Photos de Josiane

jeudi 15 novembre

DAME NATURE EN AUTOMNE

L'automne  

On voit tout le temps en automne,

Quelque chose qui vous étonne,

C'est une branche tout à coup,

Qui s'effeuille dans votre cou.

C'est un petit arbre tout rouge,

Un, d'une autre couleur encor,

Et puis partout, ces feuilles d'or

Qui tombent sans que rien ne bouge.

 

Lucie Delarue-Mardrus

 

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mardi 13 novembre

DAME NATURE

Sonnet.


Béant, je regardais du seuil d'une chaumière 
De grands sites muets, mobiles et changeants, 
Qui, sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent, 
Vivaient un infini d'espace et de lumière.

C'étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques, 
Des rocs pâmés de gloire et de solennité, 
Des chaos engendrant de leur obscurité 
Des éblouissements de forêts élastiques.

Je contemplais, noyé d'extase, oubliant tout, 
Lorsqu'ainsi qu'une rose énorme, tout à coup, 
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.

Un tel charme à ce point m'avait donc captivé 
Que j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé, 
La simple vision du ciel et des nuages !

Maurice Rollinat.

 

 

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samedi 10 novembre

LA NATURE

 Magie de la nature

 Maurice Rollinat (1846-1903)

Recueil : Paysages et paysans (1899).

Sonnet.


Béant, je regardais du seuil d'une chaumière 
De grands sites muets, mobiles et changeants, 
Qui, sous de frais glacis d'ambre, d'or et d'argent, 
Vivaient un infini d'espace et de lumière.

C'étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques, 
Des rocs pâmés de gloire et de solennité, 
Des chaos engendrant de leur obscurité 
Des éblouissements de forêts élastiques.

Je contemplais, noyé d'extase, oubliant tout, 
Lorsqu'ainsi qu'une rose énorme, tout à coup, 
La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.

Un tel charme à ce point m'avait donc captivé 
Que j'avais bu des yeux, comme un aspect rêvé, 
La simple vision du ciel et des nuages !

Maurice Rollinat.

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mercredi 24 octobre

L'AUTOMNE (SUITE)

L’automne

 

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

 

 

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lundi 22 octobre

L'AUTOMNE (suite)

Rayons d’octobre (IV)

Maintenant, plus d’azur clair, plus de tiède haleine,
Plus de concerts dans l’arbre aux lueurs du matin :
L’oeil ne découvre plus les pourpres de la plaine
Ni les flocons moelleux du nuage argentin.

Les rayons ont pâli, leurs clartés fugitives
S’éteignent tristement dans les cieux assombris.
La campagne a voilé ses riches perspectives.
L’orme glacé frissonne et pleure ses débris.

Adieu soupirs des bois, mélodieuses brises,
Murmure éolien du feuillage agité.
Adieu dernières fleurs que le givre a surprises,
Lambeaux épars du voile étoilé de l’été.

Le jour meurt, l’eau s’éplore et la terre agonise.
Les oiseaux partent. Seul, le roitelet, bravant
Froidure et neige, reste, et son cri s’harmonise
Avec le sifflement monotone du vent.

Nérée BeaucheminLes floraisons matutinales

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vendredi 19 octobre

L'automne

L’automne

De boue le chemin est devenu.
Les arbres encore vivement vêtus.
La pluie récente parfume l’air.
Un million de feuilles se couchent par terre.

A la descente de la brume,
le bois secret s’allume.
L’enchantement est divin,
le temps n’a plus de fin.

Errer dans le bois,
voler du passé,
ramasser du thym
gentiment faire du thé.

Rarement le silence reste
dans ce ruisseau fascinant.
Caresser tout le savoir
dans les bras de maintenant.

Chloe Douglas, 1991

 

 

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dimanche 14 octobre

LE CALME APRES LA TEMPËTE

Après la tempête

  

Comme le vent qui fait fuir les nuages,
Où tout doucement, le ciel se dégage,
J'avais tellement attendu ce présage.

Qu'un événement imprévu se produise,
Et qu'il souffle, léger comme la bise,
Pour que le changement soit de mise.

C'est pourquoi après plusieurs tempêtes,
On s'essouffle et on cesse notre quête,
Foudroyé, on préfère que tout s'arrête.

Après ces dures épreuves de la vie,
On décide de profiter d'une accalmie,
Plutôt que d'être à nouveau meurtrie.

Alors quand les rayons du soleil apparaissent,
On redécouvre ainsi ce qu'est la tendresse,
Et soudain la pluie cesse: adieu la tristesse!

