Photos de Josiane

dimanche 28 février

LA MER

Titre : L'homme et la mer

Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du mal (1857).

Homme libre, toujours tu chériras la mer ! 
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme 
Dans le déroulement infini de sa lame, 
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ; 
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur 
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur 
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets : 
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ; 
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes, 
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables 
Que vous vous combattez sans pitié ni remord, 
Tellement vous aimez le carnage et la mort, 
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Charles Baudelaire.

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samedi 27 février

BIARITZ

Au bord de la mer

Théophile Gautier

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l’air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l’éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j’irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !

Théophile Gautier, Espana

 

 

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jeudi 25 février

COUCHER DE SOLEIL

Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !

Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un coeur qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !

Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;

Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons.

 

 

 

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mercredi 10 février

MERCI A TOUS POUR VOTRE SOUTIEN

 Je  viens vous remercier pour tous ces bons messages. Ils m'apportent beaucoupde courage. Merci pour votre amitiè sincere.
Je viens de sortir de la clinique. Je vous embrasse tous très fort.

 

 

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vendredi 11 décembre

LE MERLE

Le merle

Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d’espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C’est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L’hymne d’avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse ;
L’Arve jaunit le Rhône bleu,
Et le salon, tendu de perse,
Tient tous ses hôtes près du feu.

Les monts sur l’épaule ont l’hermine,
Comme des magistrats siégeant.
Leur blanc tribunal examine
Un cas d’hiver se prolongeant.

Lustrant son aile qu’il essuie,
L’oiseau persiste en sa chanson,
Malgré neige, brouillard et pluie,
Il croit à la jeune saison.

Il gronde l’aube paresseuse
De rester au lit si longtemps
Et, gourmandant la fleur frileuse,
Met en demeure le printemps.

Il voit le jour derrière l’ombre,
Tel un croyant, dans le saint lieu,
L’autel désert, sous la nef sombre,
Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie,
Car son instinct pressent la loi.
Qui rit de ta philosophie,
Beau merle, est moins sage que toi !

Théophile Gautier

 

 

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mercredi 28 octobre

L'HEURE DE LA SIESTE

L’homme et le chien

 

Il ne voyait rien, il ne cherchait rien,

Il se contentait d’avoir un grand chien.

 

Á qui il parlait, à qui il riait

Comme à un ami qui  lui ressemblait.

 

Á deux, ils formaient surement quelqu’un,

Quelqu’un de très bon, quelqu’un de très bien.

 

Traversant la vie sans souci aucun,

Simplement content d’être très content,

 

De ne désirer rien d’autre vraiment

Que d’être ici-bas un homme et un chien.

 

Maurice Carême (Au clair de lune)

 

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mardi 27 octobre

PETIT TORRENT

 

Chanson de l'eau

 

Furtive comme un petit rat 
Un petit rat d'Aubervilliers 
Comme la misère qui court sur les rues 
Les petites rues d'Aubervilliers 
L'eau courante court sur le pavé 
Sur le pavé d'Aubervilliers 
Elle se dépêche 
Elle est pressée 
On dirait qu'elle veut échapper 
Echapper à Aubervilliers 
Pour s'en aller dans la campagne 
Dans les prés et dans la forêt 
Et raconter à ses compagnes 
Les rivières les bois et les prés 
Les simples rêves des ouvriers 
Des ouvriers d'Aubervilliers 
Crues et inondations 

Jacques PREVERT (1900-1977) 

 

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lundi 26 octobre

LA NATURE

À Aurore

 

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand (1804-1876)
Contes d'une grand'mère

 

 

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samedi 24 octobre

LA NATURE

 

À Aurore

 

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand (1804-1876)
Contes d'une grand'mère

 

 

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vendredi 23 octobre

Le train de la vie

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. 
Et on croit qu'ils voyageront toujours avec nous. 
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, 
nous laissant seuls continuer le voyage…  

Au fur et à mesure que le temps passe, 
d'autres personnes montent dans le train. 
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, 
même l'amour de notre vie.  

Beaucoup démissionneront (même l'amour de notre vie) 
et laisseront un vide plus ou moins grand. 
D'autres seront si discrets  
qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.  

