Photos de Josiane

mercredi 17 janvier

LA RHUNE

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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lundi 15 janvier

VUE DE LA RHUNE

 Les yeux bleus de la montagne

 

On trouve dans les monts des lacs de quelques toises, 
Purs comme des cristaux, bleus comme des turquoises, 
Joyaux tombés du doigt de l'ange Ithuriel, 
Où le chamois craintif, lorsqu'il vient pour y boire, 
S'imagine, trompé par l'optique illusoire, 
Laper l'azur du ciel.

Ces limpides bassins, quand le jour s'y reflète, 
Ont comme la prunelle une humide paillette ; 
Et ce sont les yeux bleus, au regard calme et doux, 
Par lesquels la montagne en extase contemple, 
Forgeant quelque soleil dans le fond de son temple, 
Dieu, l'ouvrier jaloux !

Théophile Gautier

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VUE DE LA RHUNE 

Que signifie la Rhune ou "larrun" en basque ? Larrun vient de "larre" qui veut dire "lande". 

Du haut de ses 905 m, elle offre un panorama à 360° sur le Pays basque, les Landes et l'océan Atlantique. 

Fréquentée depuis la préhistoire, la montagne est riche en tumuli, cromlechs et dolmens. On y croise des pottok (petit cheval en basque) ou des brebis manech à tête noire ou rousse.

C'est l'Impératrice Eugénie qui y lança la mode de l'excursion. La Rhune se découvre à pied ou bien en train.

Depuis 1924, le train à crémaillère de la Rhune monte au sommet en partant du col de Saint-Ignace. Tout là-haut se trouvent des "ventas", petits commerces situés sur la frontière franco-espagnole.

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On aperçoit la côte et l'océan

 

 

 

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samedi 13 janvier

AU SOMMET DE LA RHUNE

Dans la montagne vierge

 

Les herbes et les fleurs, ne m’abandonne pas,

Leur odeur suit le vent

 

Les chevreaux jouent de leur jeunesse,

Un aigle fait le point dans le ciel sans secrets.

 

Le soleil est vivant, ses pieds sont sur la terre,

Ses couleurs font les joues rougissantes d’amour,

Et la lumière humaine se dilate d’aise.

AU SOMMET DE LA RHUNE 

L’homme en grandeur au cœur d’un monde impérissable

Inscrit son ombre au ciel et son feu sur la terre.

 

(Paul Éluard)

 

 

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Ces photos ont été prises au mois d'octobre 2016

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jeudi 11 janvier

LA NATURE

À Aurore

George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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Photos prisent au quartier des bois

 

 

 

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mardi 09 janvier

LA NEIGE SUR LES MONTAGNES

 La neige

 

J'aime la neige éblouissante 
Qui couronne les vieilles tours, 
Et sur les arbres qu'elle argente : 
Courbe la feuille jaunissante, 
Dernier souvenir des beaux jours.

Ses blancs flocons avec mystère 
Reposent au toit des maisons, 
Et d'une tunique légère 
Voilent la face de la terre, 
Ainsi que de molles toisons.

Écoutez ! tout semble immobile, 
La neige endort tous les échos ; 
Sans bruit passe la foule agile, 
Et sur l'enceinte de la ville 
Pèse un mystérieux repos.

La ville est un camp qui sommeille 
Avec ses muets pavillons, 
Quand le vent n'apporte à l'oreille 
Que la voix du soldat qui veille, 
Dans l'absence des bataillons.

C'est une flotte dont la grâce 
Fait rêver aux golfes des cieux, 
Une blanche flotte qui passe, 
Et qui semble au loin dans l'espace 
Suivre un astre silencieux.

L'arbre balancé par l'orage 
Est un mât penché sur les mers, 
Chaque brise un chant de la plage, 
Chaque voix un cri du rivage 
Prolongé sur les flots amers.

Et le soir quand la ville étale 
L'éclat de ses mille flambeaux, 
C'est une tente triomphale 
Qui, dans sa grâce orientale, 
Garde la couche d'un héros.

Antoine de Latour.



 

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Ces photos ont été prise hier dans la journée et le soir au coucher du soleil de mon balcon

 

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vendredi 05 janvier

LEVER DU JOUR

Le Lever du soleil

 

À Henri Schneider. 


Le grand soleil, plongé dans un royal ennui, 
Brûle au désert des cieux. Sous les traits qu’en silence 
Il disperse et rappelle incessamment à lui, 
Le choeur grave et lointain des sphères se balance. 

Suspendu dans l’abîme il n’est ni haut ni bas ; 
Il ne prend d’aucun feu le feu qu’il communique ; 
Son regard ne s’élève et ne s’abaisse pas ; 
Mais l’univers se dore à sa jeunesse antique. 