  

  

Phoenix Cami

 

 

 

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mercredi 10 octobre

COUCHER DE SOLEIL

Coucher de soleil
 
Spectacle ravissant ! ô nature immortelle ! 
L'horizon rouge encor du soleil qui nous fuit 
Va blanchir au couchant.
c'est l'heure solennelle 
Qui précède la nuit.
Rentrez dans le hameau, pâtres, troupeaux, bergères, 
Moissonneurs fatigués par les travaux du jour ; 
Vous, enfants vagabonds, ne tardez plus, vos mères 
Attendent le retour.
C'est le repas du soir, c'est l'heure où l'on se couche, 
Que vous faut-il de plus ? 
Vous dormirez en paix. 
Dans ces splendeurs que j'aime il n'est rien qui vous touche : 
Vous ne rêvez jamais.
Que vous fait cette nuit, ce calme, ce silence ? 
La lune, blanche reine, est sans attraits pour vous. 
Qu'importe que les flots murmurent en cadence : 
Que l'air soit pur et doux.
La pluie et la chaleur fécondent la nature : 
C'est l'été, dites-vous, et nos fruits vont mûrir. 
Rien qu'à voir le soleil dessécher la verdure, 
Je dis : Il faut mourir.
Où vais-je ? 
Qu'ai-je fait ? 
Laissez-moi, solitaire, 
M'égarer dans vos bois quand le hameau s'endort. 
Que ne puis-je, à mon tour recevoir mon salaire, 
Et rentrer dans le port ;
Rencontrer sur le seuil des enfants, une femme ; 
Partager avec eux et le lait et le miel ; 
Puis m'endormir joyeux, et le calme dans l'âme, 
Rendre grâces au ciel !
Votre tâche est finie, et la mienne commence... 
Te verrai-je bientôt accourir à ma voix, 
Ô muse ! ainsi que moi, tu cherches le silence, 
La nuit, au fond des bois.
Quelque chose là-bas se glisse comme une ombre. 
Serait-ce elle ?
 Non, non, la muse ne vient pas. 
C'est un enfant ; il veut que dans la forêt sombre, 
Quelqu'un guide ses pas.
Il va chercher au loin pour sa mère souffrante, 
L'habile médecin qui la saura guérir... 
Tu pleures, pauvre enfant, et ta marche est trop lente ; 
Reste, je vais courir.
Muse, j'ai vu la mère et l'enfant auprès d'elle ; 
Et le bon médecin leur donnant un peu d'or. 
Et j'ai dit s'il est vrai que la muse soit belle, 
Il est plus doux encor,
Il est plus beau d'agir, de changer la souffrance, 
En doux rayon d'espoir sur un visage humain, 
De secourir la femme, et de guider l'enfance
Et toi, muse, à demain . 
 
Auguste Ramus.

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dimanche 07 octobre

LES BORDS DE LA NIVE

Titre : La petite rivière

Poète : Albert Mérat (1840-1909)

Recueil : Le Parnasse contemporain, III (1876).

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,

Couleur du soir ou du matin,

Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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jeudi 04 octobre

L'AUTOMNE - (suite)

Rayons d’octobre (III)

Nérée Beauchemin

Écoutez : c’est le bruit de la joyeuse airée
Qui, dans le poudroîment d’une lumière d’or,
Aussi vive au travail que preste à la bourrée,
Bat en chantant les blés du riche messidor.

Quel gala ! pour décor, le chaume qui s’effrange ;
Les ormes, les tilleuls, le jardin, le fruitier
Dont la verdure éparse enguirlande la grange,
Flotte sur les ruisseaux et jonche le sentier.

Pour musique le souffle errant des matinées ;
La chanson du cylindre égrenant les épis ;
Les oiseaux et ces bruits d’abeilles mutinées
Que font les gais enfants dans les meules tapis.

En haut, sur le gerbier que sa pointe échevèle,
La fourche enlève et tend l’ondoyant gerbillon.
En bas, la paille roule et glisse par javelle
Et vole avec la balle en léger tourbillon.

Sur l’aire, les garçons dont le torse se cambre,
Et les filles, leurs soeurs rieuses, déliant
L’orge blonde et l’avoine aux fines grappes d’ambre,
Font un groupe à la fois pittoresque et riant.

En ce concert de franche et rustique liesse,
La paysanne donne une note d’amour.
Parmi ces rudes fronts hâlés, sa joliesse
Évoque la fraîcheur matinale du jour.

De la batteuse les incessantes saccades
Ébranlent les massifs entraits du bâtiment.
Le grain doré jaillit en superbes cascades.
Tous sont fiers des surplus inouïs du froment.

Déjà tous les greniers sont pleins. Les gens de peine
Chancellent sous le poids des bissacs. Au milieu
Des siens, le père, heureux, à mesure plus pleine,
Mesure et serre à part la dîme du bon Dieu.

Il va, vient. Soupesant la précieuse charge
Et tournant vers le ciel son fier visage brun,
Le paysan bénit Celui dont la main large
Donne au pieux semeur trente setiers pour un.

Nérée BeaucheminLes floraisons matutinales

 

 

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mardi 02 octobre

L'AUTOMNE

L’Automne

 

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville (1823-1891)

Les cariatides

 

 

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lundi 01 octobre

LA NIVE

Titre : La petite rivière

Poète : Albert Mérat (1840-1909)

Recueil : Le Parnasse contemporain, III (1876).

