Photos de Josiane

mercredi 16 août

Chapelle Saint-Nicolas d'Harambeltz à Ostabat-Asme (64)

Prière

Me voici devant Vous, contrit comme il le faut.
Je sais tout le malheur d’avoir perdu la voie
Et je n’ai plus d’espoir, et je n’ai plus de joie
Qu’en une en qui je crois chastement, et qui vaut
A mes yeux mieux que tout, et l’espoir et la joie.

Elle est bonne, elle me connaît depuis des ans.
Nous eûmes des jours noirs, amers, jaloux, coupables,
Mais nous allions sans trêve aux fins inéluctables,
Balancés, ballottés, en proie à tous jusants
Sur la mer où luisaient les astres favorables :

Franchise, lassitude affreuse du péché
Sans esprit de retour, et pardons l’un à l’autre…
Or, ce commencement de paix n’est-il point vôtre,
Jésus, qui vous plaisez au repentir caché ?
Exaucez notre voeu qui n’est plus que le vôtre.

Paul Verlaine, Poèmes divers

 

 

 

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Cette chapelle est située à la convergence de deux grandes voies de pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, celles de Vézelay et du Puy rejoignant à Ostabat la voie de Tours. 

À l'origine, la chapelle dépendait d'un prieuré dont la date de fondation est inconnue. Toutefois, Harambeltz est cité en 1059 sur le testament de Lope Eneco, vicomte de Baïgorry. Un hôpital est, entre autres dates, mentionné en 1106, 1201, 1381 pour la période médiévale. Il ne subsiste aucun vestige de l'hôpital dont il est juste montré une trace de son emplacement à l’extérieur, ni du logis prieural. 

Par lettres patentes en forme d'édit, données par Louis XVI à Versailles en novembre 1784, l'hôpital est rattaché à celui de Saint-Palais. Les donats d'Harambeltz, frères et sœurs hospitaliers que l’on retrouve dans toute la France médiévale, accèdent alors à la propriété des terres et des quatre donateries. Les propriétaires actuels de ces maisons, sont copropriétaires de la chapelle. 

La porte de la chapelle, en plein-cintre à double voussure, est surmontée d'un tympan décoré notamment d'un chrisme qui est daté du 12e ou du 14e siècle en fonction des auteurs.

L'édifice roman a été maintes fois restauré au cours des siècles. L'intérieur possède un riche décor des 17e et 18e siècles. Beau et grand retable baroque reprenant la légende de Saint Nicolas et des trois enfants. Beaucoup de panneaux en bois peints, la voûte est lambrissée au décor peint avec représentation des Evangélistes, statues de Saints, Vierge à l’enfant, etc. Ruinée au milieu du 20e siècle, la toiture a été refaite en 1960.


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mercredi 02 août

LEVER DU JOUR

LE SOLEIL DU MATIN

Le soleil du matin doucement chauffe et dore 
Les seigles et les blés tout humides encore, 
Et l’azur a gardé sa fraîcheur de la nuit. 
L’on sort sans autre but que de sortir ; on suit, 
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes, 
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes. 
L’air est vif. Par moment un oiseau vole avec 
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec, 
Et son reflet dans l’eau survit à son passage. 
C’est tout. 

Mais le songeur aime ce paysage 
Dont la claire douceur a soudain caressé 
Son rêve de bonheur adorable, et bercé 
Le souvenir charmant de cette jeune fille, 
Blanche apparition qui chante et qui scintille, 

Dont rêve le poète et que l’homme chérit, 
Evoquant en ses voeux dont peut-être on sourit 
La Compagne qu’enfin il a trouvée, et l’âme 
Que son âme depuis toujours pleure et réclame.

 

Paul VERLAINE


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lundi 31 juillet

LA CASCADE

 

La grande cascade

A cette heure, elle n'est sensible, 
La grande cascade du roc, 
Qui par son tonnerre d'un bloc, 
La nuit la rend toute invisible.

Et, pourtant, sa rumeur compacte 
Décèle son bavement fou, 
Sa chute à pic, en casse-cou, 
Son ruement lourd de cataracte.

Un instant, l'astre frais et pur 
Écarte son nuage obscur, 
Comme un oeil lève sa paupière ;

Et l'on croit voir, subitement, 
Crouler des murs de diamant 
Dans un abîme de lumière.