Flamboyant, invisible à force de splendeur, 
Il est père des blés, qui sont pères des races ; 
Mais il ne peuple point son immense rondeur 
D’un troupeau de mortels turbulents et voraces. 

Parmi les globes noirs qu’il empourpre et conduit 
Aux blêmes profondeurs que l’air léger fait bleues, 
La terre lui soumet la courbe qu’elle suit, 
Et cherche sa caresse à d’innombrables lieues. 

Sur son axe qui vibre et tourne, elle offre au jour 
Son épaisseur énorme et sa face vivante, 
Et les champs et les mers y viennent tour à tour 
Se teindre d’une aurore éternelle et mouvante. 

Mais les hommes épars n’ont que des pas bornés, 
Avec le sol natal ils émergent ou plongent : 
Quand les uns du sommeil sortent illuminés, 
Les autres dans la nuit s’enfoncent et s’allongent. 

Ah ! les fils de l’Hellade, avec des yeux nouveaux 
Admirant cette gloire à l’Orient éclose, 
Criaient : Salut au dieu dont les quatre chevaux 
Frappent d’un pied d’argent le ciel solide et rose ! 

Nous autres nous crions : Salut à l’Infini ! 
Au grand Tout, à la fois idole, temple et prêtre, 
Qui tient fatalement l’homme à la terre uni, 
Et la terre au soleil, et chaque être à chaque être ! 

Il est tombé pour nous, le rideau merveilleux 
Où du vrai monde erraient les fausses apparences ; 
La science a vaincu l’imposture des yeux, 
L’homme a répudié les vaines espérances ; 

Le ciel a fait l’aveu de son mensonge ancien, 
Et, depuis qu’on a mis ses piliers à l’épreuve, 
Il apparaît plus stable, affranchi de soutien, 
Et l’univers entier vêt une beauté neuve. 

 

Sully Prudhomme 
Stances Et Poèmes 

 

 

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C'était ce matin au lever du jour et avant que la pluie ne commence à tomber. Depuis il ne fait pas  beau du tout

 

 

 

 

 

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jeudi 04 janvier

LA TEMPÊTE

 Une tempête

 

 

Une tempête 
Approchait, et je vis, en relevant la tête, 
Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ; 
Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon 
Frissonnait près de moi ; les branches tremblaient toutes, 
Et des passants lointains se hâtaient sur les routes. 
Cependant le nuage au flanc vitreux et roux 
Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous. 
On voyait dans des prés s'effarer les cavales, 
Et les troupeaux bêlants fuyaient. Par intervalles, 
Terreur des bois profonds, des champs silencieux, 
Emplissant tout à coup tout un côté des cieux, 
Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ; 
D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue, 
Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu, 
De grands poissons de flamme aux écailles de feu, 
Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées, 
En ce sombre océan de brume et de nuées 
Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir 
Se laissaient par instants vaguement entrevoir !

Victor Hugo.

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dimanche 31 décembre

BONNE ANNEE A TOUTES ET TOUS

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mardi 26 décembre

UN CIEL NUAGEUX

 

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Au-dessus des étangsau-dessus des vallées
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, 
Par delà le soleil, par delà les éthers
Par delà les confins des sphères étoilées

Mon esprit, tu te meus avec agilité
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde, 
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde 
Avec une indicible et mâle volupté

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ; 
Va te purifier dans l'air supérieur
Et bois, comme une pure et divine liqueur 

, Le feu clair qui remplit les espaces limpides

Derrière les ennuis et les vastes chagrins 
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse 
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ; 

Celui dont les penserscomme des alouettes
Vers les cieux le matin prennent un libre essor
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort 
Le langage des fleurs et des choses muettes ! 


Poèmes de Charles Baudelaire 


 

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samedi 23 décembre

JOYEUX NOËL

Poème Joyeux Noël pour des amis

De toute les nuits elle est la plus belle
Une nuit magique où toute chose devient merveille
Beaux cadeaux généreux et douce joie d'être ensemble pour faire la fête
Un réveillon qui illumine les yeux des enfants qui le Père Noël guettent
Telle est la recette du bonheur familial en cette soirée géniale
Tel est ce moment de partage où les intentions ne sont qu'amicales
Les amoureux ont leurs coeurs pleins de tendres voeux pour être heureux à deux
Les amis s'écrivent de sincères messages de voeux, des souhaits chaleureux
Que ce poème de Noël vous accompagne durant les fêtes de fin d'année
N'oubliez jamais que le plus beau cadeau est celui d'être aimé
N'oubliez jamais que la plus belle aventure est celle d'aimer

 

 

 

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Je vous embrasse tous très fort

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vendredi 22 décembre

A CAPBRETON

Chanson de bateau.