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, 
de bonjours, d'au-revoirs et d'adieux. 
Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers 
pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes.  

On ne sait pas à quelle station nous descendrons. 
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons ! 
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train, 
nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs a ceux qui continuent leur voyage…  

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel  de ce voyage fantastique. 
Aussi, merci d'être un des passagers de mon train. 
Et si je dois descendre à la prochaine station, 
je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec toi ! 

(Auteur inconnu)

 

 

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jeudi 22 octobre

LES FLEURS

La cueillette

    Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.
    Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,
    Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête,
    S'effeuillent chaque été ?

    Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève.
    Des pétales de rose ont chu dans le chemin.
    Ô Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve
    Se faneront demain !

    Mets-les dans une coupe et toutes portes doses,
    Alanguis et cruels, songeant aux jours défunts,
    Nous verrons l'agonie amoureuse des roses
    Aux râles de parfums.

    Le grand jardin est défleuri, mon égoïste,
    Les papillons de jour vers d'autres fleurs ont fui,
    Et seuls dorénavant viendront au jardin triste
    Les papillons de nuit.

    Et les fleurs vont mourir dans la chambre profane.
    Nos roses tour à tour effeuillent leur douleur.
    Belle, sanglote un peu... Chaque fleur qui se fane,
    C'est un amour qui meurt !

Guillaume Apollinaire(1880 - 1918) 

 

 

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mercredi 21 octobre

PAYSAGE AUTOMNALE

L’Automne

 

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville (1823-1891)
Les cariatides

 

 

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mardi 20 octobre

UNE MER HOULEUSE

 

Rythme des vagues

François Coppée

J’étais assis devant la mer sur le galet.
Sous un ciel clair, les flots d’un azur violet,
Après s’être gonflés en accourant du large,
Comme un homme accablé d’un fardeau s’en décharge,
Se brisaient devant moi, rythmés et successifs.
J’observais ces paquets de mer lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra leurs chutes régulières
Et puis se retiraient en râlant sur les pierres.
Et ce bruit m’enivrait; et, pour écouter mieux,
Je me voilai la face et je fermai les yeux.
Alors, en entendant les lames sur la grève
Bouillonner et courir, et toujours, et sans trêve
S’écrouler en faisant ce fracas cadencé,
Moi, l’humble observateur du rythme, j’ai pensé
Qu’il doit être en effet une chose sacrée,
Puisque Celui qui sait, qui commande et qui crée,

N’a tiré du néant ces moyens musicaux,
Ces falaises aux rocs creusés pour les échos,
Ces sonores cailloux, ces stridents coquillages
Incessamment heurtés et roulés sur les plages
Par la vague, pendant tant de milliers d’hivers,
Que pour que l’Océan nous récitât des vers.

François Coppée, Le Cahier Rouge

 

 

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dimanche 18 octobre

LES OISEAUX

Titre : Rêve d'oiseau

Poète : André Lemoyne (1822-1907)

Recueil : Chansons des nids et des berceaux (1896).

À Mademoiselle Bertbe Wells.


Sous les fleurs d'églantier nouvellement écloses, 
Près d'un nid embaumé dans le parfum des roses,

Quand la forêt dormait immobile et sans bruit, 
Le rossignol avait chanté toute la nuit.

Quand les bois s'éclairaient au réveil de l'aurore, 
Le fortuné chanteur vocalisait encore.

Sous les grands hêtres verts qui lui filtraient le jour, 
La reine de son cœur veillait au nid d'amour.

Dans le berceau de mousse il revint d'un coup d'aile, 
Impatient alors de se rapprocher d'elle.

Puis le maître divin dormit profondément... 
Mais parfois il chantait dans son rêve en dormant.

« Les yeux fermés, il pense encore à moi, » dit-elle, 
Heureuse d'être aimée, heureuse d'être belle.

André Lemoyne.

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samedi 17 octobre

DES EGLISES

La Petite Eglise

 

Je sais une église au fond d'un hameau

Dont le fin clocher se mire dans l'eau

Dans l'eau pure d'une rivière.

Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,

J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits

Faire une prière.          

Des volubilis en cachent l'entrée.

