Car le printemps est annoncé.

toute la nature est en émoi,

Enfin, le beau temps est là !

 

De légers parfums apparaissent

Aussi doux qu'une caresse.

Le ciel se teinte d'un bleu azur,

L'air, tout à coup, nous semble pur.

 

bonjour, bonjour, petite fleur !

Dévoile aujourd'hui tes belles couleurs

C'est le moment tant attendu

Car le printemps est revenu.

Karine Persillet

 

 

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Joli papillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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lundi 15 août

EN AVION

L’avion

Français, qu’avez-vous fait d’Ader l’aérien ?
Il lui restait un mot, il n’en reste plus rien.

Quand il eut assemblé les membres de l’ascèse
Comme ils étaient sans nom dans la langue française
Ader devint poète et nomma l’avion.

Ô peuple de Paris, vous, Marseille et Lyon,
Vous tous, fleuves français, vous françaises montagnes,
Habitants des cités et vous, gens des campagnes,
L’instrument à voler se nomme l’avion.

Cette douce parole eût enchanté Villon,
Les poètes prochains la mettront dans leurs rimes.

Non, tes ailes, Ader, n’étaient pas anonymes.
Lorsque pour les nommer vint le grammairien
Forger un mot savant sans rien d’aérien,
Où le sourd hiatus, l’âne qui l’accompagne
Font ensemble un mot long comme un mot d’Allemagne.

Il fallait un murmure et la voie d’Ariel
Pour nommer l’instrument qui nous emporte au ciel.
La plainte de la brise, un oiseau dans l’espace
Et c’est un mot français qui dans nos bouches passe.

L’avion ! L’avion ! qu’il monte dans les airs,
Qu’il plane sur les monts, qu’il traverse les mers,
Qu’il aille regarder le soleil comme Icare
Et que plus loin encore un avion s’égare
Et trace dans l’éther un éternel sillon
Mais gardons-lui le nom suave d’avion
Car du magique mot les cinq lettres habiles
Eurent cette vertu d’ouvrir les ciels mobiles.

Français, qu’avez-vous fait d’Ader l’aérien ?
Il lui restait un mot, il n’en reste plus rien.

Guillaume Apollinaire

 

 

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samedi 13 août

AU BORD DE L'EAU

Au bord de l'eau.

S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe, 
Le voir passer ; 
Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace, 
Le voir glisser ; 
À l'horizon, s'il fume un toit de chaume, 
Le voir fumer ; 
Aux alentours, si quelque fleur embaume, 
S'en embaumer ; 
Si quelque fruit, où les abeilles goûtent, 
Tente, y goûter ; 
Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent, 
Chante, écouter... 
Entendre au pied du saule où l'eau murmure 
L'eau murmurer ; 
Ne pas sentir, tant que ce rêve dure, 
Le temps durer ; 
Mais n'apportant de passion profonde 
Qu'à s'adorer ; 
Sans nul souci des querelles du monde, 
Les ignorer ; 
Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse, 
Sans se lasser, 
Sentir l'amour, devant tout ce qui passe, 
Ne point passer !

 

René-François Sully Prudhomme

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vendredi 12 août

DAME NATURE

 

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

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mercredi 10 août

DAME NATURE

L'offrande à la nature

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.
J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité, 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.
Je suis venue à vous sans peur et sans prudence 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.
Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon cœur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.
Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète, 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature. 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour, 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour. 

Anna de Noailles.

 

 

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mardi 09 août

COUCHER DE SOLEIL SUR LA MER

 

 

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

 

Charles BAUDELAIRE

 

 

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lundi 08 août

LA NATURE EST BELLE

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

Une photo d-Arles

 

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dimanche 07 août

Une superbe nature

Tout près du lac filtre une source, 


Entre deux pierres, dans un coin ; 
Allègrement l'eau prend sa course 
Comme pour s'en aller bien loin.

Elle murmure : Oh ! quelle joie !
Sous la terre il faisait si noir !
Maintenant ma rive verdoie,
Le ciel se mire à mon miroir.

Les myosotis aux fleurs bleues
Me disent : Ne m'oubliez pas !
Les libellules de leurs queues
M'égratignent dans leurs ébats :

A ma coupe l'oiseau s'abreuve ;
Qui sait ? - Après quelques détours
Peut-être deviendrai-je un fleuve
Baignant vallons, rochers et tours.

Je broderai de mon écume
Ponts de pierre, quais de granit,
Emportant le steamer qui fume
À l'Océan où tout finit.

Ainsi la jeune source jase,
Formant cent projets d'avenir ;
Comme l'eau qui bout dans un vase,
Son flot ne peut se contenir ;

Mais le berceau touche à la tombe ; 
Le géant futur meurt petit ; 
Née à peine, la source tombe 
Dans le grand lac qui l'engloutit !

 

Théophile Gauthier

 

 

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Merci beaucoup Rose

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vendredi 05 août

LA NATURE

Les vraies merveilles ne coûtent pas un centime

Ici commence la liberté. 
La liberté de bien se conduire.
 
Voici l'espace, voici l'air pur, voici le silence,
Le royaume des aurores intactes et des bêtes naïves.
Tout ce qui vous manque dans les villes,
est ici préservé pour votre joie.
 
Enterrez vos soucis et emmenez vos boites de conserves.
Les papiers gras sont les cartes de visite des mufles.
 
Ouvrez vos yeux et vos oreilles fermez vos transistors.
Pas de bruit de moteur inutile, pas de klaxons.
 
Écoutez les musiques de la montagne.
 
Récoltez de beaux souvenirs, mais ne cueillez pas les fleurs.
N'arrachez surtout pas les plantes : il pousserait des pierres.
Ne mutilez pas les fleurs, marchez sur les sentiers.
 
Il faut beaucoup de brins d'herbe pour tisser un homme.
 
Oiseaux, chevreuils, lapins, chamois,
Et tout ce petit peuple de poil et de plume
ont désormais besoin de votre amitié pour survivre.
 Déclarez la paix aux animaux timides.
 Ne les troublez pas dans leurs affaires
 L'ennemi des bêtes est l'ennemi de la vie.
 
Afin que les printemps futurs réjouissent encore vos enfants !
 
Samivel poète et randonneur

 

 

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MERCI INFINMENT MA TRES CHERE ROSE

 

   

Posté par Josiane64 à 17:18 - Commentaires [11] - Permalien [#]