Prière

Me voici devant Vous, contrit comme il le faut.
Je sais tout le malheur d’avoir perdu la voie
Et je n’ai plus d’espoir, et je n’ai plus de joie
Qu’en une en qui je crois chastement, et qui vaut
A mes yeux mieux que tout, et l’espoir et la joie.

Elle est bonne, elle me connaît depuis des ans.
Nous eûmes des jours noirs, amers, jaloux, coupables,
Mais nous allions sans trêve aux fins inéluctables,
Balancés, ballottés, en proie à tous jusants
Sur la mer où luisaient les astres favorables :

Franchise, lassitude affreuse du péché
Sans esprit de retour, et pardons l’un à l’autre…
Or, ce commencement de paix n’est-il point vôtre,
Jésus, qui vous plaisez au repentir caché ?
Exaucez notre voeu qui n’est plus que le vôtre.

Paul Verlaine, Poèmes divers

 

 

 

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Cette chapelle est située à la convergence de deux grandes voies de pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, celles de Vézelay et du Puy rejoignant à Ostabat la voie de Tours. 

À l'origine, la chapelle dépendait d'un prieuré dont la date de fondation est inconnue. Toutefois, Harambeltz est cité en 1059 sur le testament de Lope Eneco, vicomte de Baïgorry. Un hôpital est, entre autres dates, mentionné en 1106, 1201, 1381 pour la période médiévale. Il ne subsiste aucun vestige de l'hôpital dont il est juste montré une trace de son emplacement à l’extérieur, ni du logis prieural. 

Par lettres patentes en forme d'édit, données par Louis XVI à Versailles en novembre 1784, l'hôpital est rattaché à celui de Saint-Palais. Les donats d'Harambeltz, frères et sœurs hospitaliers que l’on retrouve dans toute la France médiévale, accèdent alors à la propriété des terres et des quatre donateries. Les propriétaires actuels de ces maisons, sont copropriétaires de la chapelle. 

La porte de la chapelle, en plein-cintre à double voussure, est surmontée d'un tympan décoré notamment d'un chrisme qui est daté du 12e ou du 14e siècle en fonction des auteurs.

L'édifice roman a été maintes fois restauré au cours des siècles. L'intérieur possède un riche décor des 17e et 18e siècles. Beau et grand retable baroque reprenant la légende de Saint Nicolas et des trois enfants. Beaucoup de panneaux en bois peints, la voûte est lambrissée au décor peint avec représentation des Evangélistes, statues de Saints, Vierge à l’enfant, etc. Ruinée au milieu du 20e siècle, la toiture a été refaite en 1960.