Photos de Josiane

mardi 22 février

poeme sur la nature

Posté par Josiane64 à 12:24 - Commentaires [22] - Permalien [#]


dimanche 06 février

La nature

 

À Aurore

 

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand (1804-1876)
Contes d'u

IMG_3033

IMG_3038

IMG_3067

 

 

Posté par Josiane64 à 17:16 - Commentaires [16] - Permalien [#]

jeudi 27 janvier

LA MER

 

Brise marine

 

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Stéphane Mallarmé (1842-1898)
Oeuvres Poétiques I

 

 

 

 

Biaritz

4

a Biaritz

biarotz 4

biarotz 5

 

biarotz 5

sans titre

2

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 13:07 - Commentaires [13] - Permalien [#]

mercredi 12 janvier

LA RIVIERE

 

La Rivière

Robert DESNOS
Recueil : "Contrée"

D’un bord à l’autre bord j’ai passé la rivière,
Suivant à pied le pont qui la franchit d’un jet
Et mêle dans les eaux son ombre et son reflet
Au fil bleui par le savon des lavandières.

J’ai marché dans le gué qui chante à sa manière.
Étoiles et cailloux sous mes pas le jonchaient.
J’allais vers le gazon, j’allais vers la forêt
Où le vent frissonnait dans sa robe légère.

J’ai nagé. J’ai passé, mieux vêtu par cette eau
Que par ma propre chair et par ma propre peau.
C’était hier. Déjà l’aube et le ciel s’épousent.

Et voici que mes yeux et mon corps sont pesants,
Il fait clair et j’ai soif et je cherche à présent
La fontaine qui chante au cœur d’une pelouse.

 

 

 

2

3

4

5

6

Posté par Josiane64 à 11:10 - Commentaires [16] - Permalien [#]

dimanche 02 janvier

LA RIVIERE

 

La Rivière

Robert DESNOS
Recueil : "Contrée"

D’un bord à l’autre bord j’ai passé la rivière,
Suivant à pied le pont qui la franchit d’un jet
Et mêle dans les eaux son ombre et son reflet
Au fil bleui par le savon des lavandières.

J’ai marché dans le gué qui chante à sa manière.
Étoiles et cailloux sous mes pas le jonchaient.
J’allais vers le gazon, j’allais vers la forêt
Où le vent frissonnait dans sa robe légère.

J’ai nagé. J’ai passé, mieux vêtu par cette eau
Que par ma propre chair et par ma propre peau.
C’était hier. Déjà l’aube et le ciel s’épousent.

Et voici que mes yeux et mon corps sont pesants,
Il fait clair et j’ai soif et je cherche à présent
La fontaine qui chante au cœur d’une pelouse.

 

 

 

1

<<<<La rivière

2

4

eau

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:28 - Commentaires [11] - Permalien [#]


mardi 07 décembre

LA TRMPETE

 

 

Titre : Une tempête

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Toute la lyre (1888 et 1893).

Une tempête 
Approchait, et je vis, en relevant la tête, 
Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ; 
Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon 
Frissonnait près de moi ; les branches tremblaient toutes, 
Et des passants lointains se hâtaient sur les routes. 
Cependant le nuage au flanc vitreux et roux 
Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous. 
On voyait dans des prés s'effarer les cavales, 
Et les troupeaux bêlants fuyaient. Par intervalles, 
Terreur des bois profonds, des champs silencieux, 
Emplissant tout à coup tout un côté des cieux, 
Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ; 
D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue, 
Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu, 
De grands poissons de flamme aux écailles de feu, 
Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées, 
En ce sombre océan de brume et de nuées 
Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir 
Se laissaient par instants vaguement entrevoir !

Victor Hugo.