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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vendredi 28 septembre

QUELQUES UNES DE MES PHOTOS MACROS

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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mardi 25 septembre

LA NIVE

Titre : La petite rivière

Poète : Albert Mérat (1840-1909)

Recueil : Le Parnasse contemporain, III (1876).

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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samedi 22 septembre

LES FLEURS

Les fleurs fines

Poète : Émile Verhaeren (1855-1916)

Recueil : Les heures du soir (1911).

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume 
Poussaient au bord de nos chemins 
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains 
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis 
En leur marche, sous le feuillage ; 
Une chanson d'enfant nous venait d'un village 
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne 
Sous la garde des longs roseaux 
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux 
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient 
Ensemble une même pensée, 
Nous songions que c'était notre vie apaisée 
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête 
Se parer et nous dire adieu ; 
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux 
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.

Émile Verhaeren.

 

 

 

 

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jeudi 20 septembre

SUR LA ROUTE DE SOURAÏDE

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

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mardi 18 septembre

PROMENADE A ESPELETTE (suite)

PETIT VILLAGE  

Petit village au bord des bois,

Petit village au bord des plaines,

Parmi les pommiers, non loin des grands chênes,

Lorsque j'aperçois

Le coq et la croix

De ton clocher d'ardoises grises,

De ton clocher fin,

A travers ormes et sapins,

D'étranges musiques me grisent ;

Je vois des yeux dans le soir étoilé :

Là je suis né...

 

Petit village au bord des champs,

Petit village entre les haies,

Tour à tour paré de fleurs et de baies,

Lorsque les doux chants

De ton frais printemps,

Quand l'odeur de tes violettes,

De tes blancs muguets

Pénètrent mon cœur inquiet,

J'oublie et tumulte et tempêtes ;

J'entends des voix dans le soir parfumé :

Là j'ai aimé...

 

Petit village aux courtils verts,

Petit village de silence,

Où la cloche sonne un vieil air de France,

J'aime les éclairs

De tes cieux couverts,

Ton soleil fin entre les arbres,

Les feux de tes nuits,

L'oeil fixe et profond de tes puits,

Ton doux cimetière sans marbres,

Plein d'oiseaux fous et luisant comme pré :

Là je viendrai...

 

Philéas Lebesgue

 

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lundi 17 septembre

PROMENADE A ESPELETTE (suite)

A Jacques

Ondine Valmore

Durant les longs étés, quand la terre altérée
Semble se soulever, blanchie et déchirée,
Pour chercher vainement un souffle de fraîcheur
Qui soulage en passant son inquiète ardeur;
Quand la moisson jaunie, éparse, échevelée,
Se penche tristement sur sa tige brûlée,
Qu’il est doux, sur ces champs tout à coup suspendu,
De voir poindre et grandir le nuage attendu !
Qu’il est doux, sous les flots de sa tiède rosée
De voir se ranimer la nature embrasée,
Et de sentir la vie, arrêtée un moment,
Rentrer dans chaque feuille avec frémissement !
Dans ces vallons étroits, profonds, et solitaires,
Où plonge un jour douteux pesant, plein de mystères ;
Où l’ombre des sapins couvre les champs pâlis,
Loin de l’air et du ciel terrains ensevelis;
Qu’il est doux, au milieu de la sombre journée,
De voir éclore enfin une heure fortunée,
De voir l’astre de feu, que le mont veut cacher,
S’élevant glorieux, dominer le rocher !
Ouvrant sa gerbe d’or sur ce côté du monde,
De ses jets lumineux il l’échauffé et l’inonde,
Et l’aride vallon, semé de mille fleurs,
Resplendira bientôt de divines couleurs!

Ondine Valmore, 1851, Cahiers (Gallica)

 

 

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samedi 15 septembre

PROMENADE A ESPELETTE

À Aurore

George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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mercredi 12 septembre

LES REFLETS

 Les reflets

Poète : Maurice Rollinat (1846-1903)

Recueil : Les névroses (1883).

À André Gill.


Mon œil halluciné conserve en sa mémoire 
Les reflets de la lune et des robes de moire, 
Les reflets de la mer et ceux des cierges blancs 
Qui brûlent pour les morts près des rideaux tremblants. 
Oui, pour mon œil épris d'ombre et de rutilance, 
Ils ont tant de souplesse et tant de nonchalance 
Dans leur mystérieux et glissant va-et-vient, 
Qu'après qu'ils ont passé mon regard s'en souvient. 
Leur fascination m'est douce et coutumière : 
Âmes de la clarté, soupirs de la lumière, 
Ils imprègnent mon art de leur mysticité 
Et filtrent comme un rêve en mon esprit hanté ; 
Et j'aime ces baisers de la lueur qui rôde, 
Qu'ils me viennent de l'onde ou bien de l'émeraude !

Maurice Rollinat.

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