 

Le canal endort ses flots, 
Ses échos, 
Et le zéphyr nous verse 
Des parfums purs et doux. 
Le flot nous berce, 
Endormons-nous !

Les voix emplissent les airs 
De concerts, 
Et le vent les disperse 
Avec nos baisers fous. 
Le flot nous berce, 
Endormons-nous !

En vain ton époux caduc, 
Comte ou duc, 
Se jette à la traverse 
De nos gais rendez-vous. 
Le flot nous berce, 
Endormons-nous !

Ah ! que les cieux étoilés 
Soient voilés, 
Tandis que je renverse 
Ton front sur mes genoux ! 
Le flot nous berce, 
Endormons-nous !

Qu'importe si, dans la nuit 
Qui s'enfuit, 
L'orage bouleverse 
Les éléments jaloux ! 
Le flot nous berce, 
Endormons-nous !

Théodore de Banville.



 

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Photos prisent le 20 décembre

 

 

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samedi 16 décembre

UNE EGLISE

 

Le silence dans une église

Sonnet

Au levant de la nef, penchant son humide urne, 
La nuit laisse tomber l'ombre triste du soir ; 
Chasse insensiblement l'humble clarté diurne ;
Et la voûte s'endort sur le pilier tout noir ;

Le silence entre seul sous l'arceau taciturne,
L'ogive aux vitraux bruns ne se laisse plus voir ; 
L'autel froid se revêt de sa robe nocturne ;
L'orgue s'éteint ; tout dort dans le sacré dortoir !

Dans le silence, un pas résonne sur la dalle ; 
Tout s'éveille, et le son élargit sa spirale, 
L'orgue gémit, l'autel tressaille de ce bruit ;

Le pilier le répète en sa cavité sombre ; 
La voûte le redit, et s'agite dans l'ombre... 
Puis tout s'éteint, tout meurt, et retombe en la nuit !

Jules VERNE   (1828-1905)

 

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L'intérieur de l'église d'ARRUNTZ

 

 

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jeudi 14 décembre

LE CHEMIN DE HALAGE A USTARITZ

Le chemin du bonheur…

Je connais un chemin qui conduit au bonheur,
Au parcours sinueux réservant des surprises,
Parsemé de cailloux et bordé par des fleurs,
Qui réveillent les sens par des odeurs exquises…

Il suffit de penser aux instants délicieux,
Où des flots de baisers submergeaient nos visages,
Où nos cœurs enlacés sous la voûte des cieux,
Se laissaient emporter jusque dans les nuages…

Il suffit d’accepter la douleur d’un chagrin,
Rejeter le néant d’une amour passagère,
Relever sans faillir la lourdeur du destin,
Accueillir simplement une main étrangère…

Il suffit de savoir regarder près de soi,
Ecouter attentif le chant des tourterelles
Et le souffle du vent suscitant un émoi,
Annonçant le retour des amours éternelles…

 

Alain LALAUDE

 

 

 

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mardi 12 décembre

LA NIVE

La petite rivière

 

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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lundi 11 décembre

LE PETIT TORRENT

Le Torrent et la Rivière

 

Avec grand bruit et grand fracas 
Un Torrent tombait des montagnes : 
Tout fuyait devant lui ; l'horreur suivait ses pas ; 
Il faisait trembler les campagnes. 
Nul voyageur n'osait passer 

Une barrière si puissante : 
Un seul vit des voleurs, et se sentant presser, 
Il mit entre eux et lui cette onde menaçante. 
Ce n'était que menace, et bruit, sans profondeur ; 
Notre homme enfin n'eut que la peur. 
Ce succès lui donnant courage, 
Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours, 
Il rencontra sur son passage 
Une Rivière dont le cours 

Image d'un sommeil doux, paisible et tranquille 
Lui fit croire d'abord ce trajet fort facile. 
Point de bords escarpés, un sable pur et net. 
Il entre, et son cheval le met 
À couvert des voleurs, mais non de l'onde noire : 
Tous deux au Styx allèrent boire ; 
Tous deux, à nager malheureux, 
Allèrent traverser au séjour ténébreux, 
Bien d'autres fleuves que les nôtres. 
Les gens sans bruit sont dangereux : 
Il n'en est pas ainsi des autres. 

 

Jean de la Fontaine 
Les Fables VIII

 

 

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vendredi 08 décembre

LES CHATS

Le chat

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.