08022016-08022016-08022016-EO5A5130

08022016-08022016-08022016-EO5A5131

08022016-08022016-08022016-EO5A5134

08022016-08022016-08022016-EO5A5135

 

08022016-08022016-08022016-EO5A5137

08022016-08022016-08022016-EO5A5155-2

08022016-08022016-08022016-EO5A5161

 

LA  TEMPÊTE DE FEVRIER 2008

 

 

Posté par Josiane64 à 15:50 - Commentaires [19] - Permalien [#]

dimanche 05 décembre

LES NUAGES

 

 

L'étranger

 

- Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis?
-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (186

 

05062015-05062015-EO5A0750

25072015-25072015-EO5A1303

27102015-27102015-EO5A3177

27102015-27102015-EO5A3178

30062015-30062015-EO5A1002

 

30062015-30062015-EO5A1003

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:08 - Commentaires [9] - Permalien [#]

dimanche 28 novembre

LE PHARE

Titre : Le phare

Poète : Joseph Autran (1813-1877)

Recueil : Les Poèmes de la mer (1859).

Parmi les noirs brisants où le flot tourbillonne,
Le phare vers la nue élève sa colonne.
Pilier de blocs massifs qu'unit un dur ciment,
Il surgit, solitaire, ainsi qu'un monument.
Des vagues, à ses pieds, la fureur se déchaîne :
On dirait que la mer assiège de sa haine
Cette tour qui, montrant le péril aux vaisseaux,
La frustre d'un butin convoité par ses eaux.
Le soir vient, l'horizon s'efface dans la brume :
Sur la tour, aussitôt, le fanal se rallume ;
Avant même qu'au ciel une étoile ait relui,
Un astre éclaire l'onde,- et cet astre, c'est lui !...
Foyer de vifs rayons dont la lueur éclate,
Il enflamme les airs d'une teinte écarlate ;
Et, sur l'Océan noir son reflet projeté
Semble un chemin de feu par la houle agité.

Averti des écueils dont ce bord se hérisse,
Le navire alors cherche une onde plus propice ;
Il veille à sa manœuvre, et, le long du canal,
Rend grâce en le fuyant au lumineux fanal.
Des nochers en péril ce guide manifeste
A d'autres voyageurs sera pourtant funeste.
Il en est qui par lui sont pris en trahison :
Ceux-là sont les oiseaux bercés à l'horizon,
Ce sont les passagers du vent et de la nue.
La saison froide et triste étant déjà venue,
En colonne, en triangle, ils traversaient les airs,
Cherchant au loin des cieux plus tièdes et plus clairs.
Voilà qu'au bord des flots l'ardent soleil du phare
Brille, et dans leur essor les trouble et les égare.
Eux qui des cieux profonds savent chaque sentier,
Qui firent sans erreur le tour du globe entier,
Pour la première fois suspendus par le doute,
Se laissent détourner de l'infaillible route ;
Ils veulent de plus près, dans l'ombre de la nuit,
Voir l'étrange soleil dont l'éclat les séduit.
Ainsi que dans un champ, par troupes inquiètes,
Descendent au miroir les jeunes alouettes ;
Comme le papillon, si fragile et si beau,
S'abandonne le soir à l'attrait du flambeau,
Ils viennent par essaims ; — ramiers blancs comme neige,
Pluviers, cailles, vanneaux, ils s'approchent du piège ;
Fascinés, éblouis, ils tournent ; je les vois
Autour du haut fanal voler tous à la fois.
En vain contre le charme ils voudraient se débattre ;
Dans le rayonnement de la clarté rougeâtre,
Ils sont pris de vertige... hélas ! Et tour à tour
Se brisent dans leur chute aux pierres de la tour.
Et la mer les saisit de ses promptes écumes ;
Et, flocons dispersés, le vent sème leurs plumes ;
Et le cri douloureux des blessés convulsifs
Se mêle au sourd fracas des flots dans les récifs.

Oiseaux infortunés ! Là-haut, près des nuages,
Vous poursuiviez en paix vos éternels voyages.
Conduits par un instinct si rarement déçu,
Au soleil véritable et d'avance aperçu
Vous alliez confiants : palmiers, claires fontaines,
Doux nids, vous appelaient aux régions lointaines.
Vous ne les verrez pas ; séduits par un faux jour,
Vous ne connaîtrez plus ni le ciel ni l'amour !
Hélas ! Telle est du sort la cruelle ironie :
On entrevoit de loin quelque sphère bénie ;
Plein des rêves sacrés du sage ou de l'amant,
Vers un but radieux on s'envole ardemment,
Et l'on meurt en chemin, et l'on tombe victime
D'un rayon qui vous ment et vous jette à l'abime !