Maurice ROLLINAT   (1846-1903)

 

 

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vendredi 28 juillet

LE CHEMIN

Le chemin du bonheur…

Je connais un chemin qui conduit au bonheur,
Au parcours sinueux réservant des surprises,
Parsemé de cailloux et bordé par des fleurs,
Qui réveillent les sens par des odeurs exquises…

Il suffit de penser aux instants délicieux,
Où des flots de baisers submergeaient nos visages,
Où nos cœurs enlacés sous la voûte des cieux,
Se laissaient emporter jusque dans les nuages…


Il suffit d’accepter la douleur d’un chagrin,
Rejeter le néant d’une amour passagère,
Relever sans faillir la lourdeur du destin,
Accueillir simplement une main étrangère…

Il suffit de savoir regarder près de soi,
Ecouter attentif le chant des tourterelles
Et le souffle du vent suscitant un émoi,
Annonçant le retour des amours éternelles…

 

Alaun LALAUDE

 

 

 

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lundi 24 juillet

LES FLEURS

 Des fleurs fines

 

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume 
Poussaient au bord de nos chemins 
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains 
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis 
En leur marche, sous le feuillage ; 
Une chanson d'enfant nous venait d'un village 
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne 
Sous la garde des longs roseaux 
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux 
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient 
Ensemble une même pensée, 
Nous songions que c'était notre vie apaisée 
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête 
Se parer et nous dire adieu ; 
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux 
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.

Émile Verhaeren.

 

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samedi 22 juillet

LA NATURE

 L'offrande à la nature

 

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité, 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon cœur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète, 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature. 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour, 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

Anna de Noailles.

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jeudi 20 juillet

LES POTTOKS DANS LA MONTAGNE

Cheval mon ami
 
 Crinière au vent!
   Tu galopes sur le sable
   Majestueux et fier.
   Tu franchis  tous les obstacle , 
   Telle  qu’une flèche, tu poursuis ton chemin.
   Tes sabots martèlent le sol
   Leurs tempos m’emportent
   J’admire ta prestance !
    tu me fixes des yeux
   Tu ne connais pas la peur
   Tu t’élances comme un grand seigneur! 
     Tu connais ton cavalier 
    Tu es prêt pour le combat
    Jadis tu remportais des batailles
    Pur sang magnifique !
   Continu d’être Libre et sauvage !
   ET de galoper dans l’immensité!
   Ta noblesse n’a pas d’égale
 Mon ami, ta dernière course devrait se terminer dans la paix 
 Comme un grand guerrier
 Tu es et seras, pour toujours un ami fidèle.
 

 

 Patricia Dragin.

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Le pottok est une race de poney vivant principalement à l'ouest du Pays basque, dans les Pyrénées. D'origine très ancienne (du Paléolithique a été conservé presque inchangée jusqu'à aujourd'hui), il présente des ressemblances morphologique avec les chevaux des peintures rupestres de la même région. Utilisé pendant des siècles par les habitants du Pays basque pour divers travaux d'agriculture, il fut également mis au travail dans les mines.

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mercredi 19 juillet

LA NATURE

La nature est pleine d'amour

 

La nature est pleine d'amour, 
Jeanne, autour de nos humbles joies ; 
Et les fleurs semblent tour à tour 
Se dresser pour que tu les voies.

Vive Angélique ! à bas Orgon ! 
L'hiver, qu'insultent nos huées, 
Recule, et son profil bougon 
Va s'effaçant dans les nuées.

La sérénité de nos coeurs, 
Où chantent les bonheurs sans nombre, 
Complète, en ces doux mois vainqueurs, 
L'évanouissement de l'ombre.

Juin couvre de fleurs les sommets, 
Et dit partout les mêmes choses ; 
Mais est-ce qu'on se plaint jamais 
De la prolixité des roses ?

L'hirondelle, sur ton front pur, 
Vient si près de tes yeux fidèles 
Qu'on pourrait compter dans l'azur 
Toutes les plumes de ses ailes.

Ta grâce est un rayon charmant ; 
Ta jeunesse, enfantine encore, 
Éclaire le bleu firmament, 
Et renvoie au ciel de l'aurore.

De sa ressemblance avec toi 
Le lys pur sourit dans sa gloire ; 
Ton âme est une urne de foi 
Où la colombe voudrait boire.

Victor Hugo.

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Merci du fond du coeur à mon amie



 

 

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lundi 17 juillet

LA VIE

La vie est une fleur.

