Photos de Josiane

mardi 17 octobre

L'AUTOMNE

Les feuilles d'automne

 

Quand le livre où s'endort chaque soir ma pensée, 
Quand l'air de la maison, les soucis du foyer, 
Quand le bourdonnement de la ville insensée 
Où toujours on entend quelque chose crier, 

Quand tous ces mille soins de misère ou de fête 
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné, 
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête, 
Le regard de mon âme à la terre tourné ; 

Elle s'échappe enfin, va, marche, et dans la plaine 
Prend le même sentier qu'elle prendra demain, 
Qui l'égare au hasard et toujours la ramène, 
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin. 

Elle court aux forêts où dans l'ombre indécise 
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix, 
Trouve la rêverie au premier arbre assise, 
Et toutes deux s'en vont ensemble dans les bois ! 

 

Victor Hugo 
Quand le livre

 

 

 

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TOUTES CES PHOTOS ONT ETE PRISES CE MATIN

 

 

 

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vendredi 13 octobre

LEVER DU JOUR

  Un lever de soleil   (Alphonse Lamartine)

 

L'Orient jaillit comme un fleuve, 
La lumière coule à long flot, 
La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve 
Et de ces cieux vieillis, l'aube sort aussi neuve 
Que l'aurore du jour, qui sortit du Très Haut. 

 
Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie, 
Et les lèvres de fleurs distillent leur encens, 
Et d'un sein plus léger l'homme aspire à la vie 
Quand un esprit divin vient englober ses sens.
 

 
Notre terre éblouie du rayon qui la dore, 
Nage plus mollement dans l'élastique éther, 
Comme un léger nuage enlevé par l'aurore 
Plane avec majesté sur les vagues de l'air. 

 
Les pointes des forêts que les brises agitent, 
Bercent l'ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ; 
Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent 
Parfume en s'exhalant le lit voilé des eaux. 

 
Celui qui sait d'où vient l'aurore qui se lève, 
Ouvre ses yeux noyés d'allégresse et d'amour, 
Il reprend son fardeau que la vertu soulève 
S'élance, et dit " Marchons à la clarté du jour ! "

(Harmonies poétiques II)

 

 

 

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lundi 09 octobre

EGLISE DE BANCA

La Petite Eglise

 

Je sais une église au fond d'un hameau

Dont le fin clocher se mire dans l'eau

Dans l'eau pure d'une rivière.

Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,

J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits

Faire une prière.          

Des volubilis en cachent l'entrée.

Il faut dans les fleurs faire une trouée

Pour venir prier en lieu saint.

Un calme imposant en saisit tout l'être

Avec le printemps un parfum pénètre,

Muguet et jasmin.

Des oiseaux parfois bâtissent leur nid

Sur la croix de bronze où Jésus souffrit.

Le vieux curé les laisse faire.

Il dit que leur chant est l'hymne divin

Qui monte des cœurs en le clair matin

Vers Dieu notre Père.

La petite église est simple ! Un grand cierge

Brûle dans la nuit au pied de la Vierge

Comme une étoile au firmament

Et la Vierge qui voit la peine des enfants

Leur redonne confiance pour ne pas tomber

Sur les chemins de la vie…

Quand tu seras las du monde et du bruit

Vient donc à pas lent quand tombe la nuit

Pousse la grande porte, élève ton regard

Pourquoi ne pas faire du bien à ton âme,

Comme les oiseaux qui viennent faire leur nid          

Dans les bras du Bon Dieu.

 

Jean Lumière

 

Ces belles photos ne sont pas de moi. Je suis allée me promener à Banca avec un grand ami. Ses photos sont tellement belles que je lui ai demandé si je pouvais les mettre sur mon blog. Il m'a autorisé, alors je vous laisse contempler son magnifique chef d'oeuvre

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samedi 07 octobre

LE CHEMIN

Le chemin creux

Le long d'un chemin creux que nul arbre n'égaie, 
Un grand champ de blé mûr, plein de soleil, s'endort, 
Et le haut du talus, couronné d'une haie, 
Est comme un ruban vert qui tient des cheveux d'or.

De la haie au chemin tombe une pente herbeuse 
Que la taupe soulève en sommet inégaux, 
Et que les grillons noirs à la chanson verbeuse 
Font pétiller de leurs monotones échos.