Il faut dans les fleurs faire une trouée

Pour venir prier en lieu saint.

Un calme imposant en saisit tout l'être

Avec le printemps un parfum pénètre,

Muguet et jasmin.

Des oiseaux parfois bâtissent leur nid

Sur la croix de bronze où Jésus souffrit.

Le vieux curé les laisse faire.

Il dit que leur chant est l'hymne divin

Qui monte des cœurs en le clair matin

Vers Dieu notre Père.

La petite église est simple ! Un grand cierge

Brûle dans la nuit au pied de la Vierge

Comme une étoile au firmament

Et la Vierge qui voit la peine des enfants

Leur redonne confiance pour ne pas tomber

Sur les chemins de la vie…

Quand tu seras las du monde et du bruit

Vient donc à pas lent quand tombe la nuit

Pousse la grande porte, élève ton regard

Pourquoi ne pas faire du bien à ton âme,

Comme les oiseaux qui viennent faire leur nid          

Dans les bras du Bon Dieu.

 

Jean Lumière

 

 

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vendredi 16 octobre

AUTOMNE

Voici que la saison décline

Victor Hugo

Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

Août contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.

Victor Hugo, Dernière gerbe

 

 

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jeudi 15 octobre

L'AUTOMNE

 

L’Automne

 

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville (1823-1891)
Les cariatides

 

 

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mardi 13 octobre

COULEURS D'AUTOMNE

Sonnet d’automne

Charles Baudelaire

Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
 » Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? « 
– Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite,
Excepté la candeur de l’antique animal,

Ne veut pas te montrer son secret infernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeils m’invite,
Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je hais la passion et l’esprit me fait mal !

Aimons-nous doucement. L’Amour dans sa guérite,
Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :

Crime, horreur et folie ! – Ô pâle marguerite !
Comme moi n’es-tu pas un soleil automnal,
Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

 

 

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lundi 12 octobre

REFLETS SUR L'EAU

Sur l’eau

 

Je n'entends que le bruit de la rive et de l'eau, 
Le chagrin résigné d'une source qui pleure 
Ou d'un rocher qui verse une larme par heure, 
Et le vague frisson des feuilles de bouleau. 

Je ne sens pas le fleuve entraîner le bateau, 
Mais c'est le bord fleuri qui passe, et je demeure ; 
Et dans le flot profond que de mes yeux j'effleure, 
Le ciel bleu renversé tremble comme un rideau. 

On dirait que cette onde en sommeillant serpente, 
Oscille et ne sait plus le côté de la pente : 
Une fleur qu'on y pose hésité à le choisir. 

Et, comme cette fleur, tout ce que l'homme envie 
Peut se venir poser sur le flot de ma vie 
Sans désormais m'apprendre où penche mon désir. 

 

Sully Prudhomme 
Les Épreuves

 

 

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dimanche 11 octobre

LES FLEURS

 

Titre : À une fleur

Poète : Alfred de Musset (1810-1857)

Recueil : Poésies nouvelles (1850).

Que me veux-tu, chère fleurette, 
Aimable et charmant souvenir ? 
Demi-morte et demi-coquette, 
Jusqu'à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée, 
Tu viens de faire un long chemin. 
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main 
Qui sur le buisson t'a coupée ?

N'es-tu qu'une herbe desséchée 
Qui vient achever de mourir ? 
Ou ton sein, prêt à refleurir, 
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur 
De la désolante innocence ; 
Mais de la craintive espérance 
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ? 
Tu peux parler, je suis discret. 
Ta verdure est-elle un secret ? 
Ton parfum est-il un langage ?

S'il en est ainsi, parle bas, 
Mystérieuse messagère ; 
S'il n'en est rien, ne réponds pas ; 
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main, 
Pleine de grâce et de caprice, 
Qui d'un brin de fil souple et fin 
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur, 
Ni Phidias ni Praxitèle 
N'en auraient pu trouver la soeur 
Qu'en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle, 
Franche, dit-on, et plus encor ; 
A qui saurait s'emparer d'elle 
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ; 
Quelque mal pourrait m'arriver. 
Fleurette, craignons sa colère. 
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de Musset.

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