Recueil : Poèmes (1990)

La vie est une fleur qui s'épanouit lentement 
Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté 
Puis doucement s'éteint et se fane. 
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon 
Recroquevillé tel un fœtus. 
Puis dans un cri s'arrache du ventre de la terre, 
Sa mère nourricière. 
Dans l'éclat du petit matin hésite, tremblante et s'ouvre, 
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil. 
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier 
Laissant couler les dernières larmes de pluie 
Sur sa robe encore froissée. 
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère 
Comme l'enfant, petit être naïf et innocent 
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit 
Découvre la vie, s'émerveille et s'épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes 
Adulte, trace son chemin, se résigne 
Accepte son destin 
Lentement regarde sa vie, 
S'accroche au passé 
Mais l'avenir défile droit devant 
Et paisible elle s'éteint 
Epargnée par sa fragile nature 
Des agressions qui auraient pu l'anéantir. 
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur 
Ou la haine qui l'écrase de sa botte 
Douloureusement se replie et se recroqueville 
Dans une pluie, verse ses larmes fécondes 
Nourrit la terre de sa source.


Christelle David



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Merci du  fond du coeur à mon amie très chère

Grosses bises

 

 

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dimanche 16 juillet

LA VIE

 

Notre vie

Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie
Aurore d'une ville un beau matin de mai
Sur laquelle la terre a refermé son poing
Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires
Et la mort entre en moi comme dans un moulin

Notre vie disais-tu si contente de vivre
Et de donner la vie à ce que nous aimions
Mais la mort a rompu l'équilibre du temps
La mort qui vient la mort qui va la mort vécue
La mort visible boit et mange à mes dépens

Morte visible Nusch invisible et plus dure
Que la faim et la soif à mon corps épuisé
Masque de neige sur la terre et sous la terre
Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle
Mon passé se dissout je fais place au silence.

Paul Eluard, Le Temps déborde (1947)

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Merci beaucoup à mon amie pour ses belles photos 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi 12 juillet

LES REFLETS

Reflet des choses

 

Je suis le reflet des choses ;

Je ris jusqu’au bout des doigts.

Je ne suis ni vert, ni rose,

Je suis vous et je suis moi.

 

Hé ! je me métamorphose

Parfois en petit Chinois,

Je suis le reflet des choses ;

Je ris jusqu’au bout des doigts

 

Oui, je ris, je ris sans cause

De tout, de vous et de moi.

Jamais je ne me repose.

Je luis partout à la fois.

Je suis le reflet des choses.

 

Maurice Carême (Á l’ami Carême)

 

 

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Merci à mon amie très chère qui m'a passer quelques photos. J'aime beaucoup

 

 

 

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lundi 10 juillet

LA NATURE

À Aurore

George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

 

 

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Ces photos sont d'une amie très chère que je remerci du fond du coeur

 

 

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jeudi 06 juillet

HUART MIXE

 L'offrande à la nature

 

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent, 
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé 
La lumière des jours et la douceur des choses, 
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes 
Ont plus touché mes yeux que les regards humains, 
Je me suis appuyée à la beauté du monde 
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne 
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité, 
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne 
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence 
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal, 
Ayant pour toute joie et toute connaissance 
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles 
Ma vie a répandu des parfums et des chants, 
Et mon cœur matineux est comme une corbeille 
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète, 
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs 
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes 
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature. 
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour, 
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure 
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

Anna de Noailles.

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mardi 04 juillet

L'ALBIZIA

 La pauvre fleur

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les chants du crépuscule (1836).

La pauvre fleur disait au papillon céleste 
— Ne fuis pas ! 
Vois comme nos destins sont différents. Je reste, 
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes 
Et loin d'eux, 
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes 
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne. 
Sort cruel ! 
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine 
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! — Parmi des fleurs sans nombre 
Vous fuyez, 
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre 
À mes pieds !

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t'en vas encore 
Luire ailleurs. 
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore 
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles, 
Ô mon roi, 
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes 
Comme à toi !

Victor Hugo.

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lundi 19 juin

REFLETS



Sous l’eau du songe qui s’élève,
Mon âme a peur, mon âme a peur !
Et la lune luit dans mon cœur, 
Plongé dans les sources du rêve.

Sous l’ennui morne des roseaux,
Seuls les reflets profonds des choses,
Des lys, des palmes et des roses,
Pleurent encore au fond des eaux.

Les fleurs s’effeuillent une à une
Sur le reflet du firmament,
Pour descendre éternellement
Dans l’eau du songe et dans la lune.

(Maurice Maeterlinck, Serres chaudes, 1889)

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samedi 17 juin

LA MAREE MONTANTE

Rythme des vagues

J’étais assis devant la mer sur le galet.
Sous un ciel clair, les flots d’un azur violet,
Après s’être gonflés en accourant du large,
Comme un homme accablé d’un fardeau s’en décharge,
Se brisaient devant moi, rythmés et successifs.
J’observais ces paquets de mer lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra leurs chutes régulières
Et puis se retiraient en râlant sur les pierres.
Et ce bruit m’enivrait; et, pour écouter mieux,
Je me voilai la face et je fermai les yeux.
Alors, en entendant les lames sur la grève
Bouillonner et courir, et toujours, et sans trêve
S’écrouler en faisant ce fracas cadencé,
Moi, l’humble observateur du rythme, j’ai pensé
Qu’il doit être en effet une chose sacrée,
Puisque Celui qui sait, qui commande et qui crée,

N’a tiré du néant ces moyens musicaux,
Ces falaises aux rocs creusés pour les échos,
Ces sonores cailloux, ces stridents coquillages
Incessamment heurtés et roulés sur les plages
Par la vague, pendant tant de milliers d’hivers,
Que pour que l’Océan nous récitât des vers.

François CoppéeLe Cahier Rouge

 

 

 

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mardi 13 juin

LES PONTS

 Le vieux pont

 Auguste Angellier (1848-1911)

Recueil : Le chemin des saisons (1903).

Sur le vieux pont verdi de mousse, 
Et tout rongé de lichens roux, 
Deux amants parlaient à voix douce : 
Et c'était nous !

Lui, penché tendrement vers elle, 
Lui disait l'amour et la foi 
Qu'il portait en son cœur fidèle ; 
Et c'était moi !

Elle semblait, pâle, incertaine, 
Tremblante et pourtant sans effroi, 
Écouter une voix lointaine ; 
Et c'était toi !

Sur le vieux pont toujours le même, 
Deux amants ont pris rendez-vous : 
Il lui dit, elle croit, qu'il l'aime ; 
Ce n'est plus nous !

Auguste Angellier.

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vendredi 09 juin

CASCADES ET RUISSEAUX

La Cascade

Robert DESNOS
Recueil : "Contrée"

Quelle flèche a percé le ciel et le rocher ?
Elle vibre. Elle étale, ainsi qu’un paon, sa queue
Ou, comme la comète à minuit vient nicher,
Le brouillard de sa tige et ses pennes sans nœuds.

Que surgisse le sang de la chair entr’ouverte,
Lèvres taisant déjà le murmure et le cri,
Un doigt posé suspend le temps et déconcerte
Le témoin dans les yeux duquel le fait s’inscrit.

Silence ? nous savons pourtant les mots de passe,
Sentinelles perdues loin des feux de bivouac
Nous sentirons monter dans les ténèbres basses
L’odeur du chèvrefeuille et celle du ressac.

Qu’enfin l’aube jaillisse à travers tes abîmes,
Distance, et rayon dessine sur les eaux,
Présage du retour de l’archer et des hymnes,
Un arc-en-ciel et son carquois plein de roseaux.

 

 

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Posté par Josiane64 à 13:29 - Commentaires [22] - Permalien [#]

mardi 06 juin

DES FLEURS

A une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu’à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu’as-tu vu ? que t’a dit la main
Qui sur le buisson t’a coupée ?

N’es-tu qu’une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S’il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S’il n’en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d’un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N’en auraient pu trouver la soeur
Qu’en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s’emparer d’elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m’arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.

Alfred de MussetPoésies nouvelles

 

 

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Posté par Josiane64 à 16:29 - Commentaires [20] - Permalien [#]

vendredi 02 juin

DES POTTOKS

Le cheval

Et le cheval longea ma page.
Il était seul, sans cavalier,
Mais je venais de dessiner
Une mer immense et sa plage.
Comment aurais-je pu savoir
D'où il venait, où il allait ?
Il était grand, il était noir,
Il ombrait ce que j'écrivais.

J'aurais pourtant dû deviner
Qu'il ne fallait pas l'appeler.
Il tourna lentement la tête
Et, comme s'il avait eu peur
Que je lise en son coeur de bête,
Il redevint simple blancheur.

Maurice Carême

 

 

 

 

 

 

J'ai fait cette vidéo en 2009. Je vous la remets car ce son des petits cheveaux Basques et pour l'instant je n'ai pas beaucoup de photos à partager

Posté par Josiane64 à 15:27 - Commentaires [22] - Permalien [#]