Passe un insecte bleu vibrant dans la lumière, 
Et le lézard s'éveille et file, étincelant, 
Et près des flaques d'eau qui luisent dans l'ornière 
La grenouille coasse un chant rauque en râlant.

Ce chemin est très loin du bourg et des grand'routes. 
Comme il est mal commode, on ne s'y risque pas. 
Et du matin au soir les heures passent toutes
Sans qu'on voie un visage ou qu'on entende un pas.

C'est là, le front couvert par une épine blanche, 
Au murmure endormeur des champs silencieux, 
Sous cette urne de paix dont la liqueur s'épanche 
Comme un vin de soleil dans le saphir des cieux,

C'est là que vient le gueux, en bête poursuivie, 
Parmi l'âcre senteur des herbes et des blés, 
Baigner son corps poudreux et rajeunir sa vie 
Dans le repos brûlant de ses sens accablés.

Et quand il dort, le noir vagabond, le maroufle 
Aux souliers éculés, aux haillons dégoûtants, 
Comme une mère émue et qui retient son souffle 
La nature se tait pour qu'il dorme longtemps.

 

Jean RICHEPIN (1849-1

 

 

 

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mercredi 04 octobre

COULEURS D'AUTOMNE

Matin d’Octobre

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François Coppée, Promenades et Intérieurs

 

 

 

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samedi 30 septembre

LE PETIT PONT DE PIERRE A SAINT ETIENNE DE BAÏGORY

Le vieux pont

 

Sur le vieux pont verdi de mousse, 
Et tout rongé de lichens roux, 
Deux amants parlaient à voix douce : 
Et c'était nous !

Lui, penché tendrement vers elle, 
Lui disait l'amour et la foi 
Qu'il portait en son cœur fidèle ; 
Et c'était moi !

Elle semblait, pâle, incertaine, 
Tremblante et pourtant sans effroi, 
Écouter une voix lointaine ; 
Et c'était toi !

Sur le vieux pont toujours le même, 
Deux amants ont pris rendez-vous : 
Il lui dit, elle croit, qu'il l'aime ; 
Ce n'est plus nous !

Auguste Angellier.

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vendredi 29 septembre

PISICULTURE DE BANCA

 

LES POISSONS


 Les poissons, les nageurs, les bateaux
Transforment l’eau.
L’eau est douce et ne bouge
Que pour ce qui la touche.

Le poisson avance
Comme un doigt dans un gant,
Le nageur danse lentement
Et la voile respire.

Mais l’eau douce bouge
Pour ce qui la touche,
Pour le poisson, pour le nageur, pour le bateau
Qu’elle porte
Et qu’elle emporte.


Paul ELURD

 

 

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mardi 26 septembre

LE MERLE

Le merle

Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d'espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C'est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L'hymne d'avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse ;
L'Arve jaunit le Rhône bleu,
Et le salon, tendu de perse,
Tient tous ses hôtes près du feu.

Les monts sur l'épaule ont l'hermine,
Comme des magistrats siégeant.
Leur blanc tribunal examine
Un cas d'hiver se prolongeant.

Lustrant son aile qu'il essuie,
L'oiseau persiste en sa chanson,
Malgré neige, brouillard et pluie,
Il croit à la jeune saison.

Il gronde l'aube paresseuse
De rester au lit si longtemps
Et, gourmandant la fleur frileuse,
Met en demeure le printemps.

Il voit le jour derrière l'ombre,
Tel un croyant, dans le saint lieu,
L'autel désert, sous la nef sombre,
Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie,
Car son instinct pressent la loi.
Qui rit de ta philosophie,
Beau merle, est moins sage que toi !

 

Théophile GAUTIER

 

 

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samedi 23 septembre

BAHIA ET LINETTE

Message d'un petit chien

Quand je naîtrai, tu me choisiras,
Et pour la vie tu me garderas,
Et si parfois dans ta maison je m'oublie
Pardonne-moi je suis encore petit
Tu verras quand je grandirai
Propre, très sage, je deviendrai,
Je ne te demanderai presque rien
Une caresse et un peu de pain,
En échange, je veillerai sur tes biens
Et ne laisserai personne importuner les tiens
Mon amour et ma fidélité grandiront pour toi
Tu seras mon univers, mon avenir et ma joie
Tu seras mon seigneur et mon maître
Ton esclave et ton enfant je veux être
Sans hésiter, je te donnerai ma vie
Mais, s'il te plait, je t'en supplie
Ne m'abandonne pas...