Joseph Autran.

14092017-_O5A2139

14092017-_O5A2140

14092017-_O5A2148

 

 

14092017-_O5A2149

14092017-_O5A2155

14092017-_O5A2157

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:47 - Commentaires [9] - Permalien [#]

lundi 22 novembre

L'AUTOMNE

L’automne

L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.

Quelle joie chez les feuilles !

Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte.

On dit qu’elles sont mortes,
Mais personne n’y croit.

L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.

Maurice Carême

 

 

 

24112016-24112016-24112016-EO5A9844

 

24112016-24112016-24112016-EO5A9837

24112016-24112016-24112016-EO5A9836

24112016-24112016-24112016-EO5A9834

24112016-24112016-24112016-EO5A9833

24112016-24112016-24112016-EO5A9826

 

24112016-24112016-24112016-EO5A9823

17112016-17112016-17112016-17112016-EO5A9561

24112016-24112016-24112016-EO5A9825

17112016-17112016-17112016-17112016-EO5A9614

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 14:40 - Commentaires [9] - Permalien [#]

dimanche 21 novembre

 

 

 

 

31102016-31102016-EO5A9207

31102016-31102016-EO5A9210

31102016-31102016-EO5A9215

Chanson d’automne (extrait)

Déjà plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !

On voit s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or.

La pluie au jardin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l’hiver, voici le froid !
(…)

Théophile GAUTIER (1811-1872)  Émaux et camées

 

 

 

29102016-29102016-EO5A9185

29102016-29102016-EO5A9186

29102016-29102016-EO5A9188

31102016-31102016-EO5A9196

31102016-31102016-EO5A9201

 

 

 

Posté par Josiane64 à 10:26 - Commentaires [11] - Permalien [#]

vendredi 19 novembre

L'AUTOMNE

Les feuilles d'automne

 

Quand le livre où s'endort chaque soir ma pensée, 
Quand l'air de la maison, les soucis du foyer, 
Quand le bourdonnement de la ville insensée 
Où toujours on entend quelque chose crier, 

Quand tous ces mille soins de misère ou de fête 
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné, 
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête, 
Le regard de mon âme à la terre tourné ; 

Elle s'échappe enfin, va, marche, et dans la plaine 
Prend le même sentier qu'elle prendra demain, 
Qui l'égare au hasard et toujours la ramène, 
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin. 

Elle court aux forêts où dans l'ombre indécise 
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix, 
Trouve la rêverie au premier arbre assise, 
Et toutes deux s'en vont ensemble dans les bois ! 

 

Victor Hugo 
Quand le livre

 

 

 

25102016-25102016-25102016-EO5A9089

25102016-25102016-25102016-EO5A9100

25102016-25102016-25102016-EO5A9101

25102016-25102016-25102016-EO5A9103

 

 

25102016-25102016-25102016-EO5A9112

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:53 - Commentaires [7] - Permalien [#]

jeudi 11 novembre

L'AUTOMNE

 

 

 

 

L’Automne

 

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville (1823-1891)
Les cariatides

 

 

02122015-02122015-02122015-EO5A3817

 

02122015-02122015-02122015-EO5A3822

02122015-02122015-02122015-EO5A3831

02122015-02122015-02122015-EO5A3833

02122015-02122015-02122015-EO5A3840

30102015-30102015-30102015-EO5A3264

 

 

 

Posté par Josiane64 à 15:19 - Commentaires [13] - Permalien [#]

jeudi 04 novembre

Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867

L'aube spirituelle

Quand chez les débauchés l'aube blanche et vermeille
Entre en société de l'Idéal rongeur,
Par l'opération d'un mystère vengeur
Dans la brute assoupie un ange se réveille.

Des Cieux Spirituels l'inaccessible azur,
Pour l'homme terrassé qui rêve encore et souffre,
S'ouvre et s'enfonce avec l'attirance du gouffre.
Ainsi, chère Déesse, Être lucide et pur,

Sur les débris fumeux des stupides orgies
Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant,
A mes yeux agrandis voltige incessamment.

Le soleil a noirci la flamme des bougies ;
Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil,
Ame resplendissante, à l'immortel soleil !

05062015-05062015-EO5A0750

30062015-30062015-EO5A1003

IMG_4765[1]

IMG_4761[1]

 

 

 

Posté par Josiane64 à 14:32 - Commentaires [13] - Permalien [#]

dimanche 31 octobre

 

 

 

 

 

L’Automne

page4image840

Sois le bienvenu, rouge Automne, Accours dans ton riche appareil, Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ; Sois le bienvenu, rouge Automne, Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne, Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne. Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville

DSC_9799

DSC_9828

 

 

 

Posté par Josiane64 à 14:11 - Commentaires [12] - Permalien [#]

mercredi 27 octobre

L'AUTOMNE

Les feuilles d'automne

 

Quand le livre où s'endort chaque soir ma pensée, 
Quand l'air de la maison, les soucis du foyer, 
Quand le bourdonnement de la ville insensée 
Où toujours on entend quelque chose crier, 

Quand tous ces mille soins de misère ou de fête 
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné, 
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête, 
Le regard de mon âme à la terre tourné ; 

Elle s'échappe enfin, va, marche, et dans la plaine 
Prend le même sentier qu'elle prendra demain, 
Qui l'égare au hasard et toujours la ramène, 
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin. 

Elle court aux forêts où dans l'ombre indécise 
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix, 
Trouve la rêverie au premier arbre assise, 
Et toutes deux s'en vont ensemble dans les bois ! 

 

Victor Hugo 
Quand le livre

 

 

 

10112014-10112014-10112014-IMG_7634

10112014-10112014-10112014-IMG_7636

10112014-10112014-IMG_7624

21112014-21112014-21112014-IMG_7740

21112014-21112014-21112014-IMG_7742

 

21112014-21112014-21112014-IMG_7746

21112014-21112014-21112014-IMG_7753

21112014-21112014-21112014-IMG_7755

21112014-21112014-21112014-IMG_7756

 

 

Posté par Josiane64 à 10:53 - Commentaires [12] - Permalien [#]

mardi 19 octobre

CASCADE

Cascade

Cascade d'hiver

Soif de solitude

Avis de recherche

D'un petit caillou

Dissimulé

Sous une robe de glace

 

Cascade de printemps 

Chanson d'hirondelles 

Naissance annoncée 

Joyeusement 

De l'herbe mince 

Qui pousse dans l'eau

 

Cascade d'été

Sourire profond

Des rayons perdus

Sous les yeux

Ardents

De l'astre d'or

 

Cascade d'automne

Visite impromptue

Du faisan seul

Temps de réflexion

La cascade

Enfin

Livre ses réponses

 

Sophie  Lei Thuman extrait de « Monde flottant 

 

28102014-IMG_7319

28102014-IMG_7321

28102014-IMG_7323

28102014-IMG_7324

 

28102014-IMG_7326

28102014-IMG_7330

28102014-IMG_7333

28102014-IMG_7340

28102014-IMG_7344

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 16:51 - Commentaires [12] - Permalien [#]

samedi 09 octobre

LA NATURE

Titre : La nature est pleine d'amour

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les chansons des rues et des bois (1865).

La nature est pleine d'amour, 
Jeanne, autour de nos humbles joies ; 
Et les fleurs semblent tour à tour 
Se dresser pour que tu les voies.

Vive Angélique ! à bas Orgon ! 
L'hiver, qu'insultent nos huées, 
Recule, et son profil bougon 
Va s'effaçant dans les nuées.

La sérénité de nos coeurs, 
Où chantent les bonheurs sans nombre, 
Complète, en ces doux mois vainqueurs, 
L'évanouissement de l'ombre.

Juin couvre de fleurs les sommets, 
Et dit partout les mêmes choses ; 
Mais est-ce qu'on se plaint jamais 
De la prolixité des roses ?

L'hirondelle, sur ton front pur, 
Vient si près de tes yeux fidèles 
Qu'on pourrait compter dans l'azur 
Toutes les plumes de ses ailes.

Ta grâce est un rayon charmant ; 
Ta jeunesse, enfantine encore, 
Éclaire le bleu firmament, 
Et renvoie au ciel de l'aurore.

De sa ressemblance avec toi 
Le lys pur sourit dans sa gloire ; 
Ton âme est une urne de foi 
Où la colombe voudrait boire.

Victor Hugo.

01102014-01102014-27530044_p

01102014-01102014-27530076_p

01102014-01102014-27559607_p

01102014-01102014-27559707_p

 

01102014-01102014-27595303_p

01102014-01102014-27595528_p

01102014-01102014-27711955_p

01102014-01102014-27711998_p

Posté par Josiane64 à 14:50 - Commentaires [15] - Permalien [#]

samedi 02 octobre

La NATURE

 

À Aurore

 

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand (1804-1876)
Contes d'une grand'mère

 

 

19082014-19082014-19082014-IMG_5982

19082014-19082014-19082014-IMG_5983

19082014-19082014-19082014-IMG_5984

19082014-19082014-19082014-IMG_5987

 

19082014-19082014-19082014-IMG_5990

19082014-19082014-19082014-IMG_5991

19082014-19082014-19082014-IMG_5999

19082014-19082014-IMG_5977

 

 

 

Posté par Josiane64 à 15:00 - Commentaires [14] - Permalien [#]

dimanche 19 septembre

LA MONTAGNE

BALADE EN MONTAGNE

Je goûte au silence du matin,
Dans la courbe tendre du chemin,
La rosée perle de son écrin, 
Dans ce chaud soleil de juin.

Mon regard pénètre émerveillé,
Au cœur de cette contrée,
Où se dresse en toute beauté,
La cime fière de ce mont aimé. 

Je goûte à l'arôme délicat,
Des fleurs qui guide mes pas,
Tandis que se perche du haut des mélèzes,
Une odeur parfumée de sève,

Le chemins enlace la pente,
Se blottit au creux du ravin,
Le torrent dans le lointain chante
Sous une pluie d'éclats cristallins 

Auteur anonyme

 

03082008-87938501_o

03082008-87938573_o

12072008-94230726_o

 

 

12072008-94230993_o 16

13062010-88106865_o

27092010-94230677_o

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 15:09 - Commentaires [12] - Permalien [#]

mercredi 15 septembre

ARBRE FLEURI

Anatole FRANCE
1844 - 1924

Les arbres

Ô vous qui, dans la paix et la grâce fleuris,
Animez et les champs et vos forêts natales,
Enfants silencieux des races végétales,
Beaux arbres, de rosée et de soleil nourris,

La Volupté par qui toute race animée 
Est conçue et se dresse à la clarté du jour, 
La mère aux flancs divins de qui sortit l'Amour, 
Exhale aussi sur vous son haleine embaumée.

Fils des fleurs, vous naissez comme nous du Désir,
Et le Désir, aux jours sacrés des fleurs écloses, 
Sait rassembler votre âme éparse dans les choses,
Votre âme qui se cherche et ne se peut saisir.

Et, tout enveloppés dans la sourde matière
Au limon paternel retenus par les pieds, 
Vers la vie aspirant, vous la multipliez, 
Sans achever de naître en votre vie entière.

14082019-_MG_5427

14082019-_MG_5450

14082019-_MG_5452

14082019-_MG_5461

 

 

14082019-_MG_5474

 

 

14082019-_MG_5481

16082019-_MG_5497

16082019-_MG_5510

16082019-_MG_5513

 

 

 

 

 

Posté par Josiane64 à 15:48 - Commentaires [11] - Permalien [#]