Charles BaudelaireLes fleurs du mal

 

 

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J'ai souvent la visite des chats du voisinage. Comme j'aime les chats je suis ravie

 

 

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jeudi 07 décembre

DANS LA BRUME

 Lever de soleil sur la brume                 

                                                                                                                                                                                                                                                                                     La  La nature est tout ce qu’on voit,

                                                                                                                                                                                                                                                                             Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,

                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Tout ce qu’on sait , tout ce qu’on croit,

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Tout ce que l’on sent en soi-même.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Elle est belle pour qui la voit,

                                                                                                                                                                                                                        Elle est bonne à celui qui l’aime,

                                                                                                                                                                                                                                                      Elle est juste quand on y croit

                                                                                                                                                                                                                                                               Et qu’on la respecte en soi-même.

                                                                                                                                                                                                                                                                                    Regarde le ciel, il te voit,

                                                                                                                                                                                                                                                    Embrasse la terre, elle t’aime.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  La vérité c’est ce qu’on croit

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   En la nature c’est toi-même.

                                                                                                                                                                                                                                                                  (George Sand)

 

 

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vendredi 01 décembre

IL A NEIGE

 La neige

 

 

L'air donne le frisson comme un breuvage amer.
Le jour est morne, éteint, et prend des tons de cuivre.
Les moineaux, pépiant de froid, se laissent suivre,
Et, s'envolant, font sur la brume un vague éclair.

La neige, floraison pâle des ciels d'hiver,
Fait pleuvoir tristement ses étoiles de givre.
Les arbres aux bourgeons captifs qu'Avril délivre
Se la mettent au front, ainsi qu'un joyau clair.

Frêle et vain ornement, outrage des ramures
A qui va la beauté des larges feuilles mûres,
Où circule le sang glorieux des étés !

Ta blanche clarté fait que j'aime mieux les roses,
Ô neige, dont la grâce est celle des chloroses,
Image des froideurs et des virginités.

Albert Mérat.

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Spectacle ce matin en ouvrant les contrevents

 

 

 

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samedi 25 novembre

LE PONT DE PIERRE A ASCAIN

 

 Le vieux pont

 

Sur le vieux pont verdi de mousse, 
Et tout rongé de lichens roux, 
Deux amants parlaient à voix douce : 
Et c'était nous !

Lui, penché tendrement vers elle, 
Lui disait l'amour et la foi 
Qu'il portait en son cœur fidèle ; 
Et c'était moi !

Elle semblait, pâle, incertaine, 
Tremblante et pourtant sans effroi, 
Écouter une voix lointaine ; 
Et c'était toi !

Sur le vieux pont toujours le même, 
Deux amants ont pris rendez-vous : 
Il lui dit, elle croit, qu'il l'aime ; 
Ce n'est plus nous !

Auguste Angellier

 

 

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lundi 20 novembre

LA NATURE

Stances

Maintenant, dans la plaine ou bien dans la montagne,
Chêne ou sapin, un arbre est en train de pousser,
En France, en Amérique, en Turquie, en Espagne,
Un arbre sous lequel un jour je puis passer.

Maintenant, sur le seuil d’une pauvre chaumière,
Une femme, du pied agitant un berceau,
Sans se douter qu’elle est la parque filandière,
Allonge entre ses doigts l’étoupe d’un fuseau.

Maintenant, loin du ciel à la splendeur divine,
Comme une taupe aveugle en son étroit couloir,
Pour arracher le fer au ventre de la mine,
Sous le sol des vivants plonge un travailleur noir.

Maintenant, dans un coin du monde que j’ignore,
Il existe une place où le gazon fleurit,
Où le soleil joyeux boit les pleurs de l’aurore,
Où l’abeille bourdonne, où l’oiseau chante et rit.

Cet arbre qui soutient tant de nids sur ses branches,
Cet arbre épais et vert, frais et riant à l’oeil,
Dans son tronc renversé l’on taillera des planches,
Les planches dont un jour on fera mon cercueil !

Cette étoupe qu’on file et qui, tissée en toile,
Donne une aile au vaisseau dans le port engourdi,
À l’orgie une nappe, à la pudeur un voile,
Linceul, revêtira mon cadavre verdi !

Ce fer que le mineur cherche au fond de la terre
Aux brumeuses clartés de son pâle fanal,
Hélas ! le forgeron quelque jour en doit faire
Le clou qui fermera le couvercle fatal !

A cette même place où mille fois peut-être
J’allai m’asseoir, le coeur plein de rêves charmants,
S’entr’ouvrira le gouffre où je dois disparaître,
Pour descendre au séjour des épouvantements !

Théophile Gautier, Espana

 

 

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