 

Auteur inconnu

 

 

 

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jeudi 21 septembre

UN PETIT VISITEUR

Le chat

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.

Charles BaudelaireLes fleurs du mal

 

 

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mardi 19 septembre

A ANGLET LA BARRE

Au bord de la mer

Guy de Maupassant

Près de la mer, sur un de ces rivages
Où chaque année, avec les doux zéphyrs,
On voit passer les abeilles volages
Qui, bien souvent, n’apportent que soupirs,
Nul ne pouvait résister à leurs charmes,
Nul ne pouvait braver ces yeux vainqueurs
Qui font couler partout beaucoup de larmes
Et qui partout prennent beaucoup de coeurs.
Quelqu’un pourtant se riait de leurs chaînes,
Son seul amour, c’était la liberté,
Il méprisait l’Amour et la Beauté.
Tantôt, debout sur un roc solitaire,
Il se penchait sur les flots écumeux
Et sa pensée, abandonnant la terre
Semblait percer les mystères des cieux.
Tantôt, courant sur l’arène marine,
Il poursuivait les grands oiseaux de mer,
Imaginant sentir dans sa poitrine
La Liberté pénétrer avec l’air.
Et puis le soir, au moment où la lune
Traînait sur l’eau l’ombre des grands rochers,
Il voyait à travers la nuit brune
Deux yeux amis sur sa face attachés.
Quand il passait près des salles de danse,
Qu’il entendait l’orchestre résonner,
Et, sous les pieds qui frappaient en cadence
Quand il sentait la terre frissonner
Il se disait: Que le monde est frivole! »
Qu’avez-vous fait de votre liberté!
Ce n’est pour vous qu’une vaine parole,
Hommes sans coeur, vous êtes sans fierté!
Pourtant un jour, il y porta ses pas
Ce qu’il y vit, je ne le saurais dire
Mais sur les monts il ne retourna pas.

 

 

 

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vendredi 15 septembre

LE SOLEIL SE COUCHE A ANGLET HIER SOIR

 Coucher de soleil

 



Le soleil sur les monts s'écroule, 

 

S'empourpre, et, graduellement, 
Rétrécit son rayonnement, 
Toujours plus se ramasse en boule.

Sa grande âme presque exhalée, 
De ses derniers soupirs de feu 
Rougit la côte et le milieu 
De la solitaire vallée.

Et quand il s'éteint, descendu 
Sur un roc lierreux et fendu, 
Taché de noir comme les marbres,

Il figure, brûlant les yeux, 
Un saint sacrement monstrueux 
Qui saigne parmi des troncs d'arbres.

Maurice Rollinat.

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mercredi 13 septembre

DES REFLETS

Reflet des choses

 

Je suis le reflet des choses ;

Je ris jusqu’au bout des doigts.

Je ne suis ni vert, ni rose,

Je suis vous et je suis moi.

 

Hé ! je me métamorphose

Parfois en petit Chinois,

Je suis le reflet des choses ;

Je ris jusqu’au bout des doigts

 

Oui, je ris, je ris sans cause

De tout, de vous et de moi.

Jamais je ne me repose.

Je luis partout à la fois.

Je suis le reflet des choses.

 

Maurice Carême (Á l’ami Carême)

 

 

 

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Depuis quelque temps j'ai des problèmes pour mettre les photos sur mon blog. Pardonnez pour ces problèmes

 

 

 

 

 

 

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mardi 12 septembre

TEMPÊTE A ANGLET AU MOIS DE FEVRIER 2016

Une tempête

 

Une tempête 
Approchait, et je vis, en relevant la tête, 
Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ; 
Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon 
Frissonnait près de moi ; les branches tremblaient toutes, 
Et des passants lointains se hâtaient sur les routes. 
Cependant le nuage au flanc vitreux et roux 
Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous. 
On voyait dans des prés s'effarer les cavales, 
Et les troupeaux bêlants fuyaient. Par intervalles, 
Terreur des bois profonds, des champs silencieux, 
Emplissant tout à coup tout un côté des cieux, 
Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ; 
D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue, 
Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu, 
De grands poissons de flamme aux écailles de feu, 
Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées, 
En ce sombre océan de brume et de nuées 
Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir 
Se laissaient par instants vaguement entrevoir !

Victor Hugo.

 

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samedi 09 septembre

LA NATURE

À Aurore

George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

 

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mardi 05 septembre

COUCHER DE SOLEIL

Le soleil se couche

Le soleil se couche
Laissant place aux étoiles
À la lune
Ton visage apparaît
Au milieu de tous ces astres
Tu me souris de toute ta beauté
Je ferme les yeux sur cette image
Qui me fait rêver
Dans mon sommeil tu es là
Près de moi
Me donnant la main
Tu me racontes ta vie
Et je t'écoute
On s'assied sur un banc
Tu me prends dans tes bras
Le noir devient rose
Les fleurs fanées renaissent
Le temps s'est arrêté
Tu me regardes et tu me murmures
À toute à l'heure
Mon réveil sonne et je regarde mon natel
Il y a un message de toi
Je le lis
Et dès ce moment je sais
Que je vais passer une super journée
En ne pensant qu'à toi
Ma petite étoile...

- Stéphane Chevalier -



 

 

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samedi 02 septembre

LES HIRONDELLES

À l’hirondelle

 

Toi qui peux monter solitaire 
Au ciel, sans gravir les sommets, 
Et dans les vallons de la terre 
Descendre sans tomber jamais ; 

Toi qui, sans te pencher au fleuve 
Où nous ne puisons qu’à genoux, 
Peux aller boire avant qu’il pleuve 
Au nuage trop haut pour nous ; 

Toi qui pars au déclin des roses 
Et reviens au nid printanier, 
Fidèle aux deux meilleures choses, 
L’indépendance et le foyer ; 

Comme toi mon âme s’élève 
Et tout à coup rase le sol, 
Et suit avec l’aile du rêve 
Les beaux méandres de ton vol. 

S’il lui faut aussi des voyages, 
Il lui faut son nid chaque jour ; 
Elle a tes deux besoins sauvages : 
Libre vie, immuable amour. 

 

Sully Prudhomme 

 

 

 

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vendredi 01 septembre

LE POMMIER

PETITE POMME  

La petite pomme s'ennuie

De n'être pas encor cueillie.

Les grosses pommes sont parties.

Petite pomme est sans amie.

Comme il fait froid dans cet automne,

Les jours sont courts, il va pleuvoir.

Comme on a peur au verger noir

Quand on est seule et qu'on est pomme.

Je n'en peux plus, viens me cueillir,

Tu viens me cueillir, Isabelle.

Ah! que c'est triste de vieillir

Quand on est pomme et qu'on est belle!

Prends-moi doucement dans ta main

Laisse-moi me ratatiner

Bien au chaud sur ta cheminée

Et tu me mangeras demain.

Géo Norge

 

 

 

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mardi 29 août

LA RIVIERE

 La petite rivière

 

La petite rivière, bleue
Si peu que le ciel ait d'azur,
D'ici fait encore une lieue,
Puis verse au fleuve son flot pur.

Plus grande, elle serait moins douce,
Elle n'aurait pas la lenteur
Qui dans les herbes mène et pousse
Son cours délicat et chanteur.

Elle n'aurait pas de prairies
Plus vertes si près de la main,
Non plus que ces berges fleuries
Où marque à peine le chemin.

Ni le silence si paisible,
Ni parmi les plantes des eaux
L'étroit chenal presque invisible
Entre les joncs et les roseaux.

Et le moulin qui sort des branches
N'aurait pas à bruire ailleurs
Plus d'eau dans ses palettes blanches,
Ni plus de mousses et de fleurs.

La petite rivière est gaie
Ou mélancolique, suivant
Qu'un oiseau chante dans la haie
Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

Selon l'heure, joyeuse ou triste,
Couleur du soir ou du matin,
Comme une charmeuse elle insiste,
Lorsque l'œil la perd au lointain,

Derrière le saule incolore
Ou le vert des grands peupliers,
A montrer une fois encore
Ses caprices inoubliés.

Albert Mérat.

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samedi 26 août

PROBLEMES

Veuillez bien me pardonner mais impossible de mettre les photos, elles n'apparaissent  pas sur le blog

Bon week end à toutes et à tous, je vous embrasse

 

Josiane

 

 

 

